La (en occitan : carrièra Jacme Gamelin) est une voie de Toulouse, chef-lieu de la région Occitanie, dans le Midi de la France.
Situation et accès Description La rue Jacques-Gamelin est une voie publique. Elle traverse le quartier de Fontaine-Lestang, dont elle constitue l'axe principal.
Elle naît perpendiculairement à la rue Fieux, dans le prolongement de la rue des Vosges et de la rue de la Faourette. Longue de 702 mètres, orientée au nord, elle longe l'usine de Mondelez International tandis que, à gauche, s'ouvre la rue du Maréchal-Joffre. Elle traverse ensuite le lotissement Verdier, desservi à gauche par la rue de la Drôme et la rue de l'Aveyron, et à droite par la rue Brascassat et la rue Jean-François-Bladé, puis le lotissement des Bleuets, autour de la rue de la Moselle, à gauche, et enfin l'ancienne cité-jardin de Fontaine-Lestang, entre la rue de Caen et la rue des Turres, à droite. La rue Jacques-Gamelin oblique plus au nord au niveau de l'école élémentaire Étienne-Billières, face à la place Parfait-Dalquier, avant de se terminer au carrefour de la rue Louis-Vestrepain.
La chaussée compte une voie de circulation automobile à double-sens. Elle appartient, entre la rue Brascassat et la rue Louis-Vestrepain, à une zone 30 et la vitesse y est limitée à 30 km/h. Il existe, mais du côté pair et entre la rue Fieux et la rue Brascassat seulement, une bande cyclable.
Voies rencontrées La rue Jacques-Gamelin rencontre les voies suivantes, dans l'ordre des numéros croissants (« g » indique que la rue se situe à gauche, « d » à droite) :
Rue Fieux Allée Daniel-Schintone (d) Rue du Maréchal-Joffre (g) Rue de la Drôme (g) Rue Brascassat (d) Rue de l'Aveyron (g) Rue Jean-François-Bladé (d) Rue de la Moselle (g) Rue de Caen (d) Rue des Turres (d) Place Parfait-Dalquier (d) Rue Louis-Vestrepain
Odonymie vignette|gauche|Buste de Jacques Gamelin par Alexandre Falguière (1898, musée des Beaux-Arts de Carcassonne). Au , la rue Jacques-Gamelin est connue comme le chemin des Turres. L'origine de ce nom, qui s'est conservé pour une rue voisineC'est aussi, jusqu'en 1947, le nom de rue Saint-Malo, désignée comme la rue Traversière-des-Turres., n'est pas claire : Pierre Salies fait simplement remarquer qu'une « turre » (turra en occitan) désigne une « motte de terre »Salies 1989, vol. 2, ..
En 1930, on veut lui donner le nom de rue Goudouli : mais, le nom du poète toulousain Pèire Godolin (francisé en Pierre Goudouli) ayant déjà été donné à une rue du faubourg Arnaud-Bernard – la rue GodolinSalies 1989, vol. 1, . – et une rue du quartier du Pont-des-Demoiselles – l'actuelle rue GoudouliSalies 1989, vol. 1, . –, il faut se résoudre à lui donner un nouveau nom. En 1934, le conseil municipal porte son choix sur Jacques Gamelin (1738-1803), peintre et graveur carcassonnais qui fit une grande partie de sa carrière à ToulouseSalies 1989, vol. 1, ..
Histoire Au , la rue Jacques-Gamelin n'est qu'un chemin qui traverse la campagne toulousaine, désigné comme le chemin des TurresSalies 1989, vol. 1, .. Il est aménagé vers 1880, mais il conserve un aspect rural. Il n'est pas encore véritablement urbanisé, puisqu'il aboutit à un simple hameau, les Sept Oustals (los sèt ostals, les « sept maisons » en occitan), où on ne compte pas plus de... sept maisonsSalies 1989, vol. 2, .. En 1889, les habitants réclament même l'installation d'un éclairage au pétrole.
Durant l'entre-deux-guerres, l'accroissement de la population dans le nouveau quartier de Fontaine-Lestang s'accompagne de la construction d'une école maternelle, d'une école de garçons et d'une école de fillesSalies 1989, vol. 1, .. Entre 1928 et 1931, une cité-jardin est aménagée pour le compte de l'office public municipal d'habitations à bon marché, sur les plans de l'architecte de la ville, Jean Montariol, au sud du chemin des Turres, entre la rue de l'Estang (actuelle rue de Caen) et la rue des Turres : la cité-jardin de Fontaine-Lestang compte alors 74 logementsSalies 1989, vol. 1, .. C'est alors qui le vieux chemin des Turres est véritablement aménagé en rue.
Patrimoine et lieux d'intérêt École élémentaire Étienne-Billières Le groupe scolaire du quartier Fontaine-Lestang est construit entre 1938 et 1940 sur les plans de l'architecte de la ville, Jean Montariol, une dizaine d'années après la réalisation de la cité-jardin de Fontaine-Lestang (démolie, emplacement des actuels à 23 et à 22 rue de Caen). Il rassemble une école de garçons, une école de filles et une école maternelle (actuel rue d'Auch). Le groupe scolaire intègre une salle des fêtes et de réunions pour les œuvres post-scolaires. Il s'agrandit encore en 1949 d'une salle de gymnastique et d'une salle de garderieCapella 2008, ...
Maisons 1 : maison toulousaine (premier quart du ).. 33 : maison toulousaine (premier quart du ).. 49 : maison (deuxième quart du )..
Usine « des Biscottes » vignette|L'entrée de l'usine « des Biscottes ». L'usine de biscottes Paré est ouverte en 1951 par la société toulousaine de MinoterieSalies 1989, vol. 2, .. En 1960, puis en 1963, en plein développement, la biscotterie s'agrandit par la construction de nouveaux bâtiments – ateliers, entrepôts, bureaux administratifs et commerciaux, service médical, locaux sanitaires et sociaux. En 1974, elle emploie près de 300 personnes. Elle est absorbée par Générale Biscuits, société française propriétaire de plusieurs entreprises de l'agroalimentaire, dont Heudebert : à Toulouse, la production passe donc sous la marque Heudebert. En 1986, Générale Biscuits est rachetée par la société française BSN-Gervais Danone. En 2001, Danone décide de regrouper sous une même marque les activités liées aux biscuits : c'est alors que la production Heudebert passe sous la marque LUJean-Marie Decorse, « L'usine Heudebert est sauvée », La Dépêche du Midi, 30 mars 2001.. Finalement, en 2007, la branche biscuit du groupe Danone est cédée au groupe américain Kraft Foods, devenu Mondelez International en 2012.
L'usine emploie environ 80 salariés. Elle produit les biscottes et pains grillés Pelletier, les barres de céréales Grany, ainsi que, depuis 2018, les boîtes de Cachou LajaunieHocine Zaoui, « Toulouse : de la biscotte à la barre de céréales, voyage olfactif au cœur de l'usine LU », La Dépêche du Midi, 28 juin 2022. : en 2019, la production était de 12 tonnes de biscottes et pains grillés, 13 tonnes de barres de céréales, et boîtes de bonbonsAmélie Poisson, « Les bonbons "Cachou Lajaunie" s'installent dans une usine plus moderne à Toulouse », France 3 Occitanie, 15 février 2019 (mis à jour le 11 juin 2020)..
Parc de Fontaine-Lestang Le parc est aménagé entre 1979 et 1984, sur des terrains situés entre l'usine des Biscottes Paré et les voies de la ligne de chemin de ferSalies 1989, vol. 1, ..
Personnalité Henri Desbals (1904-1944) : conseiller municipal entre 1935 et 1940, il s'engage pendant la Seconde Guerre mondiale dans le mouvement « Libérer et Fédérer » mais, arrêté, il est déporté et meurt au camp de Buchenwald. Il habitait une maison de la rue Jacques-Gamelin (ancien )Salies 1989, vol. 1, ..
Notes et références Notes
Références
Voir aussi
Bibliographie Pierre Salies, Dictionnaire des rues de Toulouse, 2 vol., éd. Milan, Toulouse, 1989 . Marie-Laure de Capella, Les maîtres bâtisseurs toulousains, tome 3, Jean Montariol, éd. Terrefort, Toulouse, 2008 .
Articles connexes Liste des voies de Toulouse Liste des espaces verts de Toulouse Maison toulousaine
Liens externes « Notice », Au nom de la voie, sur le site Urban-Hist, Archives municipales de Toulouse, (consulté le ). Inventaire préliminaire de la ville de Toulouse, sur le site Urban-Hist, Archives municipales de Toulouse (consulté le ). Inventaire général du patrimoine culturel d'Occitanie, sur le site Ressources patrimoines - La médiathèque culturelle de la Région Occitanie (consulté le ).
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