Ratu Timoci Silatolu est un homme politique fidjien. Bras droit du putschiste George Speight, il purge vingt-trois ans de prison pour trahison avant d'être gracié.
Biographie Il travaille comme technicien pour l'entreprise de télécommunications Telecom Fiji avant d'entrer en politique Michael Field, Tupeni Baba et Unaisi Nabobo-Baba, Speight of Violence: Inside Fiji's 2000 Coup, Pandanus Books, Université nationale australienne, 2005, , p.101.
Entré à la Chambre des représentants aux élections législatives de 1999 comme député de la province de Rewa élu au suffrage ethnique autochtone, il est membre du Parti de l'Association fidjienne et siège comme simple député de la majorité parlementaire du gouvernement Chaudhry, gouvernement de coalition de centre-gauche "2001 Election Results", Commission électorale des Fidji Michael Field et al., Speight of Violence, op. cit., p.18. Il joue un rôle central dans les préparatifs du coup d'État de l'an 2000 contre ce même gouvernement, et se joint ouvertement à George Speight lorsque celui-ci pénètre dans la Chambre avec des hommes en armes le pour renverser le gouvernement Michael Field et al., Speight of Violence, op. cit., pp.77, 87. Le , ayant incarcéré les membres du gouvernement Chaudhry, George Speight nomme Ratu Jope Seniloli président de la république, Timoci Silatolu Premier ministre, Rakuita Vakalalabure procureur général, Ratu Naiqama Lalabalavu ministre des Affaires autochtones et Ratu Rakuita Vakalalabure ministre de l'Intérieur, un gouvernement anticonstitutionnel qui n'est pas reconnu par le président de la République Ratu Sir Kamisese Mara. Dès le lendemain, George Speight change d'avis et se déclare lui-même Premier ministre, faisant de Timoci Silatolu son vice-Premier ministre Michael Field et al., Speight of Violence, op. cit., pp.95, 113« Coup d'Etat réussi aux Fidji », Libération, 20 mai 2000 Susanna Trnka, State of Suffering: Political Violence and Community Survival in Fiji, Cornell University Press, 2011, , pp.66-67, 80 Brij Lal, Levelling Wind: Remembering Fiji, Australian National University Press, 2019, , p.312.
Avec l'échec du coup d'État, George Speight, Timoci Silatolu et les autres meneurs sont arrêtés et inculpés pour trahison en août "Speight charged with treason", BBC News, 11 août 2000. Autorisé par la justice à participer aux élections anticipées de 2001 depuis sa cellule, il se présente comme candidat de la nouvelle Alliance conservatrice, parti d'extrême-droite fondé par les partisans du coup d'État, dans sa circonscription de Rewa ; il y est battu par Ro Teimumu Kepa, candidate de droite ethno-nationaliste autochtone. Tandis que la plupart des accusés plaident coupable, Timoci Silatolu plaide non coupable. En , il est reconnu coupable d'avoir participé activement au renversement du gouvernement légal, d'avoir tenté d'abroger la Constitution, d'avoir pris et détenu des otages par la force des armes, et d'avoir formé un gouvernement illégal ; en juin il est condamné à une peine de prison à perpétuité assortie d'une peine de sûreté de neuf ans Michael Field et al., Speight of Violence, op. cit., pp.255, 260 "Fiji coup accomplices found guilty of treason", Radio New Zealand, 21 mars 2003 "Life sentences for Fiji treason convicts", Radio New Zealand, 28 juin 2003. Il reçoit la grâce présidentielle du président Ratu Wiliame Katonivere en et est libéré après vingt-trois ans et demi d'incarcération "Fiji’s president pardons coup prisoners - No threat to ‘established order’, expert says", Radio New Zealand, 21 décembre 2023.
Références
Catégorie:Personnalité de l'extrême droite fidjienne Catégorie:Personnalité politique condamnée pour haute trahison Catégorie:Personnalité condamnée à un emprisonnement à perpétuité aux Fidji Catégorie:Personnalité politique fidjienne incarcérée Catégorie:Personnalité politique fidjienne condamnée