Les violences sexuelles lors de l'attaque du Hamas contre Israël, le , sont les agressions perpétrées par le Hamas ou des groupes assimilés. Plusieurs enquêtes, israéliennes et internationales, concluent que le Hamas a commis des actes de violence sexuelle sur le territoire israélien, particulièrement lors du massacre du festival Nova de musique à Réïm. Ces violences sexuelles incluent des viols, des agressions sexuelles et des mutilations sur des jeunes filles et des femmes israéliennes ainsi que sur plusieurs hommes.

Une mission de l'ONU sur les violences sexuelles indique en avoir des « motifs raisonnables de croire » que « des viols et des viols en réunion, dans au moins trois lieux » se sont produits lors des attaques du . En outre, sur la base du témoignage d'otages libérés, les enquêteurs soulignent que des violences sexuelles ont été perpétrées sur des otages durant leur captivité.

Les violences sexuelles du font l'objet de plusieurs rapports et publications notables dont le rapport de Human Rights Watch publié le qui confirme la perpétration de crimes sexuels et sexistes le par le Hamas et le Jihad islamique palestinien. Le rapport de l'ONU de révèle que le Hamas a commis des violences sexuelles et des tortures, ainsi que des attaques intentionnelles contre des civils- https://www.ohchr.org/sites/default/files/documents/hrbodies/hrcouncil/sessions-regular/session56/a-hrc-56-26-auv.docx

- https://www.ohchr.org/en/press-releases/2024/06/israeli-authorities-palestinian-armed-groups-are-responsible-war-crimes.

Après le rapport Dinah publié en juillet 2025, l'organisation non gouvernementale israélienne , présidée par Cochav Elkayam-Levy, publie en mai 2026 un rapport intitulé Silenced No More: Sexual Terror Unveiled qui conclut que les violences sexuelles et sexistes étaient et ont été perpétrées selon .

Le Hamas nie les accusations de viols et d'agressions sexuelles portées contre lui et ses combattants. ; il demande en revanche l'ouverture d'une .

Ces agressions sexuelles, initialement soupçonnées puis progressivement révélées, donnent lieu à une polémique, le gouvernement israélien et des féministes israéliennes et françaises reprochant aux associations féministes françaises et aux organisations internationales de ne pas les avoir reconnues ni condamnées ; celles-ci dénoncent une instrumentalisation des violences faites aux victimes. Le temps de l'enquête fait qu'aucune preuve matérielle - qui ne peuvent comprendre les témoignages ou les photographies - n'est présentée avant début .

Contexte

Le , des centaines de commandos palestiniens, composés du Hamas, d'autres factions palestiniennes ainsi que des civils palestiniens fondent sur des kibboutz, des bases militaires et une vaste rave-party en Israël, dans ce qui est appelé l'enveloppe de Gaza, territoire en bordure de la bande de Gaza. Le pays hébreu vit alors sa pire attaque contre des civils depuis sa création en 1948 avec un bilan de 1139 morts, dont 695 civils parmi lesquels 20 enfants de moins de 15 ans et emmenés dans la bande de Gaza. Le nombre de victimes du étant sans précédent dans l'histoire d'Israël, The Economist et Tablet le décrivent comme le jour le plus sanglant pour les Juifs depuis la Shoah... La plupart des victimes sont des civils tués chez eux et lors d'un festival de musique en plein air., des policiers ainsi que des soldats stationnés dans des bases près de la frontière. Le massacre au festival de musique Tribe of Nova à côté du kibboutz Réïm apparaît être le plus grand théâtre de ces crimes.

Des témoins, pour la plupart à l'examen des corps retrouvés, déclarent que les hommes du Hamas ont torturé, violé et agressé sexuellement de nombreuses femmes et filles de tous âges, ainsi que quelques hommes...

Les terroristes enregistrent une partie de leurs méfaits, tout comme les caméras de surveillance locales ; les images diffusées sur les réseaux sociaux, parfois en direct, montrent alors « des scènes atroces » de meurtres et de violences.. Les photographies viennent notamment de la chaînes Telegram et sont publiées parfois par le Hamas lui-même avant d'être supprimées..

Sur la plupart des sites israéliens de massacre, , rapporte rapidement Nicolas Delesalle, grand reporter à Paris Match, et l'état de nombreux corps de civils suppliciés rend très difficile leur identification..

Certaines familles de doubles nationaux pourraient demander justice dans des pays autres qu'Israël et poursuivre leurs plaintes auprès des tribunaux internationaux..

Premiers soupçons de violences sexuelles Sur des images tournées par le Hamas, le corps à moitié nu et désarticulé d'une jeune fille (Shani Louk) exhibé à l'arrière d'un pick-up, et sur laquelle on crache, ainsi qu'une tache de sang à l'arrière du pantalon d'une autre (Naama Levi) que l'on tire par les cheveux pour la faire sortir d'un coffre puis entrer dans une voiture, sont vus par des millions de personnes et figurent les ..

Cinq jours après les attaques, l'Union des centres d'assistance aux victimes d'agressions sexuelles, craignant des viols ou des abus sur les otages kidnappés par le Hamas et d'autres Palestiniens, contacte le président du Comité international de la Croix-Rouge et la délégation de l'organisation en Israël, pour exiger qu'ils intensifient leurs efforts pour libérer les personnes enlevées détenues dans la bande de Gaza..

Les premiers récits de viols du émergent deux semaines après les faits et le , Israël publie la première vidéo du témoignage d'une soldate faisant état de violences sexuelles sur les corps dont elle s'est occupée, suivi ultérieurement d'autres témoignages de militaires.

Le , un journaliste indique que les enquêteurs ont reçu le témoignage direct d'un viol suivi de l'assassinat de la victime ; il est relayé par le gouvernement israélien sur les réseaux sociaux..

Enquête criminelle Initialement, car les autorités ignoraient alors que les faits allaient être mis en doute.. Ensuite, il est besoin de temps pour identifier toutes les victimes par leur ADN dont particulièrement celles qui ont été brûlées vives..

Le , les autorités israéliennes annoncent avoir ouvert une enquête sur les viols du . D'autres enquêtes internationales la suivront.

Dès après les attaques du Hamas, la police israélienne subit des pressions de la part de la société civile qui lui enjoint d'enquêter sur les crimes sexuels commis lors des attaques du Hamas..

Une enquête criminelle de la police israélienne., qualifiée de « complexe et délicate ». à cause de l'état de nombreux cadavres - la plus vaste jamais réalisée dans le pays, sur les auteurs de ces actes du , et menée par l’unité de criminologie surnommée « le FBI israélien », s’ouvre le pour et le temps dont il est besoin pour que la parole des survivants se libère.. Ainsi, l'unité policière assure-t-elle enquêter sur les restes des victimes en s'appuyant sur des tests médico-légaux d'identification mais également sur « des viols en réunion ou des mutilations de cadavres » dont les témoins se font l'écho.. , déclare le commissaire en chef d’Israël Yaakov Shabtai. Il évalue qu'ainsi, l'enquête pourrait encore durer « six à huit mois ».. À ce stade, il ajoute précautionneusement « ne pas pouvoir établir que le Hamas avait donné des instructions pour violer des femmes ».

Les preuves rassemblées par comprennent des photographies, des témoignages oculaires, des images tournées par des caméras du Hamas, des images de télévision en circuit fermé, des vidéos prises sur des téléphones portables, du matériel téléchargé sur les réseaux sociaux, des vidéos des forces de sécurité, du personnel médical, des volontaires du département d'identification des cadavres et des civils. Parmi les témoins figurent des survivants, des membres de leurs familles, des membres des forces de police, des pompiers, des agents de santé et des volontaires Zaka. S'y ajoutent les femmes chargées de nettoyer les dépouilles des victimes pour leur enterrement..

Pour l'avocate belge auprès de la Cour pénale internationale Julie Goffin, Après le , initialement, , sachant que la majorité d'entre elles ont probablement été tuées par leurs agresseurs.. Toutefois, dès novembre, le porte-parole de l'unité Lahav 433 indique qu'il possède « de multiples témoins dans plusieurs affaires ». Début décembre, la ministre israélienne de l'émancipation des femmes, May Golan, déclare à la BBC que quelques victimes de viol ou d'agression sexuelle ont pu survivre aux attaques. Le lieutenant-colonel Richard Hecht, un porte-parole de l'armée israélienne, déclare la grande préoccupation de l'armée par les violences sexuelles contre les femmes otages.

Parmi les nombreux témoignages reçus par les enquêteurs, certains font état de viols et de mutilations sexuelles. Les témoignages les plus directs sont ceux des survivants du festival de musique Nova attaqué par le Hamas à Réïm. Bien qu'il soit difficile de retrouver des survivantes de viol parmi les nombreuses victimes, l'unité Lahav recueille le témoignage du calvaire d'une jeune Israélienne violée, mutilée et laissée pour morte, qui vient s'ajouter aux déclarations des témoins visuels. Les enquêteurs disposent en outre de milliers de fichiers vidéo (caméras de surveillance, images de caméras GoPro du Hamas) documentant les scènes de massacre. David Katz de l'unité d'enquête policière Lahav indique ː Les femmes chargées de préparer les restes des dépouilles des victimes avant leur enterrement ont décrit le choc qu'elles ont ressenti en ouvrant les sacs mortuaires à la vue de cadavres aux visages marqués, aux bassins et aux os brisés et aux organes génitaux ensanglantés.

Un secouriste de l'unité d'élite 669 Special Tactics Rescue Unit affirme qu'il avait déjà rencontré toutes sortes de victimes auparavant, mais que les violences du sont inimaginables.

Une policière déclare au parlement, fin novembre, que les enquêteurs israéliens ont déjà recueilli et rapportent le témoignage oral du viol collectif, de la mutilation et du meurtre d'une jeune femme (voir section "Films ").. Début décembre,

Heather Barr, directrice associée de la branche des droits des femmes à Human Rights Watch considère que

Travail d'identification Dès le début, les Israéliens ont tenté d'identifier les corps des victimes qui arrivent sur la base militaire de Shura, près de Ramla (centre d'Israël), reconvertie en morgue, dans un état souvent très altéré, afin de les rendre à leur famille pour être enterrés.

Rapidement, la police israélienne subit des pressions de la part de la société civile israélienne pour recueillir des preuves matérielles de crimes sexuels alors qu'elle n'est pas passée par la police scientifique dans ses investigations mais constate toutefois la difficulté pour ce faire dans une zone de guerre agitée, et considère que l’ampleur des crimes sexuels commis par le Hamas ne pourra jamais être parfaitement connue.. Outre la base de Shura, une deuxième installation au Centre national israélien de médecine légale d'Abu Kabir (Tel Aviv) se charge de l’identification des morts en se concentrant sur les « corps parmi les plus mutilés, dont les restes carbonisés... n’ont que peu ou pas de matériel génétique ou de marqueurs biométriques disponibles » et « contrairement à la morgue de Shura, Abu Kabir documente systématiquement la cause du décès pour les corps qui y sont examinés »..

Six semaines après les faits, le travail d'identification des corps se poursuit toujours sur la base de Shura. La médecine légale relève , estime fin novembre Céline Bardet, juriste spécialiste des crimes de guerre et présidente de l'ONG française (« Nous ne sommes pas des armes de guerre »). Elle ajoute que .

Systématisme