Eugenie Schwarzwald naît le en Galicie orientale (appartenant à l'Autriche-Hongrie) sous le nom d'Eugenie Nussbaum et meurt en 1940 d'un cancer du sein à Zurich.
Elle est à la fois pédagogue réformiste, journaliste, assistante sociale, promotrice d'art et amoureuse des humains. Elle a fondé l'« École Schwarzwald » et défendait l'égalité d'accès à l'éducation pour les filles.
Biographie
Elle passe son enfance et son adolescence à Czernowitz, puis part à Zurich, où elle s'inscrit à l'université. À l'époque, c'est la seule possibilité pour les femmes de faire des études. En 1900, elle est la première femme à obtenir un doctorat en germanistique.
En 1901, elle prend la direction provisoire d'un lycée de jeunes filles sur la Franziskanerplatz à Vienne, le premier établissement scolaire Schwarzwald. Elle fonde la première école primaire mixte d'Autriche et le premier Realgymnasium pour jeunes filles. Cette école forma notamment Emmy Wellesz, célèbre historienne de l'art, Marianne Schmidl, qui fut la première femme à recevoir un doctorat en ethnologie de l'Université de Vienne, et l'anthropologue Margarete Weninger, née Taubert.
Elle promeut une école de la joie, où l'imagination, la créativité et la conscience de soi sont encouragées.
Dans sa "maison ouverte" de la Josefstädter Straße, elle accueille des artistes renommés du mouvement moderne viennois. Elle invite des artistes tels que Helene Weigel, Oskar Kokoschka ou Arnold Schönberg à enseigner dans ses écoles.
Malgré son engagement et ses succès dans le domaine de l'éducation, les fonctionnaires de l'empire des Habsbourg refusent d'accepter son titre de docteur et de reconnaître cette réformatrice gênante comme directrice officielle des "écoles Schwarzwald". Elle se bat contre des moulins à vent pendant de longues périodes.
Louanges Jakob Wassermann dit d'elle qu'elle a , qu'elle est une , en citant comme la devise d'Eugenie Schwarzwald.
Elias Canetti fréquente le salon Schwarzwald et constate : . Il concède cependant : .
Pour Robert Musil, elle est une qui sert de modèle au personnage de Diotima Ermelinda Tuzzi à son roman L'Homme sans qualités.
Deborah Holmes, ayant écrit un livre sur Eugenie Schwarzwald en 2012, dit d'elle qu'.
Bibliographie
Bibliographie complémentaire en français
Notes et références
Liens externes
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