Le climat de la Bourgogne-Franche-Comté est l’état moyen des conditions de l'atmosphère terrestre sur le territoire de la région Bourgogne-Franche-Comté, fondé sur les moyennes et la variabilité de paramètres météorologiques (température, pression atmosphérique, précipitations, ensoleillement, humidité, vitesse du vent) pendant une période donnée, la période type de référence définie par l’Organisation météorologique mondiale étant de .

À l'ouest de la Bourgogne-Franche-Comté, le climat est de type océanique altéré, caractérisé par des températures plutôt modérées et des précipitations assez élevées comparées aux valeurs nationales. En partant vers l'est, le Morvan et les plateaux déterminent un axe où le climat est plus complexe. De type moyenne montagne, il présente une forte pluviométrie, des hivers froids et des étés frais. Du sud de la Saône-et-Loire jusqu'à Dijon, le climat de plaine subit une influence méridionale, notamment sur la côte viticole. Plus au nord, ce sont les influences continentales qui agissent sur le climat et entraînent des étés chauds, des pluies fréquentes et des hivers difficiles. La plaine et les vallées franc-comtoises sont influencées par ce climat et cumulent des précipitations voisines de en se rapprochant des massifs des Vosges et du Jura. Un climat de basse montagne règne sur les plateaux du Jura, où les précipitations peuvent atteindre par an. Les hivers y sont froids et la couverture neigeuse variable. À seulement d'altitude, la commune de Mouthe est la plus froide de France, il y gèle en moyenne par an (période 1961-2010). La haute chaîne du Jura est dominée par un climat de montagne caractérisé par des chutes de neige importantes, une température qui décroît rapidement en fonction de l'altitude, des étés tièdes, voire frais, et des orages fréquents.

Comme l'ensemble de la France métropolitaine, la Bourgogne-Franche-Comté est exposée au réchauffement climatique qui contribue à modifier les climats locaux actuels et à des effets sur l'environnement, la santé et la société. Pour respecter les deux objectifs de l'accord de Paris sur le climat (réchauffement bien en-dessous de et de préférence limité à ), une réduction forte et immédiate des émissions de est indispensable, jusqu'à atteindre la neutralité carbone, seule à même de stopper le réchauffement, la France, à travers sa politique climatique, déploie différentes stratégies d'atténuation et d'adaptation), avec des objectifs spécifiques comme la réduction des émissions de gaz à effet de serre de 40 % entre 1990 et 2030 (20 % en 2019) ou la réduction de la consommation énergétique finale de 50 % en 2050 par rapport à la référence 2012 en visant un objectif intermédiaire de 20 % en 2030. Dans ce cadre le conseil régional de Bourgogne-Franche-Comté créé le GREBE climat de Bourgogne-Franche-Comté, un groupe régional d’experts sur le climat, le GRACC ou Groupe régional d’adaptation au changement climatique en Bourgogne-Franche-Comté et publie différents documents de stratégie (SRADETT) ou d'engagements. Au niveau régionale, 44 PCAET, portés par les intercommunalités, doivent être élaborés. En , 19 étaient terminés, dont 14 adoptés.

Zonages climatiques Le relief de la région se découpe en deux parties dissymétriques selon un axe incliné nord-est/sud-ouest. de ce fait, la région est soumise à des climats variés. À l'ouest de la Bourgogne-Franche-Comté, le climat est de type océanique altéré. C'est un climat caractérisé par des températures plutôt modérées et des précipitations assez élevées comparées aux valeurs nationales. En partant vers l'Est, le Morvan et les plateaux déterminent un axe où le climat est plus complexe. De type moyenne montagne, il présente une forte pluviométrie, des hivers froids et des étés frais. Du sud de la Saône-et-Loire jusqu'à Dijon, le climat de plaine subit une influence méridionale, notamment sur la côte viticole. Plus au nord, ce sont les influences continentales qui agissent sur le climat et entraînent des étés chauds, des pluies fréquentes et des hivers difficiles. La plaine et les vallées franc-comtoises sont influencées par ce climat et cumulent des précipitations voisines de en se rapprochant des massifs des Vosges et du Jura. Un climat de basse montagne règne sur les plateaux du Jura, où les précipitations peuvent atteindre par an. Les hivers y sont froids et la couverture neigeuse variable. À seulement 930 mètres d'altitude, la commune de Mouthe est la plus froide de France, il y gèle en moyenne par an (période 1961-2010). La haute chaîne du Jura est dominée par un climat de montagne caractérisé par des chutes de neige importantes, une température qui décroît rapidement en fonction de l'altitude, des étés tièdes, voire frais, et des orages fréquents .

Zonage de Joly et al. (2010) vignette|redresse=1.4|Zonage climatique de Joly et al. (2010). Une étude du Centre national de la recherche scientifique de 2010 réalisée par Daniel Joly, Thierry Brossard, Hervé Cardot, Jean Cavailhes, Mohamed Hilal et Pierre Wavresky a permis de classer les climats de métropole en huit grands types. Partant des mesures stationnelles de précipitation et de température mises à disposition par Météo-France, un jeu de intégrant une série temporelle de 30 ans (1971-2000) est défini pour caractériser les climats et leurs modalités distinctives de variation. Une méthode originale dite d’interpolation locale permet de reconstituer les champs spatiaux continus des variables en question et de les exprimer sous forme de couches d’information gérables par SIG. Il en a résulté 8 types de climats , résumé.

Type 1 : les climats de montagne regroupent tous les lieux où les influences montagnardes et/ou semi-continentale sont prépondérantes, avec un nombre de jours et un cumul élevés de précipitation, une température moyenne inférieure à et, corrélativement, plus de au cours desquels la température minimale a été inférieure à -5° C et moins de 4 avec un maximum supérieur à , type 1. Type 2 : le climat semi-continental et le climat des marges montagnardes regroupent les périphéries montagnardes et s’étend sur de vastes secteurs où les températures sont moins froides qu’en montagne (elles sont cependant, à altitude égale, plus froides que partout ailleurs), les précipitations légèrement plus faibles et moins fréquentes, mais la variabilité climatique sur la normale 1971-2000 tout aussi élevée , type 2 ; Type 3 : Le climat océanique dégradé des plaines du Centre et du Nord reste océanique mais avec de belles dégradations. Les températures sont intermédiaires (environ en moyenne annuelle, entre 8 et avec une température inférieure à ). Les précipitations sont faibles (moins de de cumul annuel), surtout en été, mais les pluies tombent en moyenne sur en janvier et sur 8 en juillet, valeurs moyennes rapportées à l’ensemble français , type 3 ; Type 4 : Le climat océanique altéré constitue une transition entre l’océanique franc (type 5) et l’océanique dégradé (type 3). La température moyenne annuelle est assez élevée () avec un nombre de jours froids faible (entre 4 et 8 par an) et chauds soutenu (entre 15 et 23 par an). L’amplitude thermique annuelle (juillet-janvier) est proche du minimum et la variabilité interannuelle moyenne. Les précipitations, moyennes en cumul annuel (800-) tombent surtout l’hiver, l’été étant assez sec , type 4.

Zonages de Météo-France (2020) +Zonages climatiques établis par Météo-France en 2020vignette|redresse=1.4|Zones climatiques.vignette|redresse=1.4|Régions climatiques.

Paramètres climatiques Température Sur la période 1959-2009 étudiée par Météo-France, les températures moyennes en Bourgogne-Franche-Comté ont affiché une hausse de 0,3° C par décennie et le nombre de jours dont la température maximale a dépassé 25° C a augmenté de 4. Les années 80 sont des années charnières sur la période étudiée : antérieurement les quatre années les plus froides de la période d'étude (1962, 1963, 1980, 1985), postérieurement les quatre années les plus chaudes (2014, 2011, 2003, 1994).

Précipitations

Paramètres des stations météorologiques historiques Par station historique, il convient d'entendre une station qui permet de connaître trois normales climatiques consécutives (1971-2000, 1981-2010 et 1990-2020) sur Infoclimat. Il existe dix stations historiques dans la région. DépartementStationsTempératuresEnsoleilmtPrécipitationsmoy moyennemaxiextrêmemini extrêmeCumul moyen Max en 24 hMaxMoy > 1 mmMoyenne des précipitations pour les jours où il est tombé plus de 1mm.Côte-d'OrChâtillon-sur-Seine10,640,0(le 31 juil. 1983)-22,4(le 9 janv. 1985)0517,0150,1(le 4 août 1984)156,2(août)7,8Dijon-Longvic11,439,5(le 24 juil. 2019)-22,0(le 15 fev. 1929)1890.1743,4110,1(le 09 juin 1953)226,5(nov.)6,2DoubsBesançon11,440,3(le 28 juil. 1921)-20,7(le 09 janv. 1985)1872.81157,0117,1(le 03 oct. 1935)211,0(août)8,0Haute-SaôneLuxeuil10,838,9(le 25 juil. 2019)-25,9(le 16 janv. 1966)1847.9977,3257,0(le 27 juin 1980)313,2(juin)6,8JuraLons Le Saunier11,739,4(le 12 août 2003)-15,0(le 30 dec. 2005)1875.3601,085,1(le 26 sept. 1987)144,5(sept.)7,8NièvreNevers-Marzy11,439,4(le 31 juil. 2020)-25,0(le 09 janv. 1985)1843.9783,577,0(le 28 août 1983)100,0(sept.)6,0Saône-et-LoireMâcon12,339,8(le 13 août 2003)-21,4(le 15 fev. 1956)1943.1833,798,0(le 30 sept. 1958)218,1(nov.)7,0Mont-Saint-Vincent10,437,6(le 12 août 2003)-21,1(le 10 fev. 1956)2061.2891,296,0(le 18 sept. 1974)105,9(avr.)6,3Territoire de BelfortBelfort10,738,1(le 24 juil. 2019)-20,6(le 9 janv. 1985)8.1822,5127,0(le 22 dec. 1986)187,3(dec.)7,1YonneAuxerre11,941,1(le 6 août 2003)-19,9(le 16 janv. 1985)1697.5704,761,0(le 11 sept. 1993)101,8(août)5,7

Événements météorologiques exceptionnels Événements historiques Novembre 1840 - Crue majeure du Rhône - En , le Rhône connait une crue majeure, qui reste encore une référence aujourd\’hui. Avec celle de , ce sont les 2 crues du fleuve les plus fortes du XIXème siècle..

Mai 1856 - Une crue majeure du Rhône - En , le Rhône connait une crue majeure, qui reste encore une référence aujourd’hui. Avec celle de , ce sont les 2 crues du fleuve les plus fortes au XIXème siècle..

18 janvier 1910 - Crue historique de la Seine (et plus généralement dans le nord et l’est) - C’est "la" dernière crue majeure de la Seine à Paris. Si on prend en considération la crue des affluents du Rhin et du Doubs, l’évènement a touché une grande partie de la moitié nord de la France (plus de détails en fin d’article)..

Janvier 1924 - Crue de la Seine - Un automne 1923 très pluvieux et de fortes précipitations en fin d’année provoquent une importante crue de la Seine en ..

Novembre 1951 - Inondations en basse vallée du Rhône - Octobre et ont connu une succession d’épisodes pluvieux importants provoquant des débordements de rivières et de très graves inondations en basse vallée du Rhône..

Janvier 1955 - Crue de la Seine - Une ampleur comparable à celle de , même si la cote maximale observée à Paris-Austerlitz le 23 est légèrement plus faible, avec 7,10 m. Cette valeur la classe au 3ème rang depuis le début du . Janvier 1910 demeure la crue de référence..

Janvier 1959 - Crue de la Seine - Avec une cote maximale de 6,20 m mesurée à la station de Paris-Austerlitz le 19, la crue de la Seine de est la plus importante observée au cours de la seconde moitié du siècle..

14 janvier 1982 - Crue de la Seine - Une importante crue de la Seine en résulte des effets cumulés d’un automne très humide suivi d’un début d’hiver remarquablement pluvieux..

Avril 1983 - De très fortes pluies sur le nord-est de la France - Une telle pluviométrie constitue un événement rare à cette époque de l’année..

Années 2000 10 mars 2001 - Crue de la Saône - À la suite de précipitations très abondantes depuis le début du mois de , surtout en Bourgogne, Franche-Comté, Ain et Savoie, et des températures très douces pour la saison accentuant la fonte nivale, le Doubs, la Saône et l’Ain entrent en crue à partir du ..