Le tableau La Revue des écoles en 1878 du peintre belge Jan Verhas fait partie de la collection du Musée des Maîtres Anciens des Musées royaux des Beaux-Arts de Belgique à Bruxelles.
L'œuvre est l'une des plus connues du patrimoine artistique belge..
Sujet Le cortège qui fait l'objet de ce tableau a lieu à l'occasion des noces d'argent du roi et de la reine Marie-Henriette. Environ écoliers des quartiers bruxellois défilent sur la place des Palais..
L'arrière-plan Le défilé était apparemment innocent, mais il avait une signification politique. En 1878, le gouvernement libéral et homogène de Frère-Orban-Van Humbeeck arriva au pouvoir. Ce gouvernement radicalement anticlérical a voté une nouvelle loi scolaire, déclenchant ainsi une bataille scolaire à laquelle la Belgique a dû faire face pendant des décennies.
Verhas a peint le défilé composé d'enfants de l'enseignement officiel. Ils étaient le symbole de l'avenir de la jeune Belgique et devaient prouver la supériorité de l'enseignement officiel sur l'enseignement catholique. Les écoliers étaient considérés comme de bons patriotes d'un pays qui avait à peine cinquante ans.
a essayé de rester neutre dans le conflit. Le défilé a été vivement critiqué par la presse ultramontaine. Elle a décrit le défilé comme un abus contre des enfants innocents à des fins politiques. Ce fut le début de la résistance catholique à la « loi de malheur », qui finit par faire tomber le gouvernement libéral.
Jan Verhas était un franc-maçon partisan des idées libérales et populaire dans les salons d'art bourgeois. Vraisemblablement, il n'a peint que les écolières et a délibérément laissé de côté les garçons qui suivaient. Il voulait ainsi indiquer que l'accès des filles à l'éducation s'était amélioré, ce qui était considéré comme une réussite politique du libéralisme pédagogique des Lumières.
Une icône bourgeoise Lorsque le tableau est achevé en 1880, il est visible à l'Exposition historique de l'art belge 1830-1880 à Bruxelles.. Le , le tableau est acheté par le ministre de l'Intérieur Gustave Rolin-Jaequemyns au nom du gouvernement libéral, afin d'être conservé à Bruxelles, où il occupe une place de choix au Palais des Beaux-Arts. Pour Verhas, c'est une peinture célèbre et lucrative. La photomécanique, technique émergente à l'époque, permet de reproduire la toile en grand nombre. On la voit dès lors dans les bâtiments officiels et dans les écoles, mais pas dans les écoles catholiques « gratuites »..
La Revue des écoles en 1878 pourrait tout au plus être considéré comme une icône bourgeoise du . James Ensor a réagi contre ce type d'art avec le tableau L'Arrivée du Christ à Bruxelles. En 2019, il était accroché hors catégorie dans le hall d'entrée du musée de Bruxelles.
Détail de la revue La revue des écoles communales de la ville de Bruxelles a lieu le , place des Palais, devant le Palais royal de Bruxelles, à l’occasion des noces d'argent du roi et de la reine Marie-Henriette. On voit la reine, l'archiduc Charles-Louis d'Autriche (uniforme blanc), frère de l'empereur François-Joseph d'Autriche, aux côtés du roi , et à leur droite, Philippe comte de Flandre...
Postérité Exposée au Salon des artistes français à Paris en 1881, le tableau vaut à son auteur de recevoir, des mains du chef du gouvernement Jules Ferry, la croix de chevalier de l'Ordre national de la Légion d'honneur..
Notes et références
Voir aussi Articles connexes Peinture belge de 1830 à 1914 Liste de peintres belges Frans Verhas
Liens externes
Catégorie:Tableau d'un peintre belge Catégorie:Tableau réalisé en 1880 Catégorie:Scène de genre Catégorie:Enfant dans la peinture Catégorie:Éducation dans la peinture Catégorie:Escalier dans la peinture Catégorie:Sculpture dans la peinture Catégorie:Église dans la peinture Catégorie:Belgique au XIXe siècle Catégorie:Bruxelles dans la peinture Catégorie:Œuvre conservée au musée Oldmasters