Marc Claude Marie Trapadoux, né à Lyon le et mort à Paris le , est un écrivain et philosophe français, qui fut proche de la bohème parisienne.
Biographie D'après Jules Levallois qui fut son ami, Marc Trapadoux est issu d'une famille aisée originaire d'Auvergne, et qui faisait commerce à Lyon, sous le nom de « Maison Jean Trapadoux et Dubosc », ville où il est né, rue du Bât-d'Argent. Mystérieux, Trapadoux aimait à raconter qu'il était né durant un voyage en bateau revenant des Amériques. Sa mère, devenue veuve, serait ensuite entrée en religion Jules Levallois, Mémoires d’un critique : milieu de siècle. Souvenirs anecdotiques..., Paris, La Librairie illustrée, 1896, et suiv. — lire sur Gallica.. En réalité, ses parents sont Marie-Louise Zoé Condot et Jean Trapadoux, négociants en textileArchives de Lyon - 1822 - Acte de naissance n° 1518, vue 193/341.. vignette|redresse|gauche| Marc Trapadoux, Jean Wallon et Courbet à la brasserie Andler-Keller (vers 1848, dessin de Courbet). Élève de l'abbé Noirot au Collège royal de Lyon, Trapadoux monte à Paris au début des années 1840. Il fréquente le café Momus, le café Tabourey (place de l'Odéon)Alfred Delvau, Histoire anecdotique des cafés et cabarets de Paris, Paris, Dentu, 1862, — sur Gallica., le café Perrin de la place Saint-Sulpice, et la brasserie Andler-Keller de la rue Hautefeuille, autant de lieux où se réunit à cette époque la jeunesse que décrira Henry Murger, dans ses Scènes de la vie de bohème (1851), servant de modèle à CollinePetra ten-Doesschate Chu, Correspondance de Courbet, Paris, Flammarion, 1996, ..
Après un voyage d'études en ItalieSimon Brugal, « Marc Trapadoux et Charles Baudelaire », in: Le Figaro, 19 janvier 1887, — lire sur Gallica., il publie en 1844 un premier essai, Histoire de S. Jean de Dieu chez un éditeur catholique de la rue Cassette. Après la parution de son premier ouvrage, il collabore à L'Histoire de France dirigée par l'abbé GenoudeGazette de France, 10 septembre 1844, — sur Retronews.. Selon Charles Monselet, témoin de la bohème, Trapadoux, très proche de Jean Wallon, cessa de fréquenter le Momus après cette date, pour se rapprocher des tenants du réalisme. Il eut l'occasion d'héberger Charles Baudelaire chez lui : vivant dans une simple chambre, il n'y possédait aucun livre. Excentrique, taiseux, il est surnommé le « géant vert », du fait de son pardessus vert, et décrit comme étant Le Don Quichotte, 10 juillet 1885, — sur Gallica..
Gustave Courbet, assidu de la brasserie Andler-Keller, qui avait son atelier dans la même rue, fait son portrait en 1848-1849, en lecteur de livre d'estampes (Marc Trapadoux examinant un livre d'estampes, Troyes, musée Saint-Loup).. Vers 1852, Trapadoux fréquente une brasserie de la rue Serpente où il donne des conférences à des proches, dont Courbet, et s'oppose à Champfleury et Alexandre Schanne, qui le lui rendent bien. Il figurerait dans la grande toile L'Atelier du peintre (1855)Henri d'Ideville, « Vieilles maisons et jeunes souvenirs », in: Gazette nationale, Paris, 26 août 1876, — sur Retronews..
Dans les années 1850, Trapadoux collabore à La Revue contemporaine dans laquelle il publie une étude remarquée sur le sculpteur Rude, puis à la Revue européenne (1857). En 1859, il entre au comité éditorial de la revue Paris qui s'en va et Paris qui vient animée par Léopold Flameng et éditée par Alfred CadartParis qui s’en va et Paris qui vient, sur Gallica..
Par la suite, il aurait été brièvement professeur de philosophie dans une institution de province. On retrouve sa signature dans le journal La Célébrité (1864), où il signe entre autres un article sur l'institution pédagogique de M. Rossat située à CharlevilleLa Célébrité, 24 septembre 1864, — sur Gallica..
Dans une lettre envoyée par Courbet à Henri d'Ideville le , le peintre témoigne des dernières années de son ami Trapadoux, et dit qu'il était devenu, en Belgique, correspondant pour des journaux étrangersLettre publiée dans La Vie littéraire, Paris, 7 février 1878, — lire sur Retronews..
Trapadoux, décrit dans son acte de décès comme professeur résidant à Vanves, meurt à Paris le Archives de Paris , année 1865, acte de décès n° 3098, vue 3/15..
Écrits publiés Histoire de S. Jean de Dieu, Paris, Waille, 1844 — lire en ligne. L'Œuvre de M. Cordier, galerie anthropologique et ethnographique pour servir à l'histoire des races. Types des anciennes races. Statues, statuettes, bustes, médaillons... Catalogue descriptif, Paris, Imprimerie de Charles Lahure, 1860 — lire en ligne. L'Esprit moderne dans la statuaire : François Rude, Paris, Bureaux de la Revue européenne, 1861. Études sur l'art contemporain : Mme Ristori, ses représentations aux Italiens et à l'Odéon, Paris, Dentu, 1861.
Notes et références
Liens externes
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