Le Père tranquille est un film français réalisé par René Clément et sorti en 1946.

Synopsis En France pendant la Seconde Guerre mondiale, sous l'occupation allemande, Édouard Martin qui a toute l'apparence d'un « père tranquille », est un chef important de la résistance à l'insu de sa famille. Il est secondé par Simon et Pelletier qui est secrètement amoureux de sa fille Monique. Celle-ci découvre les activités de son père et voit naître son amour pour Pelletier. Alors que se prépare une action sur l'usine voisine, le jeune Pierre Martin s'enfuit de la maison pour rejoindre le maquis. Pour éloigner sa famille et les voisins du bombardement de l'usine, Édouard Martin organise les fiançailles de Pelletier et de sa fille en ville, ce qui alerte la police allemande qui l'arrête. Blessé mais sauvé par les maquisards, le père tranquille est reconnu avec fierté par son fils.

Fiche technique Titre : Le Père tranquille Réalisation : René Clément Assistant réalisateur : Pierre Chevalier, Claude Clément Scénario et dialogues : Noël-Noël Photographie : Claude Renoir Montage : E. Brosseau, Henriette Wurtzer Musique : René Cloërec Décors : Lucien Carré Producteur : Société de production : B.C.M. Sociétés de distribution : Francinor, Les Films Corona, Lopert Pictures Corporation (États-Unis) Pays de production : Langue : Français Lieux du tournage: Olonne-sur-Mer - Sables-d'Olonne - Confolens - Angoulême - Paris Format : Noir et blanc — 35 mm — 1,37:1 — Son : Mono Genre : Comédie dramatique Durée : 95 minutes Date de sortie : France :

Distribution Noël-Noël : Édouard Martin Paul Frankeur : Simon Jean Varas : Pelletier Nadine Alari : Monique Martin José Artur : Pierre Martin Claire Olivier : Madame Martin Marcel Delaître : Charrat Maurice Chevit : un maquisard Alice Leitner : Madame Renaud Georges Questiau : le proviseur Simone Lestan : la résistante à vélo Maurice Salabert : le boucher Jaqueline Lefer : la femme de ménage, résistante Pierre Noël : le garçon de café Howard Vernon : le lieutenant Fleischer Jeanne Herviale : Marie, la bonne Charles Lemontier : Charles Janvier Marcel Dieudonné : Jourdan Jo Dest : le colonel Müller Non crédités : Robert Le Fort : le garagiste Pierre Moncorbier : le professeur de violon Roger Pierre : un maquisard à l'exécution de Jourdan Émile Rémongin : un vieil invité aux fiançailles Henri San Juan : un résistant dans le café André Wasley : le voisin en litige avec Édouard Martin Henri Lemoine : le petit garçon qui joue du violon

Genèse

Noël-Noël a tiré du scénario de ce film un roman éponyme illustré par Jacques Pegnard et paru chez Hachette, Bibliothèque Verte (1958) Nota : compte tenu de la date de sortie du film, il est probable que cette édition n'a pas été la première.. Noël-Noël a participé activement à la réalisation et c'est aussi lui qui a dessiné l'affiche du film.

Tournage Le Père tranquille fait partie des derniers films d'une série de 30 fictions et documentaires qui furent tournés après la libération de Paris, d' à la fin de l'année 1946. Imposée par une situation d'une exceptionnelle gravité, la remise en route de l'industrie cinématographique est soumise au service cinématographique de l'armée et au Comité de Libération du cinéma françaisIntroduction du documentaire Pas si tranquille que ça... de Yves Le Parc qui figure en bonus du dvd du film édité en 2004 (Studio CanalVidéo).

Analyse Le spectateur est amené à croire que le père de famille dont il est question dans le film traverse la guerre craintivement, mais sa soumission apparente lui permet de mieux résister, comme un reflet de ce que souhaitaient les FrançaisUn merveilleux malheur, Boris Cyrulnik, .

Une des raisons les moins pures de la réussite du Père tranquille après guerre, fut que nombre de papa Durand se dirent dans leur for intérieur, après la Libération, qu'ils auraient pu résister sans rien modifier de leur apparence pantouflarde. De là à penser qu'ils l'avaient un peu fait sans que nul ne s'en aperçût, il n'y avait qu'un pasPropos tenus par Henry Magnan ()..

Autour du film Cette histoire est tirée de faits réels, qui se sont déroulés dans la ville de Woippy en Moselle, où le père tranquille, Jean Ernest Kempnich, horticulteur de profession, résista aux occupants allemands. Le film est censé se dérouler en Charente, à Confolens et à Angoulême, mais en réalité les extérieurs ont été tournés à Olonne-sur-Mer (où existe d'ailleurs toujours la "maison du père tranquille", telle qu'on la voit dans le film) et aux Sables-d'Olonne au printemps 1946, les intérieurs étant réalisés au studio Radio-Cinéma Des Buttes Chaumont à Paris.

Récompenses et distinctions Le film a été présenté en sélection officielle en compétition au Festival de Cannes 1946.

Notes et références

Article connexe

Filmographie sur la Seconde Guerre mondiale

Liens externes

Un site sur Ernest Kempnich qui a inspiré le personnage du film.

Catégorie:Film français sorti en 1946 Catégorie:Comédie dramatique française Catégorie:Film réalisé par René Clément Catégorie:Film avec une musique composée par René Cloërec Catégorie:Film tourné dans la Vendée Catégorie:Film tourné en Charente Catégorie:Film tourné aux Sables-d'Olonne Catégorie:Film tourné à Angoulême Catégorie:Film tourné à Paris Catégorie:Film français sur la Seconde Guerre mondiale Catégorie:Film sur la résistance intérieure française Catégorie:Film français en noir et blanc Catégorie:Film en français Catégorie:Film tourné en 1946 Catégorie:Film distribué par Les Films Corona