Pierre Marcel Poilievre, né le à Calgary (Alberta), est un expert-conseil en communications, homme d'affaires et homme politique canadien.

Il est chef du Parti conservateur du Canada depuis le et chef de l'opposition officielle du au et, de nouveau, depuis le .

Il est député à la Chambre des communes du Canada des circonscriptions ontariennes de Nepean—Carleton de 2004 à 2015 et de Carleton de 2015 à 2025, puis de la circonscription albertaine de Battle River—Crowfoot depuis .

Il exerce les fonctions de ministre d'État des Institutions démocratiques de 2013 à 2015 et ministre des Ressources humaines et du Développement social en 2015 dans le cabinet de Stephen Harper.

Biographie Jeunesse et études Adopté par des professeurs fransaskois., il étudie les relations internationales à l'Université de Calgary et participe aux forums de débat du campus pendant ses études.

Avant de se lancer en politique, il est copropriétaire et opérateur de 3D Contact Inc., une firme de sondage et de consultants, l'autre partenaire étant Jonathan Denis, avocat à Calgary. Il travaille également pour Magna International, se concentrant sur les communications et fait du travail de relations publiques à Toronto. Avant son élection en tant que parlementaire, il travaille comme assistant pour les députés Stockwell Day et Jason Kenney de l'Alliance canadienne. En 1999, il contribue à un essai sur les politiques publiques pour le livre At Stake, une collection d'essais du programme As Prime Minister Awards de Magna International.

Parcours politique Il remporte la nomination du Parti conservateur du Canada dans la circonscription de Nepean—Carleton pour les élections fédérales de 2004, à l'âge de 25 ans, après que le député provincial ontarien John Baird décide de ne pas se présenter. Dans une course très observée, Poilievre défait le ministre David Pratt, candidat à sa réélection pour le Parti libéral du Canada, par près de , soit 5,5 % du total des suffrages. Les libéraux sont réduits à un gouvernement minoritaire lors des élections.

Lors des élections fédérales de 2006, il est réélu avec 55 % des voix, défaisant le candidat libéral par plus de . Les conservateurs peuvent former un gouvernement minoritaire à l'échelle nationale. Le , il est nommé secrétaire parlementaire de l'honorable John Baird, le président du Conseil du Trésor. Réélu en 2008 avec 55,8 % des voix et en 2011 avec 55,4 % des voix, il se présente dans la nouvellement rétablie circonscription de Carleton en 2015, à la suite de l'abolition de Nepean—Carleton. Il est réélu avec 46,8 % des voix.

Nommé ministre d'État des Institutions démocratiques le par le premier ministre Harper, il devient ministre des Ressources humaines et du Développement social le en remplacement de Jason Kenney. Poilievre quitte ses fonctions le , lors de l'entrée en fonction du cabinet de Justin Trudeau.

Course au leadership du Parti conservateur L'un des co-présidents de la campagne de Pierre Poilievre est John Baird, un ancien ministre du gouvernement Harper que Pierre Poilievre considère comme l'un de ses mentors. Une controverse sur le choix de Baird éclate lorsque Poilievre déclare alors que John Baird aurait assisté à quatre reprises à ce forum lorsqu'il était ministre dans le gouvernement de Stephen Harper.

Une autre controverse sur le choix de Leo Housakos à titre de co-président de la campagne de Pierre Poilievre fait surface durant la course au leadership du Parti conservateur. Le nom de Housakos est mentionné à maintes reprises durant la commission Charbonneau et plusieurs allégations qui n'ont jamais pu être prouvées le lient à des activités de financement douteuses durant les années où Leo Housakos était impliqué avec l'Action démocratique du Québec et avec Union Montréal, le parti de l'ancien maire de Montréal, Gérald Tremblay. Leo Housakos a également décidé de rembourser en dépenses considérées comme illégitimes par le vérificateur général du Canada.

Le , Pierre Poilievre, l'un des aspirants chefs du Parti conservateur du Canada, annonce qu'il refuse de participer à un troisième débat dans la course à la chefferie alors que la très grande majorité (64 %) des membres du parti qui ont participé à un sondage souhaitait la tenue d'un tel débat. Poilievre et Leslyn Lewis refusent tous les deux de participer, s'exposant ainsi à une amende de imposée par le parti; cette amende étant financée par les fonds (plus de 4 millions de dollars canadiens) qu'il a récoltés auprès de ses partisans.

Il est largement élu à la tête du parti, obtenant 68,15 % des voix sur , loin devant son principal concurrent, l’ancien premier ministre du Québec Jean Charest (16,07 %). Cependant, selon un sondage tenu en , 34 % des répondants au Canada ont une impression négative et 29 % une impression positive de Poilievre (37 % sont indécis).

Chef du Parti conservateur et élections fédérales de 2025 Pierre Poilievre est le leader conservateur lors des élections fédérales de 2025, dont il apparaît largement favori en début d'année selon les enquêtes d'opinion. Lors du scrutin du , les conservateurs arrivent en deuxième position, et Poilievre est battu dans sa propre circonscription de Carleton par le candidat libéral Bruce Fanjoy. Malgré sa défaite, il affirme son intention de rester chef du Parti conservateur. Le , le député Damien Kurek, élu dans la circonscription fédérale de Battle River—Crowfoot, en Alberta, une des plus conservatrices du pays, annonce sa démission afin de permettre à Poilievre de briguer de nouveau un siège à la Chambre des communes lors d'une élection partielle. Kurek démissionne effectivement le , ouvrant ainsi la voie à une élection anticipée qui se tient le . Pierre Poilievre est élu en obtenant plus de 80 % des voix et retrouve son poste de chef de l'opposition officielle.

Opinions politiques Pierre Poilievre est proche de la droite libertarienne. Hélène Jouan, du journal Le Monde, décrit Poilievre comme appartenant à la frange la plus radicale du Parti conservateur. Son soutien au Convoi de la liberté et au mouvement de lutte contre les mesures sanitaires lui a permis de gagner fortement en popularité, alors qu'Erin O'Toole, le chef du parti, s'était montré des plus tièdes dans son soutien aux camionneurs. Il lui est reproché de flirter avec des théories complotistes et leurs auteurs.

Lui-même se présente comme candidat « antiwoke ». Il est cependant pro-choix concernant l'avortement et soutient la reconnaissance du mariage homosexuel, bien qu'il se soit opposé à sa légalisation en 2005.

En 2021, Poilievre soutient que les déficits, la création monétaire, les taux d'intérêt très bas et la taxe carbone sont les principales raisons qui expliquent l'inflation. Il plaide pour la normalisation des cryptomonnaies comme moyen de sortir de l'inflation. Critique féroce de la Banque du Canada, il promet, s'il devient premier ministre, de lui retirer notamment son pouvoir d'imprimer les dollars canadiens. Il souhaite couper le financement de la plupart des médias publics, ce qui conduirait à leur disparition ou à leur privatisation.

Il est pro-pétrole, déclarant vouloir augmenter la production canadienne en développant les moyens de transport du pétrole d'un bout à l'autre du pays, et abolir la taxe carbone, censée réduire l'impact sur l'environnement. Il souhaite aussi relancer GNL Québec, le projet ayant été suspendu en 2021 à la suite d'un rapport très critique du Bureau d'audiences publiques sur l'environnement (BAPE). Il prévoit lutter contre le réchauffement climatique avec des technologies vertes. Ces technologies incluent le séquestration géologique du dioxyde de carbone et les voitures électriques.

Il est partisan de la monarchie canadienne comme régime politique et constitutionnel actuel.

À cause de ses idées et de ses rapprochements avec les notions libertariennes (entre autres, l'antagonisme contre les politiques qui visent à combattre le changement climatique et la pollution), Poilievre est comparé à Donald Trump.

Pierre Poilievre annonce son intention de créer des zones canadiennes prêtes à bâtir pour accélérer l'octroi de permis de construction pour les entreprises, incluant des projets comme GNL Québec. Cette initiative permettrait d'identifier des emplacements adaptés à des infrastructures industrielles et de pré-approuver les permis avant les demandes officielles. Lors de son discours à Saguenay, il affirme que le soutien au projet GNL Québec avait évolué, bien que ce dernier soit rejeté par les autorités environnementales pour des raisons de viabilité et d'acceptabilité sociale.

Il suscite de vives critiques après avoir déclaré en que l'ancien premier ministre Justin Trudeau aurait dû être jugé au criminel et être emprisonné, mais également que la GRC n'avait pas fait correctement son travail. Ces déclarations font grand bruit dans la presse et au parlement canadien.

Vie privée Il est marié à Anaida Galindo Poilievre depuis 2017. Le mariage s'est déroulé au Portugal. Ils ont 2 enfants, Valentina et Cruz.

Résultats électoraux

Notes et références

Notes

Références

Liens externes

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