David Ferrer Ern, né le à Jávea (Alicante), est un joueur de tennis espagnol.

Professionnel de 2000 à 2019, il a remporté 27 titres en simple sur le circuit ATP dont le Masters 1000 de Paris-Bercy en 2012 ainsi que 10 tournois ATP 500. Il est en 2017, parmi les joueurs n'ayant jamais remporté de tournoi du Grand Chelem, celui qui a remporté le plus de tournois. Son meilleur résultat en tournoi du Grand Chelem est une finale à Roland Garros en 2013 perdue face à Rafael Nadal. Il a également remporté trois Coupe Davis avec l'équipe d'Espagne et a été finaliste au Masters en 2007. En juillet 2013, à 31 ans, il atteint la troisième place au classement ATP.

Carrière Parcours junior À treize ans, David Ferrer déménage à Gandia, puis deux ans plus tard à Barcelone où il intègre la Fédération de Tennis catalane. Il passe neuf mois dans l'académie de Juan Carlos Ferrero à Villena avant de rentrer à Xàbia. À l'âge de 17 ans, alors qu'il est en retard à l'entraînement, son entraîneur Javier Piles lui fait des remontrances. Préférant sortir avec ses amis, David Ferrer arrête le tennis. Mais il n'a pas d'argent et son père Jaime Ferrer lui conseille de travailler comme maçon sur un chantier. Une semaine plus tard, au vu de son piètre salaire, il retourne aux côtés de Piles[Journal L'équipe du 7 juin 2013 page 3 par Benoît Maylin Léquipe : « Aimez les poux ! »]. Il passe professionnel en 2000 et finit l'année mondial, en remportant au passage des tournois Future en Pologne et en Espagne. Il remporte en 2001 son premier titre Challenger à Sopot.

2002 : Première année pro conclue par un premier titre ATP 2002 est sa première année au haut niveau, où il obtient des résultats relativement satisfaisants, empochant son premier titre ATP à Bucarest et atteignant la finale du tournoi d'Umag. Il remporte également quatre titres Challengers à Naples, Valence, Sassuolo et Manerbio. Tous les matchs remportés cette année-là l'ont été sur terre battue, sauf un en Challenger. Il échoue aux qualifications du tournoi de Roland-Garros.

2003 - 2004 : Début en Grand Chelem et entrée progressive dans le top 40 C'est en 2003 qu'a lieu le premier coup d'éclat du jeune Espagnol. Au premier tour du Masters de Rome, il dispose du tenant du titre Andre Agassi. Il participe aux quatre tournois du Grand Chelem (tout en ne passant qu'un tour à Roland-Garros et un à Wimbledon) et également à six Masters Series. Il fait son entrée pour la première fois de sa carrière parmi les 50 meilleurs joueurs mondiaux en atteignant la . Il atteint la troisième finale de sa carrière à Sopot (défaite face à Guillermo Coria) et finit l'année mondial.

Sa saison est marquée par une entrée dans le top 40 à la mondiale mais aussi par des quarts de finale à Buenos Aires, Valence, Bucarest et au Tournoi de Hambourg et deux demi-finales à Stuttgart et Palerme. Il termine l'année mondial.

2005 : Confirmation : Premier 1/4 de finale en Grand Chelem à Roland-Garros, deux 1/2 finale en Masters 1000 et entrée dans le top 20 Il atteint les demi-finales à Miami, perdant face à Rafael Nadal en deux manches et après avoir battu au troisième tour le mondial, David Nalbandian. Dans sa ville, Valence, il atteint sa seule finale de l'année, qu'il perd face à Igor Andreev en trois sets. Pour sa troisième apparition Porte d'Auteuil, il réalise sa meilleure performance en Grand Chelem en atteignant les quarts de finale, après avoir éliminé le tenant du titre Gastón Gaudio et remonté un handicap de 4-0 dans le cinquième set, avant de perdre face au futur vainqueur, Rafael Nadal. Il atteint ensuite la finale à New Haven, et enchaîne par un troisième tour à l'US Open, puis par des quarts de finale aux Masters de Madrid et aux Masters de Paris-Bercy. Cette année, il remporte également ses deux premiers titres en double, à Viña del Mar et à Acapulco, avec Santiago Ventura. Grâce à ces bons résultats, il achève l'année mondial.

2006 : titre ATP 500 à Stuttgart et entrée dans le top 10 David Ferrer entame l'année 2006 par un quart de finale à Auckland et un huitième de finale à l'Open d'Australie. Il fait partie du top 10 pendant 5 semaines cette année. Il enchaîne par une deuxième demi-finale consécutive à Miami, perdant face à Roger Federer après avoir éliminé Andy Roddick en quart.

Il atteint les quarts à Monte-Carlo, battu par Federer, puis à Hambourg, battu par le futur vainqueur Tommy Robredo. Il atteint ensuite le troisième tour à Roland-Garros et les huitièmes de finale à Wimbledon, avant de remporter son second titre en carrière à Stuttgart, au terme d'une finale qui a duré près de cinq heures, et après avoir sauvé des balles de match. S'ensuivent des quarts de finale aux Masters de Cincinnati et à New Haven, et un troisième tour à l'US Open, avant de terminer l'année sur un quart à Bâle. Il finit à nouveau l'année mondial.

2007 : demi-finale en Grand Chelem à l'US Open, finale à la Masters Cup et entrée dans le top 5

Cette saison sera son année la plus prolifique jusqu'à 2012, avec trois titres, une demi-finale à l'US Open, et une finale aux Masters pour sa première participation.

Commençant la saison par un titre à Auckland en battant Mardy Fish (6-0, 4-6, 6-1) en demie, et le mondial, son compatriote Tommy Robredo (6-4, 6-2) en finale. Il réalise un excellent début d'année en atteignant les huitièmes de finale à l'Open d'Australie, perdant contre Mardy Fish (1-6, 6-7, 6-2, 5-7).

Sur la tournée américaine au Masters d'Indian Wells, David atteint les quarts de finale en passant Luis Horna, Janko Tipsarević tranquille et Carlos Moyà (1-6, 6-2, 6-3), mais perdant face au jeune Serbe Novak Djokovic (3-6, 4-6). Puis un huitième au Masters de Miami, perdant contre le mondial, Andy Roddick (5-7, 3-6).

Sur terre battue européenne au Masters de Monte-Carlo, il bat en huitième le mondial, Novak Djokovic (7-5, 6-4), et perdant au tour suivant contre le mondial, Roger Federer (4-6, 0-6). Puis à l'Open de Barcelone, il s'impose contre Paul Goldstein, le qualifié Boris Pašanski et l'Argentin David Nalbandian (7-6, 6-2). Il s'incline en demi-finale contre son compatriote Rafael Nadal, mondial (5-7, 1-6). Il déçoit à Rome mais atteint les quarts au Masters de Hambourg en battant les Suédois Jonas Björkman et Robin Söderling en trois sets, puis le mondial, Ivan Ljubičić (6-3, 6-3), avant de rendre les armes malgré un bon match contre Roger Federer (3-6, 6-4, 3-6).

vignette|droite|redresse|250px|David Ferrer pendant les Masters Nationaux Espagnols.

Les deux tournois du Grand Chelem estivaux ne lui réussissent pourtant pas, se faisant sortir au troisième tour par Fernando Verdasco (6-4, 6-7, 3-6, 3-6) à Roland-Garros, et au deuxième tour par Paul-Henri Mathieu (3-6, 4-6, 3-6) à Wimbledon.

Faute d'avoir pu briller dans ces deux grands rendez-vous, il remporte peu après son deuxième titre de l'année à Båstad en battant (6-1, 6-2) en finale son compatriote Nicolás Almagro. Après de moins bons résultats, il revient au Masters de Cincinnati en battant John Isner, Radek Štěpánek et le mondial, Andy Roddick (7-6, 6-4). Mais perdant contre la tête de série numéro 5, Nikolay Davydenko (2-6, 4-6). Enfin, Ferrer atteint, à la surprise générale, les demi-finales de l'US Open. Après avoir sorti sur son passage la tête de série numéro 28, David Nalbandian (6-3, 3-6, 4-6, 7-6, 7-5) et surtout Rafael Nadal (6-7, 6-4, 7-6, 6-2) en huitième. En quart, il passe facilement Juan Ignacio Chela en trois sets pour rallier pour la première fois le dernier carré à Flushing Meadows et la première également en Grand Chelem. En demi-finale, il affronte et s'incline face au Serbe Novak Djokovic en trois manches (4-6, 4-6, 3-6) alors mondial.

Sur la tournée asiatique, il gagne le titre à l'ATP 500 de Tokyo en s'imposant notamment contre Feliciano López (6-4, 6-4) en quart, Ivo Karlović (7-6, 6-3) en demie et en finale, le Français Richard Gasquet (6-1, 6-2) plus facilement.

Enfin sur les tournois en salle, d'abord au Masters de Paris-Bercy en passant Mardy Fish (6-1, 7-6) et le mondial, Tomáš Berdych (6-4, 6-2), avant de s'incliner contre le futur vainqueur, l'Argentin David Nalbandian (6-7, 7-6, 2-6). Il participe au Masters de Shanghai en tant que mondial avec les 7 autres meilleurs joueurs du monde tous présents pour la première fois de sa carrière. Dans sa poule, il reste invaincu en battant le mondial, Novak Djokovic (6-4, 6-4), le mondial, Rafael Nadal (4-6, 6-4, 6-3), et le mondial, Richard Gasquet (6-1, 6-1) pour se qualifier pour les demi-finales. Il affronte et bat facilement (6-1, 6-3) le mondial, Andy Roddick pour se qualifier pour la finale du Masters à sa première participation. Disputant sa finale la plus importante de sa carrière, en ne perdant qu'un set sur son parcours des maîtres, mais s'incline finalement (2-6, 3-6, 2-6) en finale face au mondial Roger Federer. Ces excellents résultats lui permettent de finir l'année mondial.

2008 : victoire en Coupe Davis, 1/4 de finale à l'Open d'Australie et à Roland Garros, mondial pendant quelques semaines puis sortie du top 10 vignette|200px|Ferrer exécutant un revers au Masters d'Indian Wells en 2008.

Commençant une fois de plus l'année à Auckland, il atteint les quarts de finale avant de perdre face au Français Julien Benneteau, non tête de série pourtant. Même résultat à Melbourne pour l'Open d'Australie, où il réalise sa meilleure performance avant de s'incliner face au futur vainqueur Novak Djokovic. Le , et malgré sa défaite prématurée à Rotterdam, il atteint son meilleur classement en carrière, en devenant mondial.

Il gagne un sixième titre glané en avril à Valence, et fait un quart de finale sur l'ocre parisien. Plus tard, il remporte son premier titre sur gazon à Bois-le-Duc face à Marc Gicquel.

Le reste de l'année sera plus difficile pour lui, n'atteignant qu'un troisième tour à Wimbledon et à l'US Open, et ne se qualifiant pas pour les Masters, lui qui était finaliste l'année précédente. Il termine l'année hors du top 10, à la mais remporte la Coupe Davis.

2009 : victoire en Coupe Davis, saison difficile sans titre sur le circuit et résultats décevants en Grand Chelem 2009 sera son année la plus vide. Ne dépassant pas le troisième tour en Grand Chelem et les huitièmes de finale en Masters 1000, il n'atteint que deux finales dans l'année, à Dubaï et à Barcelone, perdues respectivement face à Novak Djokovic et Rafael Nadal.

Il participe malgré tout à la victoire de l'Espagne en finale de la Coupe Davis en décembre, qui restera le seul point fort de sa saison, qu'il termine mondial, son plus mauvais classement depuis fin 2004.

2010 : en Masters 1000 à Rome, 2 titres en ATP 500 et retour dans le top 10

Malgré une défaite au deuxième tour de l'Open d'Australie face à Márcos Baghdatís après avoir mené deux sets à zéro (6-4, 6-3, 6-7, 3-6, 1-6), le début de sa saison est encourageant étant donné qu'il atteint la finale du tournoi de Buenos Aires perdant seulement contre son compatriote Juan Carlos Ferrero (7-5, 4-6, 3-6). Puis la semaine suivant, Ferrer remporte celle d'Acapulco, où il affronte, comme à Buenos Aires, Juan Carlos Ferrero en finale, après avoir battu Thomaz Bellucci (6-4, 6-1), Pablo Cuevas (7-5, 6-4) et le mondial, Fernando González (6-7, 6-0, 6-4) en demie. Il prend sa revanche en s'adjugeant le de sa carrière, mais aussi le premier depuis 2008.

À la suite de ces deux tournois, David Ferrer est sélectionné en équipe d'Espagne pour le de la Coupe Davis contre la Suisse. En l'absence de Juan Carlos Ferrero, Rafael Nadal et Fernando Verdasco, c'est lui qui mène l'équipe d'Espagne à la victoire (4-1), en remportant notamment ses deux simples contre Stanislas Wawrinka (6-2, 6-4, 6-0) et Marco Chiudinelli (6-2, 7-6, 6-1). Puis la tournée américaine est moyenne avec une élimination d'entrée (1-6, 4-6) au Masters d'Indian Wells face au local James Blake ; et un huitième au Masters de Miami en passant Ivo Karlović (7-6, 6-3) mais tombant contre Rafael Nadal (6-7, 4-6).