Serge Bousquet-Cassagne est un syndicaliste agricole à la tête de la Coordination rurale du Lot-et-Garonne. Il est aussi le président de la chambre d’agriculture du Lot-et-Garonne depuis 2013.
Biographie Serge Bousquet-Cassagne est un ancien joueur de rugby. Agriculteur, il cofonde la coordination rurale 47.. Il produit des pruneaux et du maïs dans son exploitation d'une centaine d'hectares, située près de Fumel. D'après le média Reporterre, sa lui a valu le surnom de .
En 2001, la Coordination rurale 47 devient le syndicat agricole majoritaire du département. Il devient vice-président de la chambre d'agriculture jusqu'en 2013, puis est élu président en 2013, et réélu en 2019.
En 2022, il est condamné en appel à dix mois de prison avec sursis pour la construction illégale du lac de Caussade... Il n'est pas condamné à vider ce lac..
En 2024, la cour des comptes étrille sa gestion financière de la chambre d'agriculture du 47, en raison d'un manque d'éthique et de contrôles en interne. Le préjudice financier est évalué à 5,7 millions d'euros et la procureure réclame en : 6 mois de sa rémunération de son poste d'éluLa Cour des comptes réclame de lourdes sanctions contre d’anciens élus de la Coordination rurale, Mediapart, 17 octobre 2025, Amélie Poinssot.
Actions Au début des années 2000, après la mort d'un automobiliste adhérent de la CR47 par collision avec un platane, il entreprend avec les membres du syndicat un abattage des platanes qui bordent la route départementale. En 2001, il occupe la préfecture d'Agen pour demander la venue en France d'ouvriers agricoles polonais et marocains , qualifiant les chômeurs français du département de .
En 2004, il soutient un agriculteur qui a abattu deux inspecteurs du travail pendant une inspection des conditions de travail de saisonniers migrants.
En représailles à la participation de la secrétaire nationale d'Europe Écologie-Les Verts, Marine Tondelier à la manifestation contre les mégabassines de Sainte-Soline, il lui interdit de pénétrer dans le département de Lot-et-Garonne. Le , il la menace via un appel téléphonique, en lui disant . Cette dernière vient tout de même dans le département 47, en évitant la gare de Marmande.
Il se fait connaître pendant le mouvement des agriculteurs de 2024 en France, en s'opposant à l'État et en déclarant de façon régulière que les normes et les contraintes environnementales nuisent au métier d'agriculteur..
Le , il menace le gouvernement d'actions , puis le , il menace de bloquer la ville de Paris avec des tracteurs. Après deux jours de route avec les agriculteurs de la CR47, il est un des membres de la Coordination Rurale du 47 à arriver au marché de Rungis, à pied avec , coprésidente de la CR47 et Éric Chassagne, président de la CR de la Dordogne. Après l'intrusion des manifestants dans une zone de stockage annexe du marché, il est placé en garde à vue par la police nationale.
Le , lors d'une assemblée de la Coordination Rurale, il appelle à mettre le « Code du travail à la poubelle » durant la campagne des élections agricoles. En , un sanglier a été éventré et pendu à proximité du bâtiment de l'inspection du travail.
En 2024, des adhérents de la Coordination rurale ont menacé leur propre syndicat locale d’actions à son encontre. Ils souhaitent que les amendes auxquelles ils ont été personnellement condamnés soient prises en charge par les fonds publics reversés au syndicat national..
Opinions Il soutient la suppression du RSA, des allocations chômage et du SMIC pour .
Il s'oppose à toute contrainte liée à la question environnementale.
Il milite pour un assouplissement de la politique migratoire française. En 2001, la Coordination rurale du Lot-et-Garonne a occupé la préfecture avec pour slogan : . Il s'agissait alors de faire pression sur l'administration qui refusait de délivrer les autorisations pour les contrats OMI (Office des migrations internationales) en raison du chômage dans le département.
Il soutient aussi les dispositifs de retenue de substitution (ou mégabassines), participe à la création du lac de Caussade et soutient celle du lac de Sivens en faveur de laquelle il envoie des membres de la Coordination Rurale du 47 affronter les zadistes..
Soutien au Rassemblement national En 2023, il affirme être politiquement de droite, mais récuse avoir une affinité avec le Front national. D'après Le Monde, il a tenté, sans succès, d'obtenir une place sur la liste du Rassemblement national pour les élections européennes de 2024.. Le , il annonce sa déception que le Rassemblement national ne soit pas arrivé au pouvoir.. En , à la suite de l'élection de Bertrand Venteau à la tête de la Coordination rurale, il indique au journal Le Monde souhaiter entrer en politique « Avec Marine, bien entendu ».
Famille Serge Bousquet-Cassagne est le père d'Étienne Bousquet-Cassagne, homme politique de 2007 à 2020, adhérant du Front national (devenu Rassemblement national en 2018)..
Notes et références
Annexes Articles connexes Mouvement des agriculteurs de 2024 en France
Bibliographie
Catégorie:Personnalité liée à Fumel Catégorie:Naissance en juillet 1959 Catégorie:Agriculteur français