Farid El Atrache () est un auteur-compositeur-interprète, virtuose de l'oud et acteur syro-p81, Images of enchantment, https://books.google.com/books?id=Sd5g1ohkocAC&pg=PA81&dq=asmahan+Hasbaya#v=onepage&q=asmahan%20Hasbaya&f=falseégyptienNewspaper Article by Abdel-Fadil Taha 2008-05-23 Al-Quds Al-Arabi, "وحصلت الأسرة علي الجنسية المصرية وظلت تنعم بها ومنهم اسمهان بالطبع", né le à Soueïda (Syrie) et mort le à Beyrouth (Liban). Avec Oum Kalthoum, Fayrouz, Mohammed Abdel Wahab et Abdel Halim Hafez, il est l'un des plus importants noms de la musique arabe du . Il joue dans 31 films et enregistre environ 350 chansons. Il compose aussi des chansons pour des chanteurs renommés tels que Wadih Al-Safi, Sabah, Warda, Samira Tawfik Sa voix grave et son style « triste » influenceront plusieurs chanteurs. Ses chansons restent encore appréciées de nos jours.

Biographie Enfance et début de carrière Par son père, le prince Fahd El Atrach issu du clan druze "Al-Atrash Djébel el-Druze" syrien, il est issu d'une famille druze royale qui a lutté contre les armées coloniales françaises en poste en Syrie. Sa mère est la princesse libanaise Alia. Farid et sa famille sont contraints de fuir vers l’Égypte en 1920. Il est initié très tôt au chant et à l'oud par sa mère. Il chante tout au long de son enfance et de son adolescence dans les fêtes d'école. Un de ses maîtres du conservatoire lui suggère de montrer ses émotions en chantant plutôt que de garder son air impassible et distant. Il lui conseille de pleurer. La tristesse de ses chants deviendra sa marque caractéristique ; il sera appelé le « chanteur triste » tout au long de sa carrière. Au conservatoire, il est l'élève du compositeur renommé Riyad as-Sunbaty.

Farid commence sa carrière professionnelle dans les années 1930 en chantant dans des radios égyptiennes privées. Il est employé comme chanteur et joueur d'oud (ou luth) par la radio nationale. Il enregistre ses premiers succès : Ya Raitni Tayr. Sa sœur, Asmahan, est aussi une actrice et chanteuse reconnue. Ils rencontrent le succès en 1941 avec le film Intisar al-chabab (Victoire de la jeunesse) dont Farid signe la bande originale.

Succès Un succès rapide entraîne le jeune homme dans une vie mondaine agitée : discothèques, affaires sentimentales et jeu deviennent son lot quotidien. Il se retrouve rapidement criblé de dettes et sa mère, désapprouvant son style de vie, rompt ses relations avec lui. À cela, s'ajoute la mort tragique de sa sœur.

Cette période sombre de sa vie le pousse à rechercher le réconfort auprès de la danseuse et actrice Samia Gamal, pour laquelle il risque tout ce qu'il possède. En 1947, il produit Habib al omr (L'Amour de ma vie), dans lequel Samia et lui tiennent la tête de l'affiche. Le film rencontre un énorme succès populaire. Après 5 films, le couple se sépare en 1952 sans s'être jamais marié. Farid considère que le mariage, en tant qu'institution, détruit l'art. Cependant, quelques années plus tard, âgé et malade, il demandera sa main à la chanteuse égyptienne Shadia, mais changera d'avis au dernier moment, ne voulant pas faire connaître à la jeune femme un veuvage précoce.

Le succès cinématographique de Farid El Atrache se confirme de même que son succès auprès de ses partenaires féminines, dont il tombe toujours amoureux. Il tient toujours le rôle du chanteur triste et sentimental. Le succès des films dans lesquels il joue tient moins au scénario qu'à ses performances musicales et à la force de sa poésie qui parle au cœur des spectateurs. Il compose des chansons très profondes, dont les plus célèbres sont Ar-Rabi (« Le Printemps »), Awell Hamsah (« Premier murmure »), Tutah et Raqsitil Gamal (deux pièces musicales). Certains de ses succès plus populaires et moins chargés, comme Noura Noura ou Gamil Gamal, Leyla ou Hallet layali, sont toujours appréciés. Il chante également le nationalisme avec Boussat El-Rih.

En 1952, juste avant le coup d’État qui renverse le roi Farouk , Farid s'éprend de la reine. Après l'exil du roi et son divorce, celle-ci retourne en Égypte pour y vivre une histoire d'amour mouvementée avec Farid. La famille de la reine n'accepte pas le chanteur, principalement pour des raisons politiques. Leur séparation fait sombrer Farid dans une longue dépression. Il tombe malade et son état de santé ne fera que s'aggraver jusqu'à sa mort qui survient à Beyrouth le , à l'hôpital Al Hayek. Ses restes sont rapatriés en Égypte où se trouve sa sépulture, au Caire.

Farid est encore aujourd'hui apprécié et fait partie des grands chanteurs classiques arabes. Ses chansons sont diffusées encore sur les radios arabes et ses films revus sur certaines chaînes arabes (Rotana Zamane).

Filmographie sélective 1941 : Victoire de la jeunesse (Intisar al-chabab) d'Ahmed Badrakhan 1942 : Ahlam el chabab de Kamal Selim 1945 : Bolbol effendi d'Hussein Fawzi 1945 : Gamal wa dall de Stephan Rosti 1945 : Ma akdarshi d'Ahmed Badrakhan 1945 : Shahr el asal d'Ahmed Badrakhan 1947 : Habib al omr d'Henry Barakat 1949 : Madame la diablesse (Afrita hanem) d'Henry Barakat 1949 : Ahebbak inta d'Ahmed Badrakhan 1950 : Akher kedba d'Ahmed Badrakhan 1951 : (تعال سلم, Taâla sallim) d'Helmi Rafla 1951 : Une nuit d'amour (Lailat gharam) d'Ahmed Badrakhan 1952 : Ayza atgawwez d'Ahmed Badrakhan 1952 : La Chanson éternelle (Lahn al khouloud) d'Henry Barakat 1952 : Ne le dites à personne (Ma takulshi la hada) d'Henry Barakat 1953 : Lahn hubi d'Ahmed Badrakhan 1955 : Kusset hubi d'Henry Barakat 1955 : Waad el hawa d'Ahmed Badrakhan 1956 : Izhay ansak d'Ahmed Badrakhan 1957 : C'est toi mon amour (Inta habibi) de Youssef Chahine 1957 : Adieu mon amour (Wadda'tu hubbak) de Youssef Chahine 1958 : Je n'ai que toi (Malish gherak) d'Henry Barakat 1959 : Pour mon amour (Min agl hubbi) de Kamal El Sheikh 1961 : Les Rivages de l'amour (Shatie el hub) d'Henry Barakat et Farid Al Atrache 1962 : Yomun bala ghaden d'Henry Barakat 1963 : Ressalah min emraa maghoula de Salah Abouseif 1965 : Hikayet el omr kulluh d'Helmi Halim 1967 : El Khouroug min el guana de Mahmoud Zulfikar 1968 : Al Hob al kabir d'Henry Barakat 1973 : L’Amour perdu (Zaman ya hob) d'Atef Salem 1974 : La Mélodie de ma vie (Nagm fi hayati) d'Henry Barakat

Notes et références

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