Legionella bononiensis est une espèce de bactéries gram-négatives de la famille des Legionellaceae.

Historique En des prélèvements d'eaux collectés d'un hôtel d'Émilie-Romagne a permis la découverte de plusieurs souches de Legionella mais dont les tests Latex spécifiques de ce genre ressortent négatifs. Caractérisées comme étant des souches d'une nouvelle espèce par un laboratoire de l'université de Bologne, elles ont été nommées Legionella bononiensis. Elle est la espèce de Legionella découverte depuis l'épidémie de 1976 qui a affecté l'association des légionnaires américains et la découverte en Italie, la première étant Legionella taurinensis.

Description Les Legionella bononiensis sont des bacilles négatifs en coloration de Gram et coloration de Ziehl-Neelsen. Ces bactéries sont mobiles par l'intermédiaire d'un flagelle qui n'est pas présent sur toutes les cellules. Elles peuvent croître sur milieu BCYE supplémenté en cystéine, GVPC ou MWY entre et sans différence en fonction de la présence ou pas de de CO2.

Ces bactéries sont positives pour les tests oxydase, hippurate et gélatinase, faiblement positives pour la catalase, et capables de produire une beta-lactamase.

Cette espèce ne présente pas de résistance particulière aux antibiotiques et elle est notamment sensible à la Ciprofloxacine.

Le contenu en bases nucléiques G+C est de .

Habitat Les souches de cette espèce ont été isolées dans les réseaux d'eaux chaudes et froides domestiques. Taxonomie Le nom correct complet (avec auteur) de ce taxon est Legionella bononiensis Girolamini 2022. Ce nom a été validé la même année.

La souche type est la souche 30cs62 déposée dans des banques de culture bactériennes sous le identifiants ATCC TSD-262 et DSM 112526. Étymologie L'étymologie de nom spécifique de Legionella bononiensis dérive du lieu où la souche type a été isolée et est la suivante : bo.no.ni.en’sis. L. masc./fem. adj. bononiensis, appartenant à la ville de Bologne, laquelle s'appelait Bononia à l'époque romaine.

Phylogénie Un dendrogramme basé sur les profils MALDI-TOF de spectrométrie de masse place les souches de cette espèce dans un cluster distinct dont l'espèce la plus proche est Legionella moravica.

L'analyse phylogénétique basée sur l'analyse des séquences des gènes de l'ARNr 16S, mip, rpoB et rnpB place aussi ces souches dans un cluster distinct proche d'un cluster formé par les espèces L. moravica et L. quateirensis, le tout inclus dans un regroupement monophylétique comprenant aussi L. shakespearei et L. fallonii.

Comme les autres Legionella, cette espèce fait partie des Pseudomonadota.

Références

Bibliographie Publication originale . .

Liens externes

Catégorie:Pseudomonadota Catégorie:Legionellales Catégorie:Espèce de bactéries (nom scientifique) Catégorie:Bactérie décrite en 2022