Pierre Famin, né le à ParisReconstitution des actes de l'état civil de Paris sur Base Léonore et mort le dans la même villeActe de décès (avec date et lieu de naissance) à Paris , n° 2203, vue 20/21., est un général français, grand-croix de la Légion d'honneur.
Figure importante des troupes coloniales, après avoir servi au Sénégal, en Indochine puis en Crète, il est directeur des troupes coloniales au ministère de la Guerre de 1900 à 1907 puis lors de la Première Guerre mondiale de 1914 à 1917 au cours de laquelle il rend de « très grands services » selon le maréchal Joffre. Après la guerre, il est président de la Compagnie du chemin de fer franco-éthiopien (CFE).
Il est l'auteur de plusieurs publications et ouvrages dont un récompensé par l'Académie française.
Biographie Famille Il est le fils de Charles Famin et de Henriette Mollot.
Carrière militaire Il intègre l'École spéciale militaire de Saint-Cyr le Jean-Charles Jauffret, « Famin, Pierre Paul » in Hommes et Destins : dictionnaire biographique d’outre-mer, t.9, Académie des sciences d'outre-mer, 1989, pp. 172-175..
À sa sortie, il est affecté dans les troupes de marine (qui deviennent troupes coloniales en 1900). Il commence sa carrière au Sénégal et en Indochine, puis promu lieutenant-colonel, il est nommé commissaire militaire et commandant supérieur des troupes de marine envoyées à La Canée en Crète durant la révolte crétoise de 1897-1898Le Petit républicain du Midi, 9 avril 1897, p. 1. Lire en ligne.. Il est successivement promu lieutenant le , capitaine le , chef de bataillon le , lieutenant-colonel en 1895Dossier de la Légion d'honneur de Pierre Famin, site Léonore. Lire en ligne.
Après avoir été nommé colonel le , il sert au ministère de la Marine puis au ministère de la Guerre. Le , il est nommé par le général André, ministre de la Guerre, à la tête de la Direction des troupes coloniales (huitième direction du ministère de la guerre). Le , il est promu général de brigade, puis, le , général de division.
Sur sa demande, il est placé le dans la réserve pour raison de santé.
Il est rappelé à l'activité au début de la Grande Guerre et le , il est à nouveau placé à la tête de la Direction des troupes coloniales dont dépend le Service d'organisation des travailleurs coloniaux (SOTC), à partir de 1916. Il rend de « très grands services » au cours de la guerre dans cette fonction écrit le maréchal Joffre dans ses mémoiresMaréchal Joffre, Mémoires du maréchal Joffre (1910-1917), Plon, 1932, p. 386., notamment dans la « définition des conditions de recrutement, d'organisation et d'emploi des travailleurs coloniaux »Yves Tsai, « Annexes » in Les travailleurs chinois recrutés par la France pendant la Grande Guerre, Aix-en-Provence, Presses universitaires de Provence, 2018. Lire en ligne. Joffre songe à Famin pour remplacer le général Galliéni, comme ministre de la Guerre, après le décès de ce dernier en 1916.
Il est relevé de ses fonctions et replacé dans la réserve en .
Dernières années Après guerre, il s'investit en Éthiopie dans la réalisation du chemin de fer Djibouti- Addis-Abbeba. Il préside la Compagnie du chemin de fer franco-éthiopien (CFE).
Il est élevé à la dignité de grand-croix de la Légion d'honneur le Michel Wattel et Béatrice Wattel (préf. André Damien), « Famin, Pierre Paul » in Les Grand’Croix de la Légion d’honneur : De 1805 à nos jours, titulaires français et étrangers, Paris, Archives et Culture, 2009..
Il meurt à Paris le à l'âge de 66 ans.
Il est l'auteur de plusieurs publications dont Propos d’un colonial récompensé par le prix Fabien de l'Académie française en 1913Oeuvres de Pierre Famin, site de l'Académie française..
Il est membre de la société Les Amis de l’Éléphant de 1906 à 1922.
Décorations
Grand Officier le Commandeur le Officier le Chevalier le
Publications Le droit prime la force (1919) Propos d'un colonial (1912). Lire en ligne. Questions sociales : La peine de mort ; la police de grèves ; le socialisme collectiviste en Chine ; l'impôt et les charges de famille (1912) L'Armée coloniale (1900) Au Tonkin et sur la frontière du Kwang-Si (1895) Armée coloniale et troupes de la marine (1885)
Références
Bibliographie Jean-Charles Jauffret, « Famin, Pierre Paul » in Hommes et Destins : dictionnaire biographique d’outre-mer, t.9, Académie des sciences d'outre-mer, 1989, pp. 172-175. . . Dossier militaire SHD : 11 YD 38
Voir aussi Articles connexes Troupes coloniales
Liens externes
Base Léonore Famin Pierre Paul, sur cths.fr, Comité des travaux historiques et scientifiques (CTHS).
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