vignette|319x319px Les pertes humaines pendant la guerre de Gaza depuis 2023 sont évaluées à plus de Palestiniens tués, dont au moins ; et à plus de , dont plus de , par les bombardements israéliens, le siège de Gaza puis l'invasion terrestre israélienne de la bande de Gaza. S'y ajoutent palestiniens lors des incursions militaires israéliennes en Cisjordanie et plus de libanais dans le conflit entre Israël et le Hezbollah de 2023-2024.. Par ailleurs, Israéliens ont été tués lors de l'attaque du Hamas contre Israël d'octobre 2023.

Estimations globales Selon les estimations, sous réserve de vérification, du Bureau de la coordination des affaires humanitaires, environ personnes ont été tuées sur le territoire israélien dans l'attaque du , dont au moins 33 enfants.

Les bombardements israéliens, le siège de Gaza et l'invasion terrestre israélienne ont tué plus de , dont , entre le et le .. En novembre 2024, les estimations font état de plus de Palestiniens tués, dont au moins ; et à plus de , dont plus de . Le , le général Herzi Halevi, chef d'état-major jusqu'à sa démission en , déclare que plus de 10 % des 2,2 millions d’habitants de Gaza avaient été tués ou blessés.

ont été tués à la frontière avec Israël entre le début de la guerre et le , dont 144 combattants du Hezbollah. Des victimes sont également tombées en Syrie..

sont morts dans la bande de Gaza entre le et le ..

auraient été tués au cours des bombardements entre le début de la guerre et le , selon l'armée israélienne.. Selon le Hamas au printemps 2024, 70 otages sont morts au cours des bombardements.

humanitaires de l'UNRWA ont été tués à la date du . Au , ce chiffre monte à 192.

(103 Palestiniens, deux Israéliens et trois Libanais) ont été tués entre le et le , selon l'estimation la plus prudente, celle du site du Comité pour la protection des journalistes..

Près de 4 000 Palestiniens de Gaza qui travaillaient quotidiennement en Israël y ont disparu, et sont probablement détenus dans les prisons israéliennes.

Les décomptes de morts à Gaza sont considérés comme probablement sous-évalués, étant donné que le ministère de la Santé de Gaza comptabilise uniquement les personnes décédées dans les hôpitaux ; or des milliers de Palestiniens voire des dizaines de milliers se trouvent sous les décombres, selon Libération (). En effet, plus de 10 000 personnes sont déclarées disparues à Gaza le .. Par ailleurs, ces données ne font pas la distinction entre combattants et civils, et

Attaque du Hamas du 7 octobre 2023

Pertes civiles Le , le Hamas lance une attaque massive contre Israël sur des bases militaires, des villages et un festival de musique se tenant près des bordures de la bande de Gaza. Au cours de cette attaque, 695 civils israéliens et 71 ressortissants étrangers sont tués. Parmi eux, 36 enfants (de moins de 18 ans).. La plus jeune victime est âgée de . Les victimes israéliennes comprennent notamment morts ou portés disparus, dont beaucoup sont des Bédouins du Néguev..

Des massacres ont eu lieu dans plus de neuf kibboutzim où résident des civils ; le massacre du festival de musique de Réïm tue , et celui de Be'eri tue cent personnes.

Il s'agit de l'attaque la plus meurtrière de l'histoire d'Israël.

Journalistes

Selon le Comité pour la protection des journalistes, quatre journalistes ont été tués en Israël, dont Roy Edan et Yaniv Zohar..

Travailleurs migrants Au moins migrants, principalement originaires de Thaïlande et du Népal, ont été tués.

Pertes militaires Selon Tsahal, durant l'attaque, 373 militaires israéliens et 1 500 combattants du Hamas. meurent.

Otages vignette| Des affiches à Tel Aviv appelant au retour des otages israéliens à Gaza. Le , sont prises en otages par le Hamas. Au , demeurent captifs aux mains du Hamas dont plusieurs enfants dont un nourrisson.

Révision du nombre de victimes Le , Israël a révisé son bilan des victimes de 1 400 à 1 200 après avoir conclu que bon nombre des corps identifiés étaient ceux de terroristes du Hamas..

En , ce chiffre a été révisé à 1 139 : israéliens (dont ), 71 ressortissants étrangers et des forces de sécurité.. Cinq personnes sont également portées disparues, dont quatre Israéliens.

Blocus, bombardements et invasion de la bande de Gaza vignette| El-Remal dans la ville de Gaza à la suite d'une frappe aérienne israélienne, le 10 octobre 2023.

Pertes totales gazaouies Au , au moins . sont tués, dont , et plus de sont portés disparus, selon le ministère de la Santé de Gaza et l'UNICEF. Au moins sont blessées. Selon les Nations unies, 70 % des personnes tuées sont des enfants et des femmes..

La bande de Gaza a subi d'énormes pertes humaines à cause des bombardements israéliens..

D’autres estimations dépassent les , en prenant en compte les morts indirectes. En , un collectif de soignants américains estime à le nombre de vies perdues à Gaza depuis le du fait de la guerre. et , la revue médicale The Lancet estimait ce nombre à Rasha Khatib, Martin McKee et Salim Yusuf, « Counting the dead in Gaza: difficult but essential », The Lancet, 5 juillet 2024, cette estimation provient cependant d'une lettre ouverte et ne possède pas de valeur académique. Une étude de la même revue place cependant le nombre de morts à 64 260 au .

Enfants

Nombre d'enfants tués Une proportion importante des victimes sont des enfants : près de la moitié de la population du territoire a moins de en 2022, selon le ministère de la Santé de Gaza. Selon CNN, 41 % des personnes tuées sont des enfants..

Selon le ministère de la Santé de Gaza, entre le et le , ont été tués.. L'ONG Save the Children indique par ailleurs, en , que sont portés disparus, soit parce qu'ils sont ensevelis sous les décombres, prisonniers ou ont perdu le contact avec leurs proches.

La guerre de Gaza est extrêmement meurtrière pour les enfants. Le nombre d'enfants tués à Gaza par l'armée israélienne en octobre et (5 000) est plus élevé que le nombre entier d'enfants tués dans tous les conflits armés de l’année 2022 (2 985), selon un rapport des Nations unies.

En outre, une dizaine d'enfants en moyenne sont amputés d'une ou de leurs deux jambes chaque jour selon l'Office de secours et de travaux des Nations unies pour les réfugiés de Palestine dans le Proche-Orient.

Analyse Le nombre d'enfants tués entre le et ( tués selon le ministre de Santé de Gaza) dépasse déjà, en un mois, le nombre d'enfants tués chaque année dans des guerres depuis 2019. À titre de comparaison, durant la guerre en Ukraine, ont été tués en 2022 ; ont été tués en 2023 dans un décompte arrêté au .

Réactions La directrice régionale de l'UNICEF Adèle Khodr a déclaré que le nombre de morts d'enfants à Gaza « entache de plus en plus notre conscience collective »..

Familles vignette| Un homme entouré de sacs mortuaires dans le camp de Jabalia. Des noms de famille sont supprimés du registre civil de Gaza, des familles entières ayant été tuées.. Le Financial Times rapporte que la perte de grands groupes familiaux « détruit le tissu social de Gaza ».

Le New York Times déclare : « Des arbres généalogiques ont été démembrés et des branches entières effacées. » En , le nombre de familles entièrement tuées s'élevait à 825. En , ce chiffre s'élève à , avec de familles avec un seul membre survivant..

Journalistes

Selon le Comité pour la protection des journalistes, entre le et le , palestiniens sont tués.

Selon le bureau de presse à Gaza, 147 journalistes et travailleurs des médias sont tués entre le et le .

Cour pénale internationale Le , Reporters sans frontières (RSF) demande à la Cour pénale internationale d'ouvrir une enquête prioritaire pour crimes de guerre à la suite de l'assassinat de neuf journalistes dans l'exercice de leurs fonctions, en Palestine et en Israël.. RSF note que 41 journalistes ont été tués au cours du premier mois du conflit, précisant que plusieurs journalistes ont été tués par Israël dans leurs maisons.. Israël tient des registres du lieu et de la résidence de chaque personne à Gaza.. RSF a déclaré qu'Israël avait eu recours à des frappes ciblées pour tuer des journalistes à Gaza..

Reporters sans frontières dépose une deuxième plainte auprès de la Cour pénale internationale le , pour « crimes de guerre », commis par l’armée israélienne contre sept reporters palestiniens qui auraient été tués par des tirs de sniper, des missiles ou des drones.

Chronologie De nombreux journalistes palestiniens à Gaza ont été tués par des attaques israéliennes alors qu'ils étaient dans l'exercice de leurs fonctions. Ibrahim Mohammad Lafi, photographe d'Ain Media, a été tué par balles au niveau du poste-frontière d'Erez le alors qu'Israël débutait sa réponse à l'attaque du Hamas.. Selon RSF, ce journaliste « portait un gilet pare-balles floqué « presse » et tenait son appareil photo à la main ». Mohammad Jarghoun, journaliste de Smart Media, a été tué le même jour ; « il couvrait le conflit dans une zone à l’est de la ville de Rafah, dans le sud de la bande de Gaza » selon le Comité pour la protection des journalistes. Le journaliste indépendant Mohammad el Salhi a également été abattu le à la frontière à l'est du camp de réfugiés de Bureij dans le centre de Gaza.. Le , Saeed al-Taweel, rédacteur en chef du site Internet Al-Khamsa News, Mohammed Sobh et Hisham Alnwajha ont été tués par une frappe aérienne alors qu'ils filmaient une attaque dans la ville de Gaza.

Dans la journée du , 6 journalistes palestiniens sont tués par les bombardements israéliens, dont 3 lors du bombardement de la tour Hajji, alors qu'ils étaient « clairement identifiables comme journalistes ».

Le , le Comité pour la protection des journalistes confirme la mort de 21 journalistes ; huit sont blessés et trois portés disparus ou détenus. Un rapport publié le par Reporters sans frontières (RSF) indique qu'Israël a pris pour cible des journalistes clairement identifiables comme tels, lors de deux frappes de missiles le qui ont tué un journaliste et en ont blessé quatre. Le , RSF indique que 34 journalistes ont été tués dans le conflit, dont 12 « en relation avec leur travail », 10 lors de l'attaque israélienne sur Gaza ; RSF décrit les deux premières semaines du conflit comme le début de guerre le plus meurtrier du pour les journalistes. Le , le journaliste Mohammad Abu Hasira aurait été victime d'un assassinat ciblé ; la frappe israélienne tue aussi 21 membres de sa famille selon Libération qui relaie le ministère de la Santé de Gaza ; ou de sa famille selon The Hindu qui relaie l'agence de presse palestinienne Wafa.

Travailleurs humanitaires alt=Men surrounding a bombed vehicle. There is some blood streaking it.|vignette| Une ambulance du Croissant-Rouge palestinien touchée par un missile israélien à Khan Younès. 196 travailleurs des Nations unies, dont 192 travailleurs humanitaires de l'Office de secours et de travaux des Nations unies pour les réfugiés de Palestine dans le Proche-Orient (UNRWA) ont été tués entre le et le . Le , l'UNRWA signale qu'une école abritant plus de a été touchée et que son siège était pris pour cible par Israël. L'armée israélienne accuse l'UNRWA d'être complice du Hamas, et prétend avoir trouvé un tunnel sous son siège. Médecins sans frontières (MSF) a déclaré avoir dénombré du personnel médical tués depuis le . MSF déclare le qu'une infirmière et un chauffeur d'ambulance ont été tués et plusieurs autres blessés lors des frappes israéliennes contre l'hôpital Nasser de Khan Younès et l'hôpital indonésien de la ville de Gaza. Le MSF accuse l'armée israélienne d'avoir ciblé un de ses convois, attaque qui a fait deux morts. du Croissant-Rouge palestinien ont été tués entre le et le . le Comité indonésien de secours médical d'urgence (MER-C) a confirmé qu'un membre du personnel avait été tué près d'un véhicule MER-C opérationnel le . le , un employé du Programme des Nations unies pour le développement a été tué dans une frappe aérienne, avec de sa famille.