Julienne Dantier, née Julienne Rieger le à Metz et morte le à Noyon, est directrice d'un pensionnat de jeunes filles décrit en 1858 comme et inspectrice générale de l'Instruction publique.
Elle mène une brillante carrière comme membre de la commission de surveillance de la Seine et comme déléguée générale pour les salles d'asile, futures écoles maternelles.
Biographie
Origines et éducation Le (11 prairial an II) à Laon, Jean Michel Rieger, brigadier-fourrier au 4 régiment de Hussards en quartier à Laon, né le à Landau in der Pfalz dans le royaume de Prusse (actuelle Allemagne), épouse Sophie Geneviève François, fille de Pierre Joseph François, cirier à Condé-sur-l'Escaut, née le . Ils ont au moins :
Jacques Michel Victor Rieger, né le (23 vendémiaire an III) à Laon. Il est père d'un enfant naturel reconnu, Victor Rieger, né à Saint-Mihiel dans la Meuse, mort à l'âge de 2 ans et 8 mois au domicile de sa mère Anne Noël le aussi à Saint-Mihiel. Maréchal des logis, chef du premier escadron du train d'artillerie en garnison à Strasbourg, il y meurt le à l'âge de 34 ans. Jeanne Odile (Voilia ?) Kempis Rieger, née le à Coblence en Prusse. Elle épouse Pierre Isidore Anquetin le à Paris, paroisse Sainte-Eustache. Lingère, elle meurt en son domicile du 6, rue Saint Germain-l'Auxerrois le à 45 ans. Charles Auguste Rieger, né le à Basadingen-Schlattingen en Suisse. Jean Baptiste Adolphe Rieger, né le 1 à Paris. Compositeur, il meurt célibataire en son domicile du 41, rue de la Bûcherie à Paris le à l'âge de 29 ans. Julienne (Marie Alexandrine Anne Sophie Rieger), née le à Metz.
Le , Jean Michel Rieger est fait chevalier de la Légion d'honneur en sa qualité de capitaine instructeur au 2 régiment des gardes d'honneur. Cela permet à Julienne Rieger d'être élève de la maison impériale de la Légion d'honneur. Elle considère que l'éducation qu'elle reçoit conditionne grandement son succès futurJulienne Dantier au Ministre de l'Instruction Publique, 25 avril 1855, AN F17 20516..
La mort prématurée de Jean Michel Rieger, alors capitaine en demi-solde, le au Val de Grâce prive ses enfants de fortune.
Mariage Le , Julienne Rieger épouse dans l'ancien premier arrondissement de Paris Henri Alphonse Dantier, professeur d'histoire et auteur de travaux historiques né le à Noyon. Il est le fils de François Marie Dantier et de Catherine Caroline Henriette Duprez. Julienne Rieger est alors assistante d'une école parisienne, Henri Alphonse Dantier a déjà enseigné la littérature et l'histoire dans plusieurs pensionnats parisiens.
Henri Alphonse est le fils d'un huissier de Noyon. Après des études au Petit-Séminaire de Noyon puis au lycée Louis-le-Grand à Paris, il abandonne ses études de droit pour l'histoire. Il enseigne notamment l'histoire à l'école polonaise de Paris. En 1840, il est membre correspondant du ministère de l'Instruction publique pour les travaux historiques. En 1845, il publie Description monumentale et historique de l'église Notre-Dame de Noyon précédée d'une étude intitulée « Coup d’œil sur l'art chrétien ». En 1852, il publie une Histoire du Moyen-Age à l'usage des établissements d'instruction publique. Le ministère de l'Instruction publique lui confie cinq missions qui le mènent en Italie, en Suisse, en Belgique, en Allemagne et en Angleterre. Il collabore à la Revue Contemporaine, à la Revue Européenne, au Moniteur et au Correspondant.
Carrière
Maîtresse de pension Julienne Rieger obtient le brevet supérieur et le certificat d'aptitude à la direction des salles d'asile (des écoles maternelles).
En 1847, Julienne et Henri Dantier sont installés dans une école quai de Billy (aujourd'hui avenue de New-York), probablement dans la même institution dans laquelle elle avait été sous-maîtresseNote sur Mme Dantier, 10 décembre 1858, AN F17 20516.Inspection pension Dantier, 1847-1848, AD Seine, VD6 168-3..
Juliette Dantier est maîtresse de pension de 1847 à 1854 puis directrice d'une institution de jeunes filles à Paris.
Déléguée pour les salles d'asile Le , Julienne Dantier est nommée déléguée spéciale pour les salles d'asile de l'académie de Besançon. En cette qualité, elle est chargée des enquêtes sur la moralité et l'instruction des candidates au cours pratique des salles d'asile. Le préfet de la Seine Georges Eugène Haussmann écrit que Julienne Dantier présente toutes les qualités pour cette fonction : l'usage du monde, le savoir, la distinction dans le langage et dans les manièresAN F17 20516..
En 1858, Julienne Dantier est membre de la commission de surveillance de la Seine.
En 1867, Julienne Dantier est chargé des fonctions de déléguée générale pour les salles d'asile. Le 1 , Julienne Dantier est nommée déléguée titulaire en remplacement de Judith Cauchois-Lemaire. Plusieurs lettres appuient sa nomination : Archives nationales : cotes F17 20516 ; D17 22781 ; F17* 2194..
Les archives professionnelles de Julienne Dantier attestent : .
Dernières années et mort En 1871, en exécution du traité du , Julienne Dantier fait partie des Alsaciens et des Lorrains qui optent pour la nationalité française.
Le , Julienne Dantier est admise à la retraite avec le titre de déléguée générale honoraire. Elle est remplacée par Dillon. Le couple Dantier se retire à Noyon où Henri Alphonse Dantier participe à la vie locale : en 1863, il convainc la municipalité d'acheter l'ancien évêché pour y installer une bibliothèque, un musée et un jardin botanique. Il est fait officier d'académie en 1870 et chevalier de la Légion d'honneur le par le ministère de l'Instruction publique.
Immobilisé par la maladie depuis 1865, Henri Alphonse Dantier meurt le dans son domicile rue des deux Bornes à Noyon à l'âge de 75 ans. Il lègue ses livres à la bibliothèque de la ville.
Julienne Dantier meurt à l'âge de 76 ans le à Noyon. Elle est décrite inspectrice générale honoraire de l'Instruction publique. Elle est enterrée au rang 125, emplacement 5 du cimetière de la rue de Lille, auprès de son mari.
Bibliographie
. . . . . .
Notes et références
Liens externes
Catégorie:Personnalité liée à l'éducation Catégorie:Naissance en janvier 1814 Catégorie:Naissance à Metz Catégorie:Décès en mai 1890 Catégorie:Décès à Noyon Catégorie:Décès à 76 ans Catégorie:Enseignement des filles en France Catégorie:Élève d'une maison d'éducation de la Légion d'honneur