Les forges du Plessis-Bardoult sont situées dans la commune de Pléchâtel en Ille-et-Vilaine (Bretagne), à proximité du château du Plessis-Bardoult et des landes de Bagaron.

Historique

Le site de l'actuel haut fourneau du Plessis-Bardoult accueillait initialement un moulin à blé, connu sous le nom de Moulinet. En 1828, Anne-Marie Roland Onffroy, comte de Vérez (reconnu par ), un officier d'artillerie engagé dans l'armée anglaise (campagnes de Saint-Domingue), transforme ce lieu en haut fourneau à charbon de bois, alimenté en minerai de fer (hématite brune composée de 45 % de fer environ, 15 % de silice et 0,6 % de phosphore) par la minière de la Renoulais, située à 4,6 kilomètres. Dès 1830, le complexe s'agrandit avec l'ajout d'une forge simple, munie d'un feu d'affinerie et d'un feu de chaufferie, ainsi qu'un atelier pour la fonte moulée pour la fabrication de matériels agricoles. La méthode de forge wallonne est alors adoptée. Fonctionnant continuellement pendant sept à huit mois par an, de novembre à juillet, le haut fourneau connaît une pause dans les années 1850. En 1851, lorsque les Béru en deviennent propriétaires, le fourneau cesse toute activité.

La production annuelle du fourneau, stable, se situe entre . Tout au long du , le haut fourneau est alimenté en minerai de fer issu de la Lande de Bagaron. La consommation de charbon de bois est de , provenant des forêts alentour. Avec l'émergence des forges à l'anglaise, le Plessis-Bardoult fournit de la fonte au bois aux usines modernes de Basse-Indre près de Nantes (Forges de Basse-Indre) et de La Joie près d'Hennebont (Forges d'Hennebont).

Durant cette période, les forges du Plessis-Bardoult exploitent l'énergie hydraulique provenant de l'étang voisin pour actionner la roue à augets qui alimente les soufflets du haut fourneau. En 1851, Franco fils, un maître fondeur, envisage l'installation d'une soufflerie à piston. En 1857, l'usine emploie douze personnes au fourneau, douze au traitement du minerai et trente dans la gestion forestière.

En 1872, le nouveau propriétaire Fidèle Simon fait installer une voie ferrée de où des chevaux tractent les wagons de minerai. Toutefois, en 1875, le fourneau doit fermer pour réparations, entraînant le licenciement des ouvriers. Il rouvre en 1876 mais ferme définitivement ses portes en 1878.

Personnalités liées aux forges du Plessis-Bardoult Anne-Marie Roland Onffroy de Vérez, chevalier de l'ordre royal et militaire de Saint-Louis, exilé en Jamaïque et propriétaire du Plessis-Bardoult. Jules-Henry Onffroy de Vérez, explorateur en Amérique du Sud (Chili, Pérou) a passé son adolescence au château du Plessis-Bardoult. Pierre Richard de La Pervanchère, officier de cavalerie, propriétaire du Plessis-Bardoult () et de ses forges. Fidèle Simon, député de la Loire-Atlantique (1871-1893), décédé en 1911 dans sa propriété du Plessis-BardoultBulletin de l'Association pomologique de l'Ouest, Bibliothèque nationale de France, département Sciences et techniques, 8-S-10540 Texte en ligne 1.

Références

Voir aussi Articles connexes Forges de Paimpont Moulin de Macaire Gare de Pléchâtel Saint-Malo-de-Phily Maître de forges Forgeage Histoire de la production de l'acier

Liens externes

Moulin à blé le Moulinet, puis usine métallurgique dite forges du Plessis-Bardoult (Portail des patrimoines de Bretagne)

Cadastre ancien : Encart publicitaire, lithographie Charles Oberthür (1853) : Extrait cadastral : 1983 AL : Logement du fondeur façade antérieure est : Moulin à blé le Moulinet, puis usine métallurgique dite forges du Plessis-Bardoult, les Forges (Pléchâtel) - Vue générale du haut fourneau. : Haut fourneau, détail du Trou de Coulée :

Catégorie:Archéologie industrielle Catégorie:Patrimoine architectural en Ille-et-Vilaine Catégorie:Forge (métallurgie) en Ille-et-Vilaine