Paul Bailly, né le à Nice, est un général d'armée aérienne français, en service de 1922 à 1959.
Major de sa promotion à Saint-Cyr en 1924, résistant durant la Seconde Guerre mondiale, il gagne la Grande-Bretagne où il prend, le , le commandement du groupe de bombardement no 1.
Général 5 étoiles, chef d'état-major de l'Armée de l'air, Grand-croix de la Légion d'honneur, il meurt, le , dans un accident de la route à Ligny-en-Barrois, dans la Meuse.
Biographie
Carrière militaire
Paul Bailly entre à Saint-Cyr en 1922https://www.traditions-air.fr/texte/biographies_diverses.htm. Major de sa promotion en 1924, le sous-lieutenant Bailly choisit l'aviation et se voit affecté au 3^e régiment d'aviation de chasse.
Le , il est breveté pilote militaire. Affecté au 39^e régiment d'aviation du Levant, le lieutenant Bailly participe aux opérations du djebel Druze.
Le , il rentre d'opération en Syrie, son avion criblé de balles. Son pilote a un bras déchiqueté, il parvient à régler le moteur jusqu'à l'atterrissage. Il perd son pied droit, sectionné par une balle.
Hospitalisé et fait chevalier de la Légion d'honneur pour exploits de guerre à 23 ans, il est affecté au 34^e régiment d'aviation. Il est promu capitaine en . Il est affecté à la 54^e escadre de reconnaissance et d'observation.
En 1931, il est choisi pour participer à la traversée automobile de l'Afrique, la Croisière noire, organisée par André Citroën et le général Joseph Vuillemin.
Il entre à l'École de guerre en , est affecté au cabinet militaire du ministre de l'Air, Pierre Cot, en . Promu commandant, il est nommé à l'état-major de l'Armée de l'air, en .
Seconde Guerre mondiale (1939-1945) À la mobilisation, le commandant Bailly rejoint le Grand Quartier général des forces terrestres françaises (3^e bureau). Il le quitte en pour prendre le commandement du groupe de reconnaissance II/36. Détaché, le , au 3^e bureau de l'État-Major général, il est nommé « chargé de mission » à la vice-présidence du Conseil en .
En avril 1942, il est affecté à l'inspection de la DAT où il est promu lieutenant-colonel en septembre. Il gagne ensuite la Grande-Bretagne, où il prend le commandement du groupe de bombardement no 1 et de la base britannique RAF Elvington.
Il met sur pied, instruit et conduit au combat les groupes de bombardement lourd : I/25 « Tunisie » et II/23 « Guyenne », équipés de Halifax. Le lieutenant-colonel Bailly participe personnellement à six missions au-dessus de l'Allemagne. Sous sa direction, ces groupes de bombardement lourd effectuent sorties et subissent de lourdes pertes au-dessus des objectifs ennemis.
Promu colonel en 1944, il commande le Groupement des écoles en Afrique du Nord en . Il reçoit la cravate de commandeur de la Légion d'honneur la même année.
Après-guerre En , après un passage en tant que commandant de l’Air au Maroc, il est promu général de brigade. Il prend, en novembre, le commandement du Groupement militaire des transports aériens.
En , le général Bailly est nommé premier sous-chef de l'état-major de l'Armée de l'air, puis commandant de la Défense aérienne du territoire en .
En 1951, il est élevé à la dignité de grand officier de la Légion d’honneur.
Membre titulaire du Conseil supérieur des forces armées et du Conseil supérieur de l'Air de 1951 à 1957, le général de corps d'armée aérien Bailly travaille étroitement avec le maréchal Alphonse Juin.
En 1953, le maréchal, commandant en chef du secteur Centre-Europe de l'Organisation du traité de l'Atlantique nord (OTAN, dont le commandant suprême est le général Eisenhower), fait du général Bailly son chef d'état-major. Il assurera cette fonction de à .
Le , le général de corps d'armée Bailly devient chef d'état-major de l'Armée de l'air. et reçoit la cinquième étoile, le de la même année. Il poursuit la modernisation de l'Armée de l'air et l'oriente vers l'utilisation des fusées.
Il a sous son commandement le général Jouhaud, son sous-chef d'état-major des forces armées.
Sous sa direction, on assiste au premier vol du Mirage III, à la crise de Suez, « virage » officiel français vers l’arme nucléaire, ou encore, les premières études concernant le Mirage IV.
Guerre d'Algérie (1956-1958) Pendant la Guerre d'Algérie, il organise et réalise l'appui aérien aux unités françaises.
En 1956, le général de Maricourt, commandant l'Armée de l'air en Algérie, propose un nouveau projet d'action pour les troupes aériennes au général Bailly : les commandos parachutistes de l'air. Bailly validera le projet en se laissant convaincre par cette phrase : « Il est plus facile à un oiseau de marcher qu'à un serpent de voler. » Le , une première unité d'infanterie de l'air, de type commando, est créée.
En mars 1958, le général d'armée Bailly trouve le poids financier de la guerre d'Algérie trop important, alors que le budget des forces opérationnelles sur le continent est comprimé. Il demande à être déchargé de ses fonctions.
Fin de carrière Paul Bailly eut parfois des relations tendues et des divergences de points de vue avec le général Charles de Gaulle, malgré un respect mutuel. De Gaulle le nomme inspecteur général de l'Armée de l'air en 1958.
En 1959, Bailly devient administrateur d'une société pétrolière, la SAFREP. L'année suivante, il est attaché à la direction générale de la société Lorraine-Escaut, jusqu'en 1966.
Pour ses exploits de guerre, ses heures de vol, ses décorations militaires, le général Bailly est nommé au rang de grand-croix de la Légion d'honneur (décret du ).
Retraite Il meurt le , dans un accident de la route à Ligny-en-Barrois (Meuse).
Vie privée Il se marie deux fois. De sa première union naissent 3 enfants : Jean-Claude, Jacques et Françoise.
Ayant en commun une passion pour l'aviation, ou encore l'armée, il se lie d'une forte amitié avec le poète et aviateur français Antoine de Saint-Exupéry.
Carrière militaire
1924 : sous-lieutenant à sa sortie de Saint-Cyr 1926 : lieutenant 1931 : capitaine 1938 : commandant 1942 : lieutenant-colonel 1944 : colonel 1946 : général de brigade 1949 : général de division 1951 : général de corps d'armée 1955 : général d'armée
Décorations
Décorations françaises
Grand-croix de la Légion d'honneur Croix de guerre 1939-1945, 3 citations Croix de guerre TOE, 2 citations Croix du combattant Médaille de l'Aéronautique Médaille coloniale agrafe AFRIQUE Médaille commémorative de la guerre 1939-1945 Médaille commémorative de Syrie-Cilicie agrafe LEVANT
Décorations étrangères
Chevalier / Dame commandeur (Knight / Dame Commander) de l’ordre de l'Empire britannique Officier de la Legion of Merit (États-Unis) Grand officier de l'ordre du Mérite de la République italienne Commandeur de l'Ordre de la Couronne belge Commandeur de 1^re classe de l’Ordre de l'Épée de Suède Commandeur de 1^re classe de l’Ordre de l’armée du peuple yougoslave Grand officier de l’Ordre du Ouissam Alaouite (Maroc) Médaille d’argent de l'ordre du Mérite syrien
Références
Catégorie:Général français du XXe siècle Catégorie:Naissance en septembre 1903 Catégorie:Naissance à Nice Catégorie:Décès en mai 1976 Catégorie:Général de l'Armée de terre française Catégorie:Décès dans la Meuse Catégorie:Décès à 72 ans