Monaco a participé au Concours Eurovision de la chanson, de sa quatrième édition, en 1959, jusqu’à sa vingt-quatrième édition, en 1979 ; puis de sa quarante-neuvième édition, en 2004, à sa cinquante-et-unième édition, en 2006. Le pays a remporté la victoire à une reprise, en 1971.
Participation Le pays a donc participé durant vingt-et-un ans, de 1959 à 1979, ne manquant aucune édition ; puis à nouveau durant trois ans, de 2004 à 2006.
En 1980, Monaco décida de se retirer pour des raisons financières et ne revint qu'en 2004, après une absence de vingt-cinq ans, sous l’impulsion de Philippe Boscagli.. Cette année-là, fin janvier, la chaîne lance un grand casting pour trouver une chanteuse qui représentera la principauté au concours. La grande finale révélant les dernières candidates en lice est organisé le , chacune des candidates interprètent la chanson qui représentera le pays au concours et un jury décide de la gagnante.. Quelques semaines plus tard, l’intégralité des performances sont retransmises dans la nuit sur TMC, dans une émission de 3 heures.. Une autre émission, un mois avant le concours, revient sur les coulisses du casting.. L’année suivante, c’est Lise Darly, candidate arrivée deuxième au casting qui succède à Märyon. En 2006, Séverine Ferrer représente la principauté, avec l’objectif d’envoyer une chanson qui permet de faire le show sur scène avec une chorégraphie de Bruno Vandelli..
En 2007, le pays décida de se retirer à nouveau, à la suite de trois éliminations consécutives en demi-finale.. Aussi, l’arrivée de TF1 dans le capital de TMC , la prise en charge des financements par le gouvernement et non la chaîne, l’instauration d’une demi-finale et les votes géopolitiques sont pour Philippe Boscagli, le chef de délégation de 2004 à 2006, des raisons qui ont poussé la principauté à se retirer du concours.
En 2021, la principauté alloue un budget pour réinscrire le pays au Concours Eurovision de la chanson 2023, ce qui coïncide avec l’année de lancement de la nouvelle chaîne de télévision généraliste monégasque, TVMonaco.. Le lancement de cette nouvelle chaîne ayant eu lieu en , soit après l’édition 2023, le pays devient éligible à l’édition 2024. Cependant, TV Monaco n’y participe pas en raison des courts délais entre le lancement de la chaîne et le Concours Eurovision de la chanson 2024..
Résultats Monaco a remporté le concours une seule fois, en 1971, avec la chanson Un banc, un arbre, une rue, interprétée par Séverine. Cette victoire demeure particulière dans l'histoire du concours, puisque l'interprète, les auteurs et le chef d'orchestre de la chanson étaient tous français. Séverine alla jusqu'à déclarer qu'elle n'avait jamais mis un pied de sa vie à Monaco, oubliant qu'elle avait tourné la vidéo de promotion sur le Rocher. Séverine ne fut jamais payée pour sa victoire. Son producteur se montra malhonnête, la volant de ses gains. Malgré un procès, elle ne put jamais récupérer ce qui lui était dû. Elle demeura malgré tout une grande amatrice du concours, affirmant : « J’annule tout, de sorte à ne jamais manquer le concours. Année après année, cela demeure toujours aussi merveilleux.»
Le pays a terminé à une reprise, à la deuxième place (en 1962) et à trois reprises, à la troisième place (en 1960, 1964 et 1976). A contrario, Monaco a terminé à la dernière place, à deux reprises (en 1959 et 1966) et a obtenu un nul point à une reprise (en 1966).
Monaco fait partie des huit pays participants à avoir terminé à la dernière place lors de leurs débuts, avec l’Autriche (en 1957), le Portugal (en 1964), Malte (en 1971), la Turquie (en 1975), la Lituanie (en 1994), la Tchéquie (en 2007) et Saint-Marin (en 2008).
Pays hôte Monaco n’a jamais organisé le concours. Le pays, qui avait remporté l'édition 1971, avait initialement décidé d'organiser seul l'édition 1972. La première idée fut d'opter pour un événement en extérieur et de reculer la date du concours jusqu'en . Cependant, faute de financement et de matériel adéquat, les responsables de la télévision monégasque durent requérir l'aide de la télévision publique française, qui accepta d'organiser le concours. Les discussions n'aboutirent cependant jamais. La télévision monégasque souhaitait que le concours se tienne à Monaco ; la télévision française, en France. Les responsables monégasques renoncèrent alors définitivement à l'organisation et s'en remirent à l'UER. Celle-ci sollicita l'Espagne et l'Allemagne, qui avaient terminé aux deuxième et troisième places. Les deux pays déclinèrent et ce fut finalement la BBC qui en eut la charge. Monaco devint ainsi le seul pays vainqueur à ne jamais avoir accueilli le concours sur son sol (l'Ukraine a aussi dû renoncer à accueillir le concours en 2023, mais l'avait déjà accueilli deux fois précédemment).
Faits notables En 1967, la chanson monégasque, Boum Badaboum, avait été composée par Serge Gainsbourg. Il s’agit de sa deuxième contribution au concours, après Poupée de cire, poupée de son, qui avait remporté le grand prix en 1965. Le chef d'orchestre monégasque, Aimé Barelli, n'était autre que le père de l'interprète, Minouche Barelli.
En 1969, le représentant monégasque, Jean-Jacques, fut le premier enfant à participer au concours. Il était alors âgé de treize ans.
En 1970, la représentante monégasque, Dominique Dussault, chanta un hommage à Marlène Dietrich, regrettant de ne pouvoir lui ressembler. Au troisième couplet, elle fit deux imitations de la star, en allemand et en anglais.
Représentants Édition Année Artiste(s) Chanson Langue(s) Finale Demi-finale Place Points Place Points 1959 Jacques Pills Mon ami Pierrot Français 11 01 1960 François Deguelt Ce soir-là Français 03 15 1961 Colette Deréal Allons, allons les enfants Français 10 06 1962 François Deguelt Dis rien Français 02 13 1963 Françoise Hardy L'amour s'en va Français 05 25 1964 Romuald Où sont-elles passées ? Français 03 15 1965 Marjorie Noël Va dire à l'amour Français 09 07 1966 Tereza Bien plus fort Français 17 00 1967 Minouche Barelli Boum-Badaboum Français 05 10 1968 Line & Willy À chacun sa chanson Français 07 08 1969 Jean-Jacques Maman, Maman Français 06 11 1970 Dominique Dussault Marlène Français 08 05 1971 Séverine Un banc, un arbre, une rue Français 01 128 1972 Anne-Marie Godart & Peter McLane Comme on s'aime Français 16 65 1973 Marie Un train qui part Français 08 85 1974 Romuald Celui qui reste et celui qui s'en va Français 04 14 1975 Sophie Une chanson c'est une lettre Français 13 22 1976 Mary Cristy Toi, la musique et moi Français 03 93 1977 Michèle Torr Une petite Française Français 04 96 1978 Caline & Olivier Toussaint Les Jardins de Monaco Français 04 107 1979 Laurent Vaguener Notre vie c'est la musique Français 16 12 colspan="9" data-sort-value="zzzzz" 2004 Märyon Notre planète Français 10px 19 10 2005 Lise Darly Tout de moi Français 10px 24 22 2006 Séverine Ferrer La Coco-Dance Français, tahitien 10px 21 14 colspan="9" data-sort-value="zzzzz"
15px Qualification automatique en finale15px Élimination en demi-finale
Galerie
Chefs d'orchestre, commentateurs et porte-paroles Année Chef d'orchestre Commentateur(s) Porte-parole 1959 Franck Pourcel Claude Darget ? 1960 Raymond Lefèvre Pierre Tchernia 1961 Robert Beauvais 1962 Pierre Tchernia 1963 1964 Michel Colombier Robert Beauvais 1965 Raymond Bernard Pierre Tchernia 1966 Alain Goraguer François Deguelt 1967 Aimé Barelli Pierre Tchernia 1968 Michel Colombier 1969 Hervé Roy 1970 Jimmy Walter 1971 Jean-Claude Petit Georges de Caunes - 1972 Raymond Bernard Pierre Tchernia 1973 Jean-Claude Vanier 1974 Raymond Donnez Sophie Hecquet 1975 André Popp Georges de Caunes Carole Chabrier 1976 Raymond Donnez Jean-Claude Massoulier 1977 Yvon Rioland Georges de Caunes 1978 Denise Fabre & Léon Zitrone 1979 Gérard Salesses Marc Menant De 1980, à 2003 retrait 2004 - Bernard Montiel & Génie Godula Anne Allegrini 2005 2006 Bernard Montiel & Églantine Éméyé Églantine ÉméyéDepuis 2007retrait
Historique de vote
Depuis 1975, Monaco a attribué en finale le plus de points à : Rang Pays Points1 532423 324 315 27= 27
Depuis 1975, Monaco a reçu en finale le plus de points de la part de : Rang Pays Points1 332243 234 22519
Bibliographie . . .
Notes et références