Sheshonq a (ou Sheshonq ) est un roi de la vers 791 à 778 avant l'ère commune, contrôlant semble-t-il uniquement la Basse-Égypte. Il succède à et précède . Ce roi a longtemps été méconnu car il partage le même nom de Nesout-bity que , fondateur de la .

Généalogie

La famille de Sheshonq a est inconnu, si ce n'est qu'il est très probable qu'il soit lié au reste de la famille et particulièrement son prédécesseur et son successeur . Il est possible qu'il soit le fils de et le père ou le frère de .

Règne

Après le très long règne de son prédécesseur , Sheshonq a règne environ treize ans. Cette longueur de règne est relativement sûre car une stèle du Sérapéum indique que le taureau Apis enterré en l'an du règne de son successeur a été intronisé en l'an du règne de son prédécesseur. Or la dernière année attestée du règne de est l'an .

Peu de choses sont connues de lui si ce n'est quelques éléments portant son nom, dont un socle de statue en quartzite trouvé à Tanis et sur lequel il est représenté faisant une offrande de vin, et une statue d'Isis assise sans provenance connue . S'il est toujours reconnu, du moins nominalement dans l'ensemble du delta et Memphis (voire peut-être jusqu'à Atfieh, Sheshonq y étant reconnu plus tard), son influence ne semble par aller plus loin vers le sud. Au chef de Mâ Hornakht à Mendès lui succède son fils Smendès tandis que le Nimlotpyd est le seul chef des Libou attesté de son règne, il est en effet le commanditaire de stèles de donations datant des années , et de Sheshonq a.

Sépulture vignette|220px|Représentation de la tombe NRT , montrant les deux sarcophages.

Sheshonq a a été enterré dans un sarcophage anonyme dans la tombe tanite pillée NRT en compagnie de . De son inhumation ne subsistent que des fragments de deux vases canopes et d'un scarabée de cœur.

Les fouilles de la tombe tanite pillée NRT de ont révélé la présence de deux sarcophages : l'un inscrit pour Ousermaâtrê-Sétepenrê Sheshonq et l'autre étant un sarcophage anonyme. Dans les débris de la tombe tanite, on a retrouvé plusieurs fragments d'une ou deux jarres canopes portant les cartouches d'un Hedjkhéperrê Sheshonq. Rohl avait souligné que le Staatliche Museum de Berlin possédait un coffre canope pour Hedjkhéperrê et que ces pots provenant de la tombe de étaient trop grands pour entrer dans le coffre canope berlinois. Rohl a utilisé la preuve des jarres comme élément clé de sa théorie selon laquelle il y avait effectivement deux Hedjkhéperrê Sheshonq. Dodson note que les vases canopes tanites portent le nom de Hedjkhéperrê-Sétepenrê-Méryamon-Sabastet-Netjerhéqaon et, puisque l'épithète Netjerhéqaon (« dieu souverain d'Héliopolis ») n'a jamais été employée par les rois de la avant le règne de Sheshonq , cela prouve clairement que le nouveau Sheshonq a a été enterré dans la tombe tanite de Sheshonq et qu'il a dû succéder à ce roi. Cela établit également que le roi enterré dans le second sarcophage de la tombe de Sheshonq n'était certainement pas . Dodson était initialement réticent à accepter la proposition de Rohl pour un second Hedjkhéperrê Sheshonq, mais ses propres recherches sur les preuves archéologiques l'ont amené à réviser son opinion.

Identité

Le nom de Nesout-bity de est Hedjkhéperrê-Sétepenrê, tout comme celui de Sheshonq a. Ainsi, les documents portant le nom de Nesout-bity Hedjkhéperrê-Sétepenrê étaient attribués au roi Sheshonq . Toutefois, le nom de Sa-Rê de Sheshonq est simplement accompagné de l'épithète Méryamon tandis que celui de Sheshonq a est accompagné de Méryamon Sabastet Netjerhéqaiounou. Or ce type d'épithètes n'est devenu courant qu'à partir du règne d', soit bien après celui de Sheshonq . Ainsi, l'existence de deux rois distincts a été soutenue par plusieurs chercheurs à partir des années 1980 et 1990Aidan Mark Dodson, « A new King Shoshenq confirmed? », Göttinger Miszellen 137 (1993), pp.53-58. : le premier, bien connu et vivant au tout début de la dynastie : Sheshonq , l'autre, peu attesté et vivant plus tardivement : Sheshonq b, car la position exacte dans la dynastie était inconnue. L'étude ultérieure de divers documents, dont sa tombe située dans celle de Sheshonq , l'a rapproché de ce règne. De plus, le « trou » chronologique attesté par une stèle du Sérapéum entre les règnes de Sheshonq et celui de a permis de clarifier sa position en tant que roi à intercaler entre ces deux règnes.

Titulature

Notes et références

Bibliographie

Catégorie:Index égyptologique Catégorie:Pharaon de la XXIIe dynastie égyptienne Catégorie:Monarque du VIIIe siècle av. J.-C.