Bruno Retailleau, né le à Cholet (Maine-et-Loire), est un homme politique français. Il est ministre de l'Intérieur du au dans les gouvernements Barnier, Bayrou et Lecornu .

Élu en 1988 au conseil général de la Vendée, qu'il préside de 2010 à 2015, il est député de 1994 à 1997 puis sénateur de la Vendée de 2004 à 2024 et depuis 2025. Il préside également le conseil régional des Pays de la Loire de 2015 à 2017.

D'abord membre du Mouvement pour la France de Philippe de Villiers, qu'il quitte en 2010, il adhère à l'Union pour un mouvement populaire puis au parti Les Républicains dont il préside le groupe au Sénat de 2014 à 2024 et dont il échoue à devenir président en 2022 face à Éric Ciotti. Il est également président du club de réflexion politique Force républicaine depuis 2017.

Il devient ministre de l'Intérieur au sein du gouvernement Barnier après les élections législatives de 2024, poste auquel il est reconduit dans le gouvernement Bayrou et le premier gouvernement Lecornu avec le statut de ministre d'État. Durant son année place Beauvau, il se montre ferme sur l'immigration et vis-à-vis de l'Algérie, et se démarque par ses propos sur l'État de droit et la politique d'Emmanuel Macron dont il est pourtant l'un des principaux ministres.

Sa notoriété se renforce en parallèle, en particulier parmi les adhérents et sympathisants des Républicains. Bénéficiant de cette dynamique, il est élu président du parti face à Laurent Wauquiez en 2025. Son hostilité à la présence de Bruno Le Maire au sein du premier gouvernement de Sébastien Lecornu pousse le nouveau Premier ministre à présenter sa démission quelques heures après la composition de son gouvernement. Bruno Retailleau refuse de participer au gouvernement suivant et retrouve son siège de sénateur. Il est désigné candidat des Républicains pour l'élection présidentielle de 2027 lors d'une consultation interne des militants du parti.

Il est généralement considéré comme faisant partie de l’aile droite des Républicains.

Famille et études Fils d'un négociant en grains., Bruno Retailleau naît le à CholetBiographie de « Bruno Retailleau », Who's Who, fiche mise à jour le .. Aîné d'une famille de quatre enfants., il grandit à Saint-Malô-du-Bois, commune du canton de Mortagne-sur-Sèvre, dans le bocage vendéen et à sept kilomètres du Puy du Fou« Les mardis de l'ESSEC accueillent Bruno Retailleau » in Le guide des mardis de l'Essec du , .. Son grand-père Lucien puis son père Michel ont été maires de son village d’enfance, Saint-Malô-du-Bois....

Il apprend l'équitation à l'âge de , et s'intéresse au dressage ainsi qu'au cheval ibérique..

Il étudie au lycée Saint-Gabriel de Saint-Laurent-sur-Sèvre en Vendée, établissement dont l’enseignement représente l’une des trois branches de la spiritualité montfortaine et mariale..

Entre 1982 et 1983, Bruno Retailleau effectue son service militaire à Saumur, d’abord au sein de l'École d'application de l'arme blindée cavalerie. où il est élève officier de réserve ; il accède ensuite au grade d'aspirant et rejoint un corps de troupe, selon ce parcours standard.

Bruno Retailleau est diplômé de l'Institut d'études politiques de Paris (service public, 1985) après une maîtrise de sciences économiques à l'université de Nantes.

Catholique pratiquant., il est marié à une médecin et père de trois enfantsMariana Grépinet, « Les révélations de la campagne », Paris Match, , .. Il n'a pas de lien de parenté avec Sylvie Retailleau, ancienne ministre de l'Enseignement supérieur..

Carrière professionnelle Dirigeant du Puy du Fou Passionné d'équitation, c'est en participant comme cavalier bénévole à La Cinéscénie du Puy du Fou (en Vendée) que Bruno Retailleau est repéré, dès l’âge de , par Philippe de Villiers... Ce dernier, créateur du spectacle, en fait vite son second. et lui confie en 1987 la mise en scène de La Cinéscénie pour une période qui va durer vingt-deux ans...

En 1989, à la création de la société anonyme du « Grand Parc » (initialement « Le Grand Parcours »), qui gère le parc d'attractions associé à la Cinéscénie, il en devient le président..

Retailleau devient membre du Mouvement pour la France (MPF), le parti politique de Philippe de Villiers dès 1994 et évolue pour atteindre diverses responsabilités au département, à l'Assemblée nationale, au Sénat.

En 1997, il est impliqué dans un scandale de tricherie lors de l'émission Intervilles, où il aide son équipe à gagner en relayant des informations fournies par l'animateur Olivier Chiabodo. Ce scandale, révélé par Le Canard enchaîné et l'émission Arrêt sur images, conduit au licenciement de Chiabodo. Bruno Retailleau n'a jamais nié les faits mais ne les a pas commentés publiquement..

Le MPF se radicalise au milieu des années 2000, ce qui dérange Retailleau. Le Premier ministre François Fillon lui propose par deux fois d'entrer dans ses gouvernements, ce qu'il refuse pour rester dans le parti...

En , Retailleau est exclu brutalement de la société du Puy du Fou, sans explication, même si un différend politique pourrait l'expliquer, selon certains médias.. L’ouvrage Puy du Fou : La grande trahison (2019) de Christine Chamard. — ancienne journaliste et ancienne bénévole au Puy du Fou pendant près de vingt ans — relate l'exclusion à main levée le , par le comité directeur, du metteur en scène de la Cinéscénie, Bruno Retailleau. À la suite de son exclusion du parc, ce dernier quitte aussi le MPF en 2010...

Dirigeant dans le domaine de la communication En 1985, Retailleau prend la direction générale adjointe de la radio locale Alouette située aux Herbiers., en Vendée, puis de 1987 à 1994, la direction générale de l'école de communication Sciencescom, ultérieurement intégrée à l'école de commerce Audencia à Nantes.

Parcours politique Premiers mandats C'est aux côtés de Philippe de Villiers que Bruno Retailleau commence sa carrière politique. Élu au conseil général de la Vendée en 1988, dans le canton de Mortagne-sur-Sèvre, il sera réélu en 1994, 2001 et 2008, à chaque fois dès le premier tour..

Lors de sa création par Philippe de Villiers, Bruno Retailleau rejoint le Mouvement pour la France, parti très implanté en Vendée, dont il devient le vice-président.

Au sein de l’exécutif départemental, il devient d’abord vice-président à l’issue du renouvellement de 1994, puis premier vice-président en 2004. De 1997 à 2001, il est président de la communauté de communes du Pays-de-Mortagne.

Entrée à l'Assemblée nationale Suppléant de Philippe de Villiers lors des élections législatives de 1993, il devient député en , à la suite de la démission de ce dernier, élu au parlement européen. Élu, dès le premier tour, lors d'une élection législative partielle, le , il détient ce mandat jusqu'aux élections législatives de 1997, lors desquelles Philippe de Villiers décide de revenir siéger à l'Assemblée nationale..

Sénateur de la Vendée Élu sénateur en 2004 pour la Vendée, Bruno Retailleau est, au Sénat, membre de plusieurs groupes d'études sénatoriaux (Artisanat et services, Littoral et mer, Économie agricole alimentaire, Élevage, Énergie, Médias et nouvelles technologies, Postes et communications électroniques), et préside la commission du dividende numérique..

En 2005, Bruno Retailleau s'oppose à la privatisation des autoroutes, car elles vont , et puisqu'elles ne s'inscrivent pas dans un cadre concurrentiel et que le est partagé en , ce qui revient à privatiser et non le ..

En , après avoir voté contre le traité de Maastricht., il vote également contre la ratification du traité de Lisbonne. et instaure sur les de la France..

En , il est secrétaire de la mission temporaire sur l'organisation et l'évolution des collectivités territoriales mise en place par le Sénat..

En , le Premier ministre, François Fillon, lui confie une mission temporaire portant sur les mesures qui permettraient d’augmenter le nombre des entreprises de taille intermédiaire (ETI) en France et d’accroître leur contribution à la réindustrialisation du paysLettre de mission : http://www.gouvernement.fr/sites/default/files/communiques/lettre_de_mission_communique_presse.zip. Il préside la mission d'information sur les conséquences de la tempête Xynthia..

Il est, depuis 1998, un intime de François Fillon. Alors que celui-ci est Premier ministre depuis 2007, le nom de Bruno Retailleau est cité, en , pour entrer au gouvernement comme secrétaire d'État à l'économie numérique., mais le président du Mouvement pour la France, Philippe de Villiers, s'y oppose, voyant dans la proposition faite à son bras droit par le Premier ministre un débauchage susceptible de nuire à sa campagne des élections européennes..

Président du conseil général de la Vendée thumb|upright|Bruno Retailleau en 2010. À la suite de la démission de Philippe de Villiers de la présidence du conseil général de la Vendée et de son retrait de la vie politique, le , Bruno Retailleau assure l'intérim de la présidence du conseil général en sa qualité de premier vice-président.. Le suivant, il est élu président du conseil général avec sur 31.. Il est réélu le après le renouvellement partiel de l'assemblée départementale..

Il prend également en 2010 la succession de Philippe de Villiers à la présidence de la SAEM Vendée, émanation du conseil général et organisatrice du Vendée Globe., jusqu'à l'élection d'Yves Auvinet en 2016..

En 2014, Bruno Retailleau s'oppose, au nom de , à la décision du tribunal administratif de Nantes d'interdire la présence d'une crèche de Noël dans le hall du conseil général de la Vendée, qu'il préside alors... La cour administrative d'appel de Nantes annule finalement ce jugement en 2015 : Bruno Retailleau se félicite alors d'..

Adhésion et ascension à l'UMP Le , Bruno Retailleau annonce qu'il n'est que Philippe de Villiers et qu'il quitte le Mouvement pour la France, dans la stratégie du mouvement.. Il entretient depuis des relations tendues avec lui.

Bruno Retailleau adhère à l'Union pour un mouvement populaire (UMP) fin , devenant aussitôt membre du comité de campagne de Nicolas Sarkozy et secrétaire national du parti chargé de la compétitivité et des PME.. Seul candidat, il est élu à l'unanimité à la tête de la fédération UMP de la Vendée le , succédant à Louis Guédon..

Il est à l'initiative du « Cercle vendéen », organisation lancée le afin d’attirer des projets d'implantations d'entreprises, ainsi que des idées d'innovations et des perspectives de développement économique...

Président du groupe UMP puis REP au Sénat À compter du , après avoir été réélu sénateur de la Vendée, il devient président du groupe UMP au Sénat, ayant remporté une primaire face à Roger Karoutchi.. Il est réélu après les élections sénatoriales de 2017., de 2020 et de 2023.

Il est membre du groupe sénatorial de solidarité, de liaison et de vigilance concernant les chrétiens d'Orient et les minorités au Moyen-Orient.

En 2016, en réaction au naufrage du pétrolier Erika, il contribue à faire inscrire le principe du préjudice écologique dans le code civil.

En 2017, Mediapart le cite comme bénéficiaire, pour un montant de en , du système des au sein du groupe UMP au Sénat ; un système mis en cause dans l'affaire de détournement de fonds publics.... Bruno Retailleau indique qu'il s'agissait du remboursement sur factures du financement d' (impression de journaux, matériel informatique).

Bruno Retailleau dépose fin 2019 une proposition de loi pour interdire les « listes communautaristes » aux élections...

En 2021, , il dépose une proposition de loi visant à créer un droit de visite pour les malades, les personnes âgées et handicapées qui séjournent en établissements pour éviter de reproduire l’isolement rencontré lors de la pandémie de Covid-19 en France..

Président du conseil régional des Pays de la Loire