Compañía Dominicana de Aviación (CDA) (IATA: DO, OACI: DOA, Indicatif: DOMINICANA), communément appelé Dominicana de Aviación ou simplement Dominicana a été la compagnie aérienne porte drapeau de la République dominicaine. Elle a été fondée le avec assistance de Pan American World Airways et a volé pour la dernière fois en 1995 et a fermé formellement en 1999. Elle offrait des vols internationaux, ainsi que vols nationaux vers diverse villes du pays caraïbéen. Son capital était complètement détenu par l'État.
Son hub a été initialement l'Aéroport Général Andrews à Saint-Domingue. Après la fermeture de celui-ci, sa nouvelle base principale a été déplacée à l'Aéroport International les Amériques en 1959, en prenant également comme hub secondaire l'Aéroport international Gregorio-Luperón, dans la ville de Puerto Plata.
Histoire Dominicana a entamé ses opérations le , pendant la dictature de Rafael Leónidas Trujillo Molina. Au début, la compagnie effectuait que des vols régionaux en direction des principales villes du pays comme Santiago, Barahona, Puerto Plata, San Juan de la Maguana, La Romana et Montecristi. Son premier président a été le monsieur Charles McLaughin, le beau-père d'Héctor Bienvenu Trujillo, frère de Rafael Trujillo. La compagnie a développé ses vols internationaux à partir de 1951, en raison du grand nombre de citoyens dominicains ayant émigré vers les principales villes américaines comme New York et Miami, en Europe vers Madrid et à San Juan à Puerto Rico. Les premiers avions utilisé par la compagnie étaient des DC-3, DC-4 et DC-6.
Pour Dominicana, les années 1950 ont vu le début de vols internationaux et l'expansion de ses vols régionaux. La compagnie aérienne a commencé à voler fréquemment entre Saint-Domingue et autres villes dominicaines comme Puerto Plata, Barahona et Santiago. La flotte s'est aussi agrandi avec des Curtiss C-46 Commando. Les années 1960 sont ensuite celles de l'arrivée des jets pour Dominicana. La compagnie aérienne a acquis des avions DC-8 pour ses vols ses plus longs comme à l'Aéroport JFK à New York. Ils ont aussi acquis des avions DC-9 et Boeing 727 pendant cette période. Les 727 ont été achetés neufs à Boeing. La compagnie s'est aussi procurée deux avions ATL-98 Carvair pour les opérations cargo. Après l'exécution du dictateur Trujillo, la CDA et d'autres actifs saisis par l'État durant cette période ont été intégrés à la Corporation des entreprises d'État (CORDE) sous les gouvernements de J. Balaguer.
La compagnie a continué sa croissance dans les années 1970 avec l'introduction des Boeing 727 et Boeing 707. Cette croissance s'est maintenue pendant les premiers ans de la décennie 1980, en proposant plus de correspondance vers Puerto Rico, en maintenant ses vols à destination de New York et de Miami et en développant ses destinations internationales à d'autres villes telles que Caracas, Bogota, Quito, Madrid, Francfort, Milan, Curaçao, Toronto et Aruba. Au milieu des années 1980, la compagnie aérienne ajoute à sa flotte des Boeing 747 pour les distances transcontinentales et les liaisons où la demande est importante.
Au moment de sa mise hors service, la livrée des avions de Dominicana consistait en un fuselage argent métallique (bien que certains avions aient un fuselage blanc) avec deux lignes, l'une rouge et l'autre bleue, s'étendant dans le sens de la longueur, représentant les couleurs du drapeau dominicain et s'étendant vers l'arrière jusqu'à la queue. Le logo de la queue était composé de quatre blocs, deux bleus et deux rouges, dont la répartition était similaire à celle des blocs du drapeau dominicain. Le nom DOMINICANA était inscrit en lettres majuscules noires en haut des fenêtres des passagers, près du cockpit.
Crise et fermeture d'opérations vignette|Itinéraire dominicain : Cuidad Trujillo-Miami dans les années 1950 À partir de la deuxième moitié des années 1980, les grands coûts d'entretien de la flotte qu'avait acquise la compagnie aérienne se font sentir. Pour pallier les difficultés financières, l'entreprise a commencé par une diminution de sa flotte en vendant ses avions et en réduisant aussi le nombre de laisons aériennes. Les Boeing 747 acquis en 1985 ont du être vendu en 1987.
Au début des années 1990, la situation était déjà critique. La compagnie ne volait plus que sur ses itinéraires principaux en direction des États-Unis (New York, Miami et San Juan). Les routes vers l'Europe en direction de Madrid, Francfort et Milan ont été louée à des compagnies aériennes charter. Durant cette période, la compagnie n'a pas été capable d'exploiter ses B727 et B707, qu'elle a fini par vendre. De plus, la République dominicaine a perdu la catégorie I de la FAA. De ce fait, tous les avions immatriculés dans le pays se sont vu interdire le survol du territoire américain.
Pour surmonter ces difficultés et sous prétexte de réduire les coûts, Dominicana a eu recours à la location d'avions (équipage compris) de type B727 et de trois Airbus A300, ces derniers ne pouvant être conservés dans la compagnie que pendant quatre mois. En raison de la faible capacité du 727 et de la forte demande sur les lignes de New York et de Miami, les retards sont devenus constants et les pertes de bagages régulières, les avions ne volant parfois que pour transporter des bagages perdus. Ce discrédit et cette mauvaise publicité se sont répandus parmi les passagers et le grand public, aggravant la crise économique de la compagnie et contribuant à sa chute.
1994 est l'année qui a mis la compagnie à genoux. En raison du retour des A300 et du manque d'approvisionnement pour ses principales lignes, Dominicana a eu recours, dans un ultime effort, à la location de Boeing 737 et de Boeing 757 (également avec équipage inclus en raison de la perte de la catégorie I) auprès de la compagnie aérienne mexicaine TAESA. Ces locations n'ont pu être maintenues que pendant cinq mois. À Noël 1994, période de pointe pour les voyages, le gouvernement dominicain a promis un autre A300 pour la liaison New York-Santo Domingo, qui était surchargée. Forte de cette promesse, la compagnie aérienne a réservé 290 sièges par jour pendant tout le mois de décembre, en plus de ceux réservés pour les B727. En décembre, l'A300 n'est jamais arrivé et le chaos s'est installé à l'aéroport Las Americas de Saint-Domingue et à l'aéroport JFK de New York. La compagnie a dû louer d'urgence un L1011 environ cinq fois ce mois-là pour transporter les passagers qui ne pouvaient pas changer de compagnie. Les bagages perdus et les retards sont légion et tout espoir de réinvestissement dans la compagnie disparaît.
En raison de ces faits, associés à la crise financière et à la mauvaise gestion de ses dirigeants, le gouvernement dominicain a décidé, au début de 1995, de fermer Dominicana de Aviación. À l'origine, la fermeture était prévue comme une mesure temporaire de quelques mois pour la restructuration supposée de la compagnie. Mais les mois se sont transformés en années et la compagnie aérienne est restée inactive jusqu'en 1999, date à laquelle elle a été officiellement dissoute. La plupart des actifs de la compagnie ont été liquidés ou cédés à d'autres entités du gouvernement dominicain et elle a encore des dettes impayées envers des créanciers étrangers ainsi qu'envers d'anciens employés.
C'est une autre des nombreuses compagnies aériennes qui ont disparu au cours de la première moitié des années 1990. Malgré sa mauvaise réputation au cours de ses dernières années, due à des retards fréquents et à la perte de bagages, la compagnie est devenue un symbole national et les personnes qui utilisaient ses services s'en souviennent encore avec nostalgie. De nombreux Dominicains sont également impatients de voir la compagnie reprendre du service, motivés par le sentiment de voler sur une compagnie nationale. Aujourd'hui, des compagnies aériennes internationales et de petites compagnies aériennes régionales dominicaines à capitaux privés opèrent en République dominicaine. À l'heure actuelle (2019), le gouvernement dominicain et les investisseurs privés n'envisagent pas de relancer une compagnie aérienne nationale de la taille de celle que la République dominicaine a connue dans ses meilleures années et, bien que la formation d'une compagnie aérienne similaire ait été annoncée à plusieurs reprises, les tentatives sont restées sur le papier.
Destinations Pendant toute son histoire (1944-1995) les avions de Dominicana ont volé vers les destinations suivantes :
Vols intérieurs
Saint-Domingue
Aéroport Général Andrews (1944 à 1959) Aéroport international Las Américas (hub principal)
Puerto Plata
Aéroport International Gregorio Luperón (hub secondaire)
Santiago de los Caballeros Barahona
Vols internationaux
Port-au-Prince - Aéroport Toussaint Louverture
San Juan - Aéroport International Luis Muñoz Marín
Willemstad - Aéroport International Hato
Oranjestad - Aéroport International Reine Beatriz
Caracas - Aéroport International Simón Bolívar
Miami - Aéroport International de Miami New York - Aéroport International John F. Kennedy Boston - Aéroport International Logan Orlando - Aéroport International de Orlando
Madrid - Aéroport de Madrid-Barajas
Toronto - Aéroport International Toronto Pearson
Francfort - Aéroport International de Francfort
Londres - Aéroport de Londres-Gatwick
Panama - Aéroport International de Tocumen
Quito - Ancien Aéroport International Mariscal Sucre
Paris - Aéroport de Paris-Charles-de-Gaulle
Milan - Aéroport de Milan-Malpensa
Toutes les routes n'ont pas été constantes tout au long de l'existence de la compagnie aérienne. Certaines n'ont duré que quelques années et d'autres ont été maintenues depuis le début des opérations internationales jusqu'à la fermeture de la compagnie. Au moment de sa fermeture, Dominicana desservait uniquement Las Americas et Puerto Plata vers New York, Miami, San Juan et effectuait des vols occasionnels vers Caracas.
Flotte Pendant ses 51 ans d'opérations, Dominicaine a opéré plusieurs aéronefs courts, moyens et longs courriers. AvionTotalImmatriculationNotesA300-2003OY-CNA, OY-CNL, N216PAAffectés aux vols en directions de New YorkATL-98A2HI-168, HI-172Itinéraires de fret. HI-168 a disparu dans un accident. Après sa mise hors service à la fin des années 1970, la rumeur veut que le fuselage de HI-172 ait servi de bar/discothèque à l'hôtel El Embajador de Saint-Domingue.BAC 1-113G-AVGPRoutes dans les Caraïbes. Avions loués.B707-30015HI-442, N706PA, N716PARoutes vers New York. Deux ont été louées. HI-442 est abandonnée à Las Americas.B720-02010N421MARoutes vers New YorkB727-1005HI-312CT, N15512, N7421U, HI-212CT, HK-727Route vers Miami et les Caraïbes.B727-20010N-8858E, HI242CT, HI-452, HI-606CA, HI-612CA, HI-616CA, HI-617CA, HI-629CA, HI-630CA, HI-637CATous étaient destinés à des itinéraires à courte ou moyenne distance. HI-617CA a été perdu à la porte A6 de Las Americas à la suite d'un incendie.B737-4001?Loué pour la route en direction de New YorkB747-10010HI-472Utilisé pour la route vers New York et pour les routes transcontinentales vers divers pays européens.B757-2003?Loué à la défunte TAESA pour les lignes de New York et Miami.DC-32HI-6, HI-7Vols nationaux et utilisé en direction de Puerto Rico et MiamiDC-45HI-16, HI-18, HI-36, HI-39, HI-46Pour les liaisons de fret et de passagers vers Haïti et Miami. HI-16 et HI-36 ont été perdus dans des accidents.DC-65HI-59, HI-83, HI-92, HI-251, HI-292CTPour les liaisons avec San Juan et Miami.DC-8-404N72488Avions loués pour des liaisons vers Miami et New York.DC-9-101N8500Était un avion loué.DC-9-301HI-177Écrasé en 1970, tuant 102 personnes.DC-10-3010N902JW, XA-SYE, N143USPour les liaisons avec New York, Madrid et Paris
Spécifications de la flotte