Louis Pierre Martin, né le à Guingamp, et décédé le à NiceÉtat civil sur le fichier des personnes décédées en France depuis 1970, est un militaire français.
Biographie
Il n'a que vingt ans lorsqu'il rejoint les Forces françaises de l'intérieur. Sergent, il est récompensé de sa bravoure par la croix de guerre 1939-1945. À la fin de la guerre, il entre à l'École militaire interarmes, promotion de la Victoire.
Le , il est nommé sous-lieutenant et rejoint en avril l’école d’application de l’infanterie à Auvours.
Affecté à la Légion étrangère le , il rejoint le DCRE à Sidi bel-Abbès. Le lieutenant Martin rejoint dès 1948 la demi-brigade de la Légion étrangère en Indochine où il prend le commandement de la compagnie du bataillon. Il est cité à la tête de son unité.
Il quitte l'Indochine et la 13 en 1950 pour rejoindre le Bataillon étranger de parachutistes à Sétif en Algérie. Breveté moniteur parachutiste, il est ensuite désigné pour servir au BEP en Indochine. Il se distingue alors en tant que commandant de la .
Le , il saute sur Diên-Biên-Phû à la tête de son unité. Il participera alors à la totalité du siège et sera plusieurs fois blessé lors de la défense du camp retranché.
Emprisonné avec de nombreux camarades, il rejoint après sa libération le BEP en Algérie. Commandant de nouveau une compagnie, il s'illustre au cours de nombreuses opérations. En novembre 1956, il participe à l'opération « Mousquetaires » pour la reprise du canal de Suez puis retrouve l'Algérie jusqu'au , date à laquelle il est muté à l'état-major des armées.
Mais « Loulou » Martin est un homme de terrain et c'est à sa demande qu'il est de nouveau affecté au REP en 1959 avec le grade de chef de bataillon.
Il participe en 1961 au putsch des généraux à Alger contre de Gaulle mais n'écope que d'une faible sanction. Muté en 1961 à l'école des opérations aériennes combinées en Allemagne, il tombe gravement malade. À sa sortie de l'hôpital, il est affecté au RI de Brive et il quitte le service actif à sa demande le .
Il prend part à une opération au Yémen au côté de Bob Denard.
En 1970, il est placé à la tête de la Garde présidentielle gabonaise, chargée de défendre le régime de Omar Bongo, aligné sur Paris.
Cinq fois blessé, le commandant Martin, figure légendaire des légionnaires parachutistes, était fait grand officer de la Légion d'honneur en 2004. Titulaire de la croix de guerre 1939-1945, de la croix de guerre des Théâtres d'opérations extérieurs et de la Croix de la Valeur militaire, il totalisait 14 citations dont huit à l’ordre de l’armée, une à l’ordre du corps d’armée, trois à l’ordre de la division et deux à l’ordre de la brigade. Ses croix de guerre sont exposées au Musée de la Légion étrangère. Le , il est désigné pour porter la main du capitaine Danjou lors des cérémonies de Camerone à Aubagne.
Il décède le à Nice. Les obsèques ont lieu en présence du général Bruno Dary, commandant la Légion étrangère et du colonel Patrice Paulet, chef de corps du REP en exercice, en l'église du Vœu.
Sources
Références
Catégorie:Officier de Légion étrangère Catégorie:Militaire français de la Seconde Guerre mondiale Catégorie:Naissance en janvier 1924 Catégorie:Naissance à Guingamp Catégorie:Décès en septembre 2005 Catégorie:Grand officier de la Légion d'honneur Catégorie:Titulaire de la croix de guerre 1939-1945 Catégorie:Titulaire de la croix de guerre des Théâtres d'opérations extérieurs Catégorie:Décès à 81 ans Catégorie:Naissance dans les Côtes-du-Nord Catégorie:Décès à Nice Catégorie:Militaire français de la guerre d'Indochine Catégorie:Militaire français de la guerre d'Algérie