Pour un réveil écologique est un collectif écologiste français. Fondé en par la publication d'un manifeste, il regroupe des jeunes étudiant dans les grandes écoles, notamment d’ingénieurs, de commerce ou de sciences politiques. Aujourd’hui, le collectif travaille sur deux grands axes : la formation dispensée dans l’enseignement supérieur, et les enjeux autour de l’emploi.
Histoire Manifeste étudiant Pour un réveil écologique est fondé en par la publication d'un manifeste lancé par des jeunes effectuant leur scolarité dans les grandes écoles (d’ingénieurs, de commerce ou de sciences politiques) et signé par plus de de plus de 400 établissements.
Face à l’urgence écologique, le texte exprimait l’importance de changer le fonctionnement et les objectifs des entreprises en utilisant le levier des recrutements et en faisant des salariés des citoyens engagés. Une critique de la société de consommation était également exprimée. Plus globalement, le affichait la volonté de changer le système économique actuel dans lequel les étudiants signataires ne croient plus.
Selon François Prouteau, chercheur en sciences de l'éducation, le manifeste a ouvert la voie à des et .
Collectif Dans la foulée de la publication du manifeste, « l’équipe du manifeste » (comme elle s’est baptisée au début) s'agrandit et devient un collectif mobilisé sur deux piliers : l'enseignement supérieur et les entreprises. En , un grand débat réunit trois ministres (François de Rugy, Brune Poirson et Frédérique Vidal), des directeurs de grandes écoles et chefs d’entreprises, et des signataires du manifeste. Le début du débat reste consensuel et centré autour de questions générales, mais la suite est plus animée avec un recours par les étudiants à des questions plus accusatrices envers les personnalités présentes.
En , le collectif publie un rapport nommé « L’écologie aux rattrapages », dans lequel il pointe du doigt combien, malgré une amélioration de la prise en compte des enjeux écologiques, l’enseignement supérieur en France « reste très en deçà des besoins des étudiants ». Il voudrait que l’école ne copie pas les entreprises « pour la plupart, bloquées dans le business as usual ».
Le collectif évalue en le niveau d'ambition et d'effectivité des institutions publiques en matière environnentale. Les institutions publiques sont le premier employeur de France : les jeunes diplômes peuvent ainsi savoir si une carrière dans le service public serait en adéquation avec leurs aspirations.
Il organise en , dans du métro parisien, une campagne d'affichage de la synthèse du sixième rapport d'évaluation du GIEC, afin de lutter contre la faible visibilité du dernier constat des experts de l'ONU. La campagne est renouvelée deux mois plus tard à Lyon.
En , le collectif lance sa plateforme pour aider les personnes en recherche d’emploi à trouver des activités professionnelles à exercer compatibles avec la transition socio-écologique.
Il publie un sondage en sur le rapport à l’emploi des 18-30 ans, révélant les importantes exigences écologiques des nouvelles générations.
Objectifs Aujourd'hui, l'association travaille sur deux grands axes : la formation dispensée dans l’enseignement supérieur et les enjeux autour de l’emploi. Les grandes questions auxquelles l'association cherche à répondre : Comment tester la réelle volonté d’une entreprise de mettre la transformation écologique au cœur de son modèle d'affaires ? Comment traquer le greenwashing ? Comment arbitrer entre différentes offres d’emploi selon des critères verts certes, mais aussi en se voyant comme une force de transformation au sein d’une organisation ?
Réception D'après Lucile Schmid, membre du comité de rédaction de la revue Esprit, l'approche du collectif, qui associe éthique personnelle et appréciation concrète de l’emploi, point de vue individuel et enjeux de responsabilité collective, modifie assez radicalement la manière de voir le rôle des entreprises, puisqu’il s’agit de transformer globalement le modèle économique et les manières d’agir du secteur privé.
Notes et références
Catégorie:Association ou organisme ayant son siège en France Catégorie:Écologie politique en France