La rue Pirouette est une ancienne voie de Paris qui était située dans le 1er arrondissement de Paris, qui a été supprimée, en 1975, lors de la construction du Forum des Halles.
Situation En 1817, la rue commence au rue des Piliers-aux-Potiers-d'Étain et finit aux rue Mondétour. Les numéros étaient noirs et le dernier impair était le et le dernier pair . Les numéros impairs étaient situés dans l'ancien 5e arrondissement, quartier Montorgueil, et les numéros pairs étaient situés dans ancien 4e arrondissement, quartier des MarchésJean de La Tynna, Dictionnaire topographique, étymologique et historique des rues de Paris (1817).
En 1855, la rue débute aux rue Rambuteau et se termine aux rue Mondétour.Le dernier numéro impair est le et le dernier numéro pair est le . Sa longueur était de . Les numéros impairs étaient dans l'ancien 5e arrondissement, quartier Montorgueil, et les numéros pairs étaient situés dans ancien 4e arrondissement, quartier des MarchésFélix et Louis Lazare : Dictionnaire administratif et historique des rues de Paris et de ses monuments.
En 1904, le début et la fin de la rue restent identiques, mais il fait désormais partie du 1er arrondissement et reste partagé entre le quartier du Louvre et le quartier des HallesGustave Pessard : Nouveau dictionnaire historique de Paris.
En 1911, la rue est réduite à une voie ne disposant que d'un côté et qu'une maison qui porte le , entre les rues Rambuteau et MondétourJacques Hillairet, Dictionnaire historique des rues de Paris.
Dans les années 1960 la rue ne mesure plus que .
Origine du nom Le nom de Pirouette lui vient de sa proximité du Pilori ou selon l'expression populaire, on faisait « faire pirouette » aux condamnés, en les faisant tourner dans le pilori. Le pilori, qui se situait en face du débouché de la « rue Pirouette », était une tour octogone au milieu de laquelle était placée une roue mobile, percée de trous, où l'on faisait passer la tête des patients qui, les jours de marché, étaient exposés à la curiosité gouailleuse du populaire. De demi-heure en demi-heure, on faisait tourner la roue pour leur faire faire le tour du pilori.On exécutait aussi au Pilori des Halles.
Historique Adam, archidiacre de ParisSceau d'Adam, archidiacre de Paris (1211), Archives nationales, J 157 ], puis évêque de Thérouanne de 1213 à 1229, avait hérité, en 1179, de Gautier son frère, d'un fief dit de Thérouenne, situé dans le territoire de Champeaux. Ce fief donnait droit de justice et de censive. Il en vendit ou céda une partie à Philippe-Auguste, pour compléter l'emplacement nécessaire aux nouvelles halles de Paris. Ce qui restait de ce domaine fut vendu, le , par Adam de Mesmer, l'un des descendants de l'évêque, à Pierre des Essarts, moyennant livres. Ce dernier en fit la déclaration au profit du roi, le 17 du même mois. Néanmoins, on avait commencé à bâtir cette rue avant l'époque de cette vente, ainsi que le prouve un acte de 1250, qui indique une maison sise en la « rue Thérouenne », près Saint-Magloire (registres capitulaires de Notre-Dame). La « rue Pirouette » formait l'une des limites du fief de Joigny.
Par une suite d'altérations successives, la « rue Thérouenne » devint « rue Petonnet », « rue Petonnet-de-Théronne », « rue Pierret », « rue Perronet », « rue de Théroenne », « rue Thirouanne », « rue Tironne », « rue Tironnet », « rue de Téronnet », « rue Pierset-de-Thérouenne », « rue Pirouet-en-Tiroye », puis « rue Pirouet » tout court, et enfin un arrêt de 1501 la nomme « rue Pirouette-en-Thérouenne » Liste des dénominations anciennes. Elle est citée dans un manuscrit de l'abbaye Sainte-Geneviève qui parut aux environs de 1450 sous le nom de « rue Tyrone ou Teroüenne » et fait alors partie du Abbé Lebeuf : Histoire de la ville et de tout le diocèse de Paris Table analytique - Volume 1, page 374 et suivantes.
À la jonction des rues Pirouette, Mondétour, de la Petite-Truanderie et de la Grande-Truanderie se trouvait le carrefour de la Tour sur lequel était situé le Puits-d'Amour. En 1702, il y avait dans cette rue, qui faisait partie du quartier des Halles, deux étaux de boucherie.
Par décision ministérielle du , signée Chaptal, confirmée par un arrêté du ministre de l'Intérieur du , la largeur de cette rue est fixée à .
En 1858, lors de la construction des Halles, elle est fortement réduite Pirouette et Pilori et elle disparaît totalement en 1975 lors des travaux du Forum des Halles. Une nouvelle rue Pirouette située dans le Forum des Halles reprend son nom.
Littérature Émile Zola met en scène la « rue Pirouette » dans Le Ventre de Paris, troisième roman de la série des Rougon-Macquart. Le jour où Florent revient à Paris après son exil, Mme François, la maraîchère des Halles, le présente à un jeune peintre Claude. Florent lui demande si la « rue Pirouette » existe encore. Émile Zola : Le Ventre de Paris, Chapitre I..
Bibliographie Jean de La Tynna, Dictionnaire topographique, étymologique et historique des rues de Paris (1817) Jacques Hillairet, Dictionnaire historique des rues de Paris Félix et Louis Lazare, Dictionnaire administratif et historique des rues de Paris et de ses monuments
Articles connexes Liste des anciens noms de voies de Paris Histoire de Paris
Notes et références
Catégorie:Ancien nom de voie parisienne Catégorie:Voie citée dans rues de Paris vers 1450