La malouinière de Saint-Élier est une résidence du , construite sur les bords de la Rance, dans la commune de Saint-Jouan-des-Guérets (Ille-et-Vilaine).
Historique Cette demeure resta dans la famille Magon de Saint-Élier, jusqu'en 1952 date à laquelle le comte de Langle en fit l'acquisition.
Architecture Logis Profondément remanié et restauré à la suite de l'incendie qui le détruisit en 1924. Il avait à l'origine un étage carré entre un rez-de-chaussée et un comble à la Mansart. De l'ancien Logis, ne subsiste que le perron du rez-de-chaussée, la cave voutée, ainsi que l'escalier intérieur. Bâtiment à cinq travées, les encadrements des baies du rez-de-chaussée sont en brique.
La maçonnerie est en moellons de granite et schiste enduite. Le toit est couvert en ardoises et percé de lucarnes à linteaux en arcs segmentaires.
Dépendances Plusieurs constructions datent du , comme le portail, le colombier carré, la maison de gardiens qui ne figure pas sur le cadastre de 1834, au nord du logis ainsi qu'un bâtiment de dépendances.
Les maçonneries de deux puits sont des récupérations sur d'autres domaines : celui situé à gauche de l'entrée provient d'une ferme de Naizin dans le Morbihan, celui qui se trouve à l'angle de la cour nord du logis, provient d'une ferme de Moustoir Radenac, dans le Morbihan, probablement du manoir de la Boullaye en Langle.
Chapelle Celle datée de 1767, bénite par le recteur de Saint-Jouan-de-Guérets n'existe plus. Elle fut entièrement dévastée par le feu dans les années 1920.
C'est dans ce sanctuaire que Nicolas Magon, sieur du Bosc épousa Marie Moreau en 1731. À la fin du cette chapelle était déjà détruite
Propriétaires successifs À la fin du il appartenait à la famille de René Moreau de Maupertuis (1664-1746), le père du scientifique mathématicien Pierre Louis Moreau de Maupertuis (1698-1759), dont la fille Marie Moreau de Maupertuis (1702-1772), l'apporta en dot le à Julien Alain Magon de La Villebague (1691-1730)Fils de Jean Magon de La Villebague (1648-1737), épouse à Saint-Malo le , Hélène Éon (1658-1728), et lui même fils de Jean Magon (1619-1699), sieur de La Fontaine-Roux, conseiller secrétaire du roi, époux de Guyonne Nepveu (1727-1698) dame de Ville-Poulet, le père de celui-ci était Alain Magon (Saint-Jouan-des-Guérets. 1569-Saint-Malo.1642), sieur de la Bréhaudais, marié à Perrine Rogues (1584-1653), dame de Tréguery, et le , il convole en secondes noces Jeanne Moreau (1578-1617). Le père d'Alain Jean Magon (ca.1540) à Vitré en qualité d'apothicaire uni à Marie Eberard (1545-1611), écuyer, qui le lègue à René Magon de La Villebague (Saint-Malo.1722- Pamplemousses.1778), directeur de la Compagnie des Indes, gouverneur des Mascareignes en 1642, comprenant :l' Île de France (Île Maurice); île Bourbon (île de la Réunion), île Rodrigues. Une Compagnie d'Orient est créée avec un monopole de 15 ans sur Madagascar, et les îles environnantes.
Dominique Magon de Saint Élier (1759-1828), fils de René, est fait baron de Saint Élier en 1815, maire de Rivière du Rempart en l'île Maurice, époux de Marie Anne Angélique Magon du Bosc (1762-?)Fille d'Aragon Magon du Bosc (1738-1777),sieur de Montmarin, époux de Anne Perrine Magon du Clos-Doré (1741-?).
Son fils, Alain Julien Jean-Baptiste, est né à la Malouinière et y mourut (1785-1844), il y épouse le , Renée Anne Jeanne Moucet du Sully (1803-1862) le logis échoit par héritage à leur fils aîné Alain Marie Ange Magon de Saint Élier qui comme son père y naît et y meurt (1821-1889), capitaine au long-cours, il épouse Marie Françoise Charil des Mazures (1833-1911) et c'est leur fils aîné Alain Charles Magon de Saint Élier (1857-1868) qui hérite du domaine.
Armoiries Le blason du seigneur de Maupertuis, anobli en 1708, était ..
Les armes de la famille Magon de Saint Élier se blasonnnaient ainsi : ..
Notes et références
Voir aussi Bibliographie
vrage.
Articles connexes Malouinière Famille Magon
Liens externes
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