Le supercalculateur Jean Zay, acheté par GENCI, est l'un des trois supercalculateurs français dédiés au calcul scientifique, doté d'une puissance de calcul de .. Il est situé sur le plateau de Saclay en Essonne, au sein de l'IDRIS, Unité d'Appui et de Recherche (UAR) du CNRS. Sa mise en place est gérée par GENCI. Il est nommé en hommage à l'homme politique français Jean Zay, ancien ministre de l'Éducation nationale et des Beaux-arts et cofondateur du CNRS.
Il est notamment utilisé dans le cadre de la recherche sur le climat, en astrophysique ou en géophysique, en physique théorique ou en chimie, en mécanique des fluides ou en combustion, ainsi que pour la recherche en intelligence artificielle et sur les grands modèles de langage.
Historique Le supercalculateur Jean Zay est ouvert en . et inauguré le . Il est conçu par Hewlett Packard Enterprise, vainqueur d'un appel d'offres, pour d'euros et est doté à son ouverture d'une puissance de calcul de .. Il s'ajoute à son prédécesseur, Turing, doté d'une puissance de calcul dix fois inférieure..
À l'origine, il est composé de contenant de Nvidia et offertes par Facebook.. Le système consomme une puissance d'environ , avec un coût en électricité annuel de l'ordre du million d'euros. Il est refroidi à l'eau chaude, eau entrant à et ressortant à , utilisée ensuite pour le chauffage du bâtiment. Plusieurs centaines de chercheurs utilisent le supercalculateur à distance chaque jour.
Un an après sa mise en fonctionnement, un nouvel investissement de d'euros est réalisé pour améliorer encore sa capacité. Il atteint alors une puissance de calcul de . En plus des bâtiments du CNRS, la chaleur récupérée est transmise au réseau de chaleur du campus urbain de Paris-Saclay..
Le , à l'occasion du salon VivaTech, le président français Emmanuel Macron annonce un nouvel investissement de d'euros, égal à l'ensemble des investissements antérieurs sur l'équipement, afin d'augmenter les capacités de calcul pour supporter l'exécution de grands modèles de langage. Un chantier commencé le et immobilisant la moitié de l'équipement présent vise ainsi à augmenter la quantité de GPU. Avant les travaux, le supercalculateur dispose d'une puissance de calcul de . et est doté de graphiques..
Suite à la mise en place de cette quatrième extension , officiellement inauguré le 13 mai 2025, la puissance de calcul de Jean Zay a atteint . On compte notamment l'ajout de Intel Sapphire Rapids et de NVIDIA H100 réparti sur de calcul BullSequana XH3000.
Ressources Nœuds scalaires () : plus de CSL (720 nœuds). Nœuds convergés (123,6 Pflops/s) : NVIDIA (Volta) V100 (427 nœuds à 16/) ; 416 GPU NVIDIA (Ampere) A100 (32 nœuds à 80 Go) ; NVIDIA (Hopper) H100 (364 nœuds à 80 Go).
Système de refroidissement vignette Le système de refroidissement de Jean Zay fonctionne majoritairement avec un refroidissement par eau ; il permet un refroidissement de l'eau chaude de . Depuis , Jean Zay est raccordé au réseau de chauffage du plateau de Saclayhttps://www.youtube.com/watch?v=SKZ_q-d7Rw0. Ainsi, une partie de la chaleur générée par le supercalculateur, , est récupérée pour la réutiliser en tant que chauffage pour les bâtiments du campus. Cette initiative s'inscrit dans le cadre du « plan de sobriété énergétique » du CNRS, visant à réduire la consommation d'énergie de l'institution.
Consommation d'énergie Selon le CNRS, en 2025, il est l'un des supercalculateurs les plus éco-efficaces d'Europe et sa chaleur résiduelle est récupérée pour chauffer l'équivalent de foyers sur le plateau de Saclay..
Notes et références
Liens externes
Site de l'IDRIS Site de GENCI
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