thumb|Ancien logo du club Le Spirou Charleroi Basket Club est un club de basket-ball belge basé à Charleroi.
Histoire Débuts
Le Spirou Charleroi fut créé en 1989, sur les bases du club de Monceau. Renommé "Spirou Monceau" en 1988, puis "Spirou Charleroi" lors de l'arrivée du club en première division en 1989, le club caroloCarolo, forme usuelle abrégée du nom Carolorégien : habitant de la ville belge de Charleroi connaît rapidement le succès.
En effet, dès la saison 1992-1993, sous la houlette de son entraîneur Giovanni Bozzi, Charleroi finit troisième de la phase régulière du championnat. Mieux encore, les Spirous se qualifient pour la finale des play-offs et rencontrent le Racing de Malines, la meilleure équipe belge des années 1980 et du début des années 1990. L'expérience est du côté de l'équipe flamande et Malines s'impose trois manches à deux.
Au niveau européen, Charleroi participe à la coupe Korać. Après avoir éliminé l'Estrala Lisbonne au premier tour et avoir sorti les Français de l'ASVEL Villeurbanne au deuxième, Charleroi obtient la possibilité de participer aux phases de groupes. Dans un groupe assez relevé, composé de Cantu, du KK Zagreb et du Fenerbahce Istanbul, les Spirous finissent troisièmes avec deux victoires, concluant ainsi une assez bonne saison européenne.
Au cours de la saison suivante, Charleroi confirme son nouveau statut d'équipe de pointe du championnat belge en finissant deuxième, mais échoue de nouveau face à Malines en finale des play-offs, encore une fois sur le score de trois manches à deux. Sur le plan européen, la saison est décevante avec une élimination dès le premier tour de la coupe Korać par le club grec de Peristeri.
En 1995-1996, après une nouvelle saison prometteuse, les Spirous rencontrent à nouveau le Racing de Malines, en demi-finale des play-offs. Le club flamand a connu pas mal de soucis sportifs et financiers lors de la saison écoulée. Cette fois, pas question de s'incliner et Charleroi s'impose deux à zéro.
La finale oppose Charleroi à Ostende, premier de la saison régulière. C'est la première d'une série de confrontations qui deviendront, après la disparition de Malines, les duels au sommet du championnat de Belgique. Cette finale tourne à l'avantage des Ostendais qui dominent Charleroi trois manches à deux. Il s'agit là de la troisième défaite consécutive en finale des plays-offs pour le club carolo, toujours à la recherche de son premier trophée. Également engagé en coupe Korać, Charleroi tombe de nouveau au premier tour face au club turc de l'Ulker Istanbul.
Premiers titres
Mesurant l'importance de la première place de la saison régulière qui assure l'avantage du terrain lors de l'ensemble des play-offs, Charleroi frappe un grand coup lors de la campagne des transferts en engageant le pivot Eric Struelens, meilleur joueur de l'histoire du basket belge et libéré par la faillite de Malines.
L'effet est immédiat, Charleroi terminant pour la première fois en tête de la saison régulière et remportant la Coupe de Belgique face à Ostende. Une finale de coupe épique : Charleroi est mené de plus de 20 points en première mi-temps, Ostende réussissant tout, mais les Spirous, grâce à Struelens et à l'Américain Ron Ellis notamment, parviennent à renverser la vapeur en deuxième mi-temps, avec entre autres 22 rebonds captés par Struelens. 65-63, Charleroi tient son tout premier trophée.
En demi-finale du championnat, Charleroi est opposé à Alost, équipe difficile à dominer dans sa salle. Après la perte de la première manche, Charleroi n'a d'autre choix que de gagner les deux suivantes face à des Alostois en verve. Les Spirous s'imposent de justesse lors de la deuxième manche et parviennent à se qualifier pour leur quatrième finale consécutive.
Cette finale des play-offs face à Ostende constitue un des grands moments de l'histoire des Spirous. Après une première victoire en déplacement, rien ne semble pouvoir arriver à Charleroi, qui joue les deux matchs suivants à domicile. Après le gain de la deuxième manche, Charleroi reçoit Ostende pour la troisième manche, décisive en cas de victoire des Carolos. Après une véritable démonstration et une victoire de 21 points, Charleroi tient enfin son premier sacre.
Sur la scène européenne, engagé pour la quatrième année consécutive en coupe Korać, Charleroi élimine au premier tour les Portugais de l'Ovarense ; au tour suivant, le club est en démonstration face au modeste club de Brtojno (victoire 69-118 en déplacement et victoire 141-68 à domicile), avant de se faire éliminer au troisième tour par les Espagnols de l'Estudiantes Madrid.
L'année suivante marque un autre tournant dans l'histoire des Spirous. Champions en titre, ils ont désormais un statut à défendre en Belgique mais aussi en Europe avec une première qualification en Euroligue après quatre participations à la Coupe Korać. Cette saison 1996-1997 est aussi celle de l'installation du club dans une nouvelle salle, la Coupole (située à côté de la Garenne), avec un espace VIP et une capacité accrue à . Cette année est aussi celle du début de la collaboration entre Charleroi et Gilly, club de division 2 de la région ; Gilly devient le "Spirou Gilly", club satellite de Charleroi, donnant l'occasion aux joueurs des équipes de jeunes des Spirous de se produire tant en D2 qu'en D1.
La cellule marketing des Spirous initie de son côté de nouveaux projets, comme la création d'un magasin 'Spirou' dans le centre-ville de Charleroi, et surtout la création de la Golden Card, abonnement au Spirou donnant accès à l'ensemble des rencontres et donnant également droit à ses détenteurs à de nombreux avantages (bon de réduction, cadeaux, etc). L'action est une réussite, le nombre d'abonnés passant cette année-là de 200 à 800.
Le début de saison commence pourtant plutôt mal, avec le départ pour Paris d'Eric Struelens, principal artisan du premier titre carolo. Il est remplacé par le Polonais Adam Wojcik.
Si la confirmation au niveau belge a lieu sans trop de difficulté, Charleroi terminant une nouvelle fois en tête de la saison régulière, l'apprentissage de l'Euroligue est plus compliqué. Un match en particulier reste dans les mémoires des supporteurs carolos : lors de la confrontation à domicile face au futur champion, l'Olympiakos, Charleroi domine la partie, mais voit l'équipe grecque revenir en fin de match et s'imposer finalement sur le avec un 3 points de Sigalas. La seule victoire de cette première saison d'Euroligue arrive à une journée de la fin face aux Israéliens du Maccabi Tel-Aviv. Cette saison-là, Charleroi affronte successivement le Cibona Zagreb, le Fortitudo Bologne, l'Olympiakos Le Pirée, l'Estudiantes Madrid, l'Alba Berlin, l'Olimpia Milan, le CSKA Moscou et le Maccabi Tel Aviv.
Après s'être inclinés en finale de la coupe face à Ostende, les Carolos abordaient les play-offs avec beaucoup de pression. Se débarrassant facilement des mêmes Alostois que l'année précédente, Charleroi est de nouveau opposé à Ostende en finale. Si Charleroi remporte cette finale trois à zéro, chaque victoire est forgée dans la douleur et les matchs se terminent sur des scores très serrés. Mais l'important est là : Charleroi obtient son deuxième titre de champion de Belgique.
La saison 1997-1998 commence par une bien triste nouvelle : la disparition du président des Spirous, Étienne Bertrand. Cette figure emblématique du basket-ball belge a su s'entourer d'une équipe dirigeante qui va permettre aux Spirous de se relever de ce drame. Le manager du club, Éric Somme, en reprend la présidence. Sous sa direction, toujours en cours, le club se professionnalise sur les plans sportif et financier ainsi qu'au niveau du marketing et de la billetterie.
Sur le plan sportif, Charleroi réalise à nouveau une très belle saison, finissant facilement à la première place du championnat et remportant son troisième titre de Champion de Belgique, trois à zéro, au détriment d'Anvers.
Le parcours européen, en coupe Saporta, est également satisfaisant : le club termine premier de son groupe (composé de Den Bosch, KK Zagreb, Patras, Polzela et USK Prague) mais connaît une désillusion en seizième de finale en se faisant éliminer par les Allemands de Rhondorf.
En 1999, les Spirous terminent de nouveau premiers de la saison régulière et remportent une deuxième Coupe de Belgique à l'issue de play-offs mémorables : Charleroi s'impose en demi-finale face à Ostende après trois prolongations, avec notamment un panier à trois points sur le de David Desy. Charleroi rencontre une deuxième fois Anvers en finale et confirme sa suprématie en l'emportant trois manches à une, remportant son quatrième titre consécutif de champion de Belgique.
En coupe Saporta, Charleroi écrit la belle page européenne de cette saison 1998-1999 : deuxième de son groupe, en compagnie de KK Bosna Sarajevo, Hapoël Jérusalem, Tofaş Bursa, Lietuvos rytas et Kormend, Charleroi doit affronter en seizième les anciens champions d'Europe du CSP Limoges. On donne peu de chances aux Carolos, minés par des blessures qui les obligent à affronter les Français avec seulement six joueurs valides. Le pronostic est confirmé lors du match aller à Charleroi, à l'issue duquel les Spirous s'inclinent d'un point face à l'équipe de Frédéric Weis. Toujours avec six joueurs, mais soutenu par plus de 300 supporteurs, Charleroi va aller créer l'exploit en France, en battant Limoges de sept points, accédant ainsi aux huitièmes de finale.
Le tour suivant voit les Spirous se faire éliminer par le Benetton Trévise, après deux matchs très serrés. C'est d'ailleurs l'équipe italienne qui remporte cette édition de la coupe Saporta.
Une période creuse : 1999-2002
La saison 1999-2000 est moins brillante pour Charleroi. Les Spirous s'inclinent en demi-finale des play-offs face à Ostende ; la chute est rude pour le club carolo qui restait sur sept finales d'affilée. Le parcours européen n'est pas brillant non plus : Charleroi se qualifie de nouveau pour les seizièmes de la coupe Saporta en finissant troisième d'un groupe composé de Varna, AEK Athènes, Saratov, Espoo et du Hapoël Jérusalem, mais termine sa saison sur une élimination face au Pamesa Valence.
Le début du millénaire ne réussit décidément pas à Charleroi, la saison 2000-2001 étant assez terne également : une défaite en finale de la Coupe de Belgique contre Ostende, et une défaite en finale des play-offs toujours face à Ostende trois à zéro. Au niveau européen, Charleroi retrouve l'Euroligue pour la deuxième fois. Versé dans un groupe relevé, en compagnie de l'AEK Athènes, de TAU Vitoria, du Virtus Bologne, du Cibona Zagreb et de Saint-Pétersbourg, Charleroi accroche deux victoires (contre le Cibona et Saint-Pétersbourg).
Si la saison 2001-2002 est du même tonneau, Charleroi parvient tout de même à s'imposer en finale de la Coupe de Belgique face à Wevelgem, remportant ainsi sa troisième coupe. Charleroi revient en finale des play-off, mais Ostende est encore une fois trop fort et s'impose trois à deux dans ce qui reste comme une des finales les plus disputées. Après la réforme des coupes d'Europe, Charleroi a l'occasion de participer à sa troisième Euroligue en passant deux tours préliminaires. Les Spirous éliminent facilement les Portugais de Lisbonne, avant de sortir le Hapoël Jérusalem. Ils sont versés dans un groupe constitué de Malaga, du Benetton Trévise, du Maccabi Tel-Aviv, de l'Olympiakos Le Pirée, de l'Efes Pilsen Istanbul, de l'Alba Berlin et du Slask Wroclaw. Charleroi vient à bout de Wroclaw, Berlin et de l'Efes Pilsen.
Cette année est aussi celle de l'annonce de la construction d'une nouvelle salle pour la saison 2002-2003 : le Spiroudôme. Le projet est audacieux, unique en Belgique et fait figure d'exemple en Europe. La capacité de la salle est de 7500 places, avec deux restaurants, 9 bars, 2000 places de parking, plus de 20 magasins, etc.
Retour du succès : 2002-2004