Premier seigneur d'Enghien connu, Englebert d'Enghien est mentionné à la fin du . En implantant sa motte castrale sur le territoire d'Enghien, il prit le nom de cette terre qu'il transmit ensuite à sa descendance. Il est la souche d'un puissant lignage féodal qui jouera un rôle important au Moyen Age dans l'histoire des principautés de Flandre, de Brabant et de Hainaut.
Biographie Englebert I d'Enghien est connu par une unique mention en 1092 dans une charte par laquelle l'évêque de Cambrai libère l'autel Saint-Pierre dans l'église de Soignies.
Les auteurs anciens (A. Miraeus-J.F. Foppens, C. Stroobant, F.V. Goethals) en font sans preuve un fils d'Eustache ou d'Otton, des auteurs plus récents (E. Matthieu, R. Goffin) d'Anselme d'Enghien qui aurait participé à la Première Croisade. Cet Anselme d'Enghien est un personnage légendaire apparu dans un roman de chevalerie de la fin du Moyen Age.
Ernest Matthieu fait d'Englebert I d'Enghien un compagnon de Baudouin IV, comte de Hainaut (1120-1171), affirmation que reprendra René Goffin. Mais c'est chronologiquement impossible. Michel de Waha affirme d'ailleurs que les Enghien ne furent jamais cités parmi les comilitiones des comtes Baudouin IV et Baudouin V de Hainaut. Et de son côté, Léopold Génicot ne cite pas non plus les Enghien parmi les comilitiones du comte de Hainaut.
Englebert I était sans doute un seigneur allodial issu d'une famille de la haute aristocratie du implantée dans l'ancien Pagus de Brabant qui, en établissant sa motte dans le Bois du Strihoux (paroisse de Hoves, mais écart d'EnghienLa ville d'Enghien n'existait pas encore. Jusqu'à la fin du , la dénomination Enghien correspond au territoire de ce qui deviendra Petit-Enghien. La "ville" d'Enghien ne sera fondée que dans la seconde moitié du . Elle s'appellera d'abord Enghien-le-Château, par opposition à Vieil-Enghien, puis Grand-Enghien par opposition à Petit-Enghien, et finalement simplement Enghien. ), prit le nom d'Enghien qu'il transmis ensuite à ses descendants.
Englebert I d'Enghien n'est cité qu'en 1092. Ensuite, il faut attendre 1117 avec Boniface, et 1121 avec Hugues, pour que d'autres Enghien soient mentionnés dans les textes, soit une génération plus tard. Il est possible qu'Englebert I ait participé à la Première Croisade, comme tant d'autres seigneurs de son époque, et n'en soit jamais revenu, laissant derrière lui de jeunes enfants qui ne seront cités que des années plus tard, une fois arrivés à l'âge adulte. Mariage et enfants Son alliance matrimoniale n'est pas connue. Il fut peut-être le père de :
Boniface d'Enghien, cité en 1117. Boniface pourrait tout aussi bien être le frère d'Englebert I d'Enghien plutôt que son fils; et il pourrait aussi être le père d'Hugues plutôt que son frère, aucun lien de parenté entre ces personnages n'étant spécifié dans les sources. Il est possible qu'il ait été seigneur d'Enghien avant Hugues et qu'il exerçait encore ce pouvoir en 1117. Hugues d'Enghien, seigneur d'Enghien de ... 1121 à environ 1165. Gossuin Hennerus, frère d'Hugues seigneur d'Enghien, cité de 1122 à 1161.
Notes et références
Voir aussi
Bibliographie
Luc Delporte, La seigneurie et les premiers seigneurs d'Enghien (III). Englebert d'Enghien (... 1092 ...), dans Annales du Cercle Archéologique d'Enghien, t. 40, 2007, pp. 7-27. Luc Delporte, Anselme d'Enghien (fin s.), un personnage légendaire !, dans Bulletin trimestriel du Cercle Archéologique d'Enghien, n° 24, sept. 1999, pp. 470-475. Luc Delporte, La seigneurie et les premiers seigneurs d'Enghien (II). Boniface d'Enghien (1117), seigneur d'Enghien ?, dans Annales du Cercle Archéologique d'Enghien, t. 39, 2005, pp. 29-42. M. de Somer, Recherches sur les origines de la noblesse en Hainaut, Un lignage noble hennuyer : les d’Enghien aux , mém. de licence inédit, université libre de Bruxelles, 1955-1956. René Goffin, Généalogies enghiennoises, livre 1, La maison d ’Enghien, s.d., Grandmetz (Recueil 3 des Tablettes du Hainaut). Ernest Matthieu, Histoire de la ville d'Enghien, Mons, 1876, pp. 12-37. Jacques Reygaerts, La région d'Enghien : une géographie historique, une histoire urbaine, 2 vol., s.l., 1998, 1154 pp. Bernard Roobaert et Jean-Jacques Vanhollebeke, Le Liber Chronotaxis de Godfried van Elshoudt (1137-1197) et les seigneurs d'Enghien, dans Annales du Cercle Archéologique d'Enghien, t. 37, 2003, pp. 5-23. Jean-Jacques Vanhollebeke, La seigneurie d'Enghien (des origines à la fin du ), Bruxelles, AGR, 2001.
Articles connexes Maison d'Enghien
Liens externes FMG - Medieval Lands : Enghien (en anglais)
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