Le Château de Quantilly, dit aussi localement le "vieux château", est une demeure seigneuriale bâtie au , faisant suite à une ou des constructions plus anciennes. Situation Dans le village de Quantilly (Cher), au sein de la communauté de communes en Terres vives, le château est situé à au nord-est de Bourges en région Centre-Val de Loire, à proximité de Saint-Palais et Menetou-Salon.

Historique En 1310, quittance est donnée aux seigneurs de Menetou-Salon, Quantilly, par David et Jean Chambellan, ainsi que leur sœur Béatrix. Dans l'inventaire des titres de la seigneurie de Quantilly est conservée une lettre à bail de Simon de Sully, archevêque de Bourges au profit des chanoines du chapitre de Saint-Étienne de Bourges d'héritages sis à Quantilly en 1345. Robinet de Quantilly et Jean de Chaumoy, écuyers, composent au sujet du moulin de Villoises.

En , le roi de France Charles VIII décida par lettres que ses secrétaires étaient nobles, ainsi que leur postérité et qu'ils avaient rang de chevalier. Ce domaine devenait donc un franc fief, tout comme les nouveaux acquêts sans avoir à acquitter des droits auxquels les roturiers étaient soumis. C'est également là un privilège des habitants de Bourges par concessions formelles que fit Charles VII en 1437.

Par une lettre du roi Louis XII datée de Blois en , Jean Rogier le Jeune, seigneur de Quantilly, reçoit l'autorisation d'organiser deux foires franches: une le et la seconde le . Au sujet des foires franches, une deuxième lettre cette fois du roi François Ier datée également de Blois mais adressée à Jacques Thiboust, en date de qui les octroient la première le et la suivante le , et qui demande l'année suivante le l'insertion de celles-ci dans les privilèges royaux qui lui sont accordés AnF F°12 vo. Les deux lettres durent collationnées par Doulceron et Mater, notaires le

La commission donnée en 1536 par Jean BonnemaimADC F°.12., bailli de Quantilly chargé de faire prêter foi et hommage aux vassaux du seigneur des lieux, afin que celui-ci puisse à son tour le faire à son roi. Dans le cas de refus, la saisie peut être prononcée à l'égard du contrevenant. C'est alors Jean Guillon, sergent de la seigneurie qui en a la charge. Jean Jacquier, sergent royal ordinaire au bailliage du Berry, a fait savoir au bailli de Quantilly, qu'il a signifié aux personnes résidant à Bourges et possédant des fiefs ou arrière-fiefs relevant de Jacques Thiboust d'apporter la preuve de leur déclaration dans un espace de temps d'un mois sous peine de confiscation fait le ADC F°.12 .16.. Cette demeure seigneuriale était la propriété de Jacques Thiboust (1492-1555), et de sa femme Jeanne La Font qu'il épouse en 1521, mais qui meurt d'une courte maladie en . Son mari lui fit faire un tombeau dans l'église paroissiale de Quantilly où il viendra reposer à ses côtés en 1555.

Un terrible ouragan eut lieu en 1522, détruisant une grande partie des bois aux alentours de Quantilly et Menetou, qui obligera Jacques Thiboust à effectuer de gros travaux de transplantation, tenant au fossé nord-est de la basse-cour du château en ensemençant de de glands prélevés dans les massifs de Menetou.

Le registre et pancarte des fiefs, arrière-fiefs, aveux et dénombrements de la seigneurie de Quantilly, de la liste des vassaux tenant des héritages, en foi et hommage, de M Jacques Thiboust, "à la charge du quint denier", soit 4 sous tournois par livre, comme droit de rachat vers 1540ANF. F°24

La seigneurie fut mise à bail en 1580 pour une année, moyennant et trois sommes de poires et pommes, 1 de nèfles ici des châtaignes et des fruits cuits.

Jacques Thiboust fit planter dès son arrivée au château l'allée bordée par la chênaie ainsi qu'une châtaigneraie, puis à l'hiver une partie de la vigne et le verger. En 1526, il fait terminer le verger, finit les plantations de pieds de vigne, puis la réalisation de buissons de glands et de fruits, complétée par une garenne

Il a fait l'acquisition de cette seigneurie pour la somme de en 1524AD du Cher. G.48 F°1-15.. Jacques Thiboust donne quittance à René de Saint Germain et à sa femme Madeleine de la Rivaude de la somme de , payé par eux en exécution d'un arrangement au sujet du rachat de la seigneurie de la RivaudeArchives de France F°361

C'est l'époque où la noblesse se pique du Bel Esprit à la française avec la venue à Bourges de Jacques Amiot (1513-1593) et de à son frère Jean. En 1543, avec le démembrement du fief de la Rivaude; Jacques Thiboust donne quittance à René de Saint-Germain, seigneur des Hayes et de Chatillon et à son épouse Madeleine de La RivaudeElle est la fille de Méry de la Rivaude mort avant novembre 1420 homme d'armes de Robert de la Marche et de Françoise de (Sainctray) Saintray, son frère Jean sera aussi seigneur de ce fief vers 1530 . René de Saint-Germain est mort à BloisGeneanet de la somme de d'or payée par eux en exécution d'un arrangementANF. F°361.

Par la suite, la seigneurie et son château ont appartenu à l'archevêché de Bourges, qui le et les jours suivants, fait dresser un état des réparations à entreprendre par deux experts, messires Bertrand et Ragueneau.

Architecture Château Il est évident que ce château n'est pas la première construction en ce lieu. Car les textes nous donnent une liste de seigneurs depuis des temps plus anciens et qui avaient il ne faut pas en douter un toit pour se mettre à l'abri et gérer leurs affaires. En 1647, l'archevêque de Bourges Pierre d'Hardivilliers (1579-1649), décide de faire faire un descriptif de leur maison de campagne que constitue le château, mais malheureusement cette description n'est pas claire et ne permet pas une idée précise de l'allure de cette demeure.

La demeure seigneuriale était composée de deux bâtiments, de trois tours et d'un pavillon au dessus de l'entrée, et d'un autre petit bâtiment où se trouve la chapelle. Ce château est entouré de fossés, lesquels sont déjà à cette époque comblés et emplis d'arbres, buissons et terres et que, d'après les apparences, il y a déjà longtemps que cette situation perdure.

Dans la cour du logis, et au devant dudit logis où se trouve la chapelle et la cuisine, il y a une terrasse et un escalier donnant accès à la terrasse pour se rendre au grand bâtiment et la chapelle. Laquelle terrasse est élevée à cinq pieds de hauteurs du rez-de-chaussée de la cour et est pavée par le dessus de grandes pierres de taille et il y a un balustre. Vergers, jardins et vignobles La plantation du vignoble commença dès l'arrivée de Jacques Thiboust et fut achevée en 1526. Il obtint ses premiers plants du greffier des ducs d'Orléans, receveur des aides d'Anjou. Le terrain était de plan carré, de de côté, divisé en quatre parcelles par des allées d'arbres fruitiers, d'une superficie avoisinant un hectare soit a l'époque un arpent 1/2, chaque quartier avec son cépage et sa couleur. Le premier carré portait des raisins rouges ceps de Beaune, coteau berrichon de l'Yèvre (Turly), le second: d'Anjou et de Marche cultivé près d'Argenton. Il fit venir de ses autres vignes quelques plans pour compléter son carré. Le raisin blanc (Sauvignon) venant de Sancerre, cadeau de son ami l'abbé de Saint-Satur et des siennes à Le Meslier et "Cabas", à Issoudun, un (pinot gris) et de Sainte-Lizaigne, ainsi que d'autres venant de Saint-Georges-sur-Moulon et Saint-Pryvé-Saint-Mesmin sur Orléans.

Dépendances Au début du restent : les vestiges du pont levis la chapelle, construite à la demande de Jacques Thiboust. la fontaine le petit appentis où sont les commodités communes. le petit bâtiment faisant face au château le grand bâtiment à droite avec grenier couvert de tuiles et flanqué de deux tours couvertes d'ardoises dont ne jouit pas le fermier (Rabillon - 1729). Le fermier logeant aux extrémités du bâtiment. le logis avec boulangerie et cave voûtée.

Propriétaires

1250 (vers) - Robinet de QuantillyRobinet de Quantilly est le père de Merotte de Quantilly, qui qui passe contrat de mariage en 1399 avec Jean Trebelin, reçut par Robert et Jean sieurs de Quantilly, archives de France F°68. Dans la même liasse une Marguerite de Quantilly fait son testament en 1389, fait donation de sa seigneurie de Quantilly à Robert de BonnayAnF. F°68.. Robinet de Quantilly fait don en même temps que de la seigneurie des droits de Haute, Moyenne et Basse justice (sd)ANF F°.68. 13.. - Guillaume de Bonnay, lègue à son fils qui suit 1334 - v.1385 - Arnould de Bonnay, maréchal de Berry le , seigneur de Bonnay, Pougues, (1309) Bermieu, Champallement en Nivernais, seigneur de Précy par sa femme: Isabeau de Sancerre (Isabelle), qu'il épouse en 1356. Veuve, dame de Précy et de Menetou-Salon, Saint-Cyr, La BussièreFamilles seigneuriale Donzinaises, Famille de Bonnay., fille de Louis 1er Carbonel de Sancerre, seigneur de Menetou-Salon, de la Bussière, et Jeanne de Mornay (de la Ferté), dame de Saint Cyr à la Ferté, et de Précy. En 1346, il participe à la bataille de Crécy où il est fait chevalierAlphonse Buhot de Kersers, Histoire statistique monumentale du département du Cher, publié par l'Office d'édition du livre d'Histoire, 1996. Peut se dire en 1391, seigneur de Menetou, son épouse est dite dame de La Bussière. Un procès eu lieu entre le seigneur de la Ferté-Imbault: Guillaume d'Harcourt et Arnould de Bonnay, chevalier, seigneur de Souesmes à cause d'Ysabeau de Sancerre sa femme<ref>Isabelle Guérin, La vie rurale en Sologne au XIV et XVe siècles, par École pratique des hautes études en sciences sociales (France), Centre de recherches historiques, publié par SEVPEN.</ref> 1397 - Robert de Bonnay (v.1351-1415), chevalier bachelier, seigneur de Bonnay, de Garde, de Bussiére, et Quantilly, maréchal héréditaire de Berry, bailli de Mâcon; Sénéchal de Lyon, sénéchal de Quercy où il jure fidélité à Aymeric de Peyrac (1371-1407), abbé de l'abbaye Saint-Pierre de MoissacHistoire du Languedoc, vol.IV, p.404. Présent à la Bataille d'Azincourt où il fut tué, il était le fils d'Arnould II et est mort sans postérité ADC. F.238. Vidimus sous le scel de la chatellenie de Quantilly, Jean Prévost étant garde dudit scel d'un acte de foi et hommage rendu le 7 août 1397, par Jean Garreau, écuyer seigneur de Châteauvieux au chevalier Robert de Bonnay à cause de sa châtellenie de Quantilly, de dîmes et rentes sises en divers lieux et principalement en la paroisse de Salbris (28 septembre 1457) 1385 - Philippe de Bonnay, (épouse le 19 janvier 1385 avec Galienne de Monteruc, fille d'Étienne de Monteruc, Sgr de Meauce et de Marguerite de Meauce qui ont deux fils : Jean 1390-1448 et Pierre 1380-1458), succède à son frère Robert de Bonnay 1439 - Jean de Bonnay, succède à son frère Philippe. 1469 - Jeanne de Bonnay Geneanet, elle est la fille de Jean Bonnay mort en 1448 et Jeanne de Montesquiou. Lui fils de Hugues vicomte de Catalan (v.2360-1437) et de Beatrix de Perillos épouse cette année là Hugues (Jean) Carmaing, vicomte de Rodés, Maître, baron de Saissac 14..-1450 : Hugues de CarmaingHugues de Carmaing (v.1360-1437) seigneur de Caraman de Saint-Felix, de Montmaur, de Verrès, de Saissac, de Lautrec, de Negrepelisse, époux de Beatrix de Perillos (v.1381-apr.1438), vend à Jacques Cœur, Menetou et Quantilly 1450-1451: , Jacques Cœur (1395/1400-1456) achète ce jour les seigneuries de Quantilly et Menetou 1451 : Antoinette de Maignelais (v.1434-1470), vicomtesse de la Guerche, et de Saint-Sauveur-le-Vicomte. Puis les terres offertes par le roi à sa maîtresse après la saisie des biens de Jacques Cœur, dont: Montrésor, Menetou-Salon, et QuantillyADC. F°.239.