Empereur de Centrafrique est le titre porté par à la suite de la proclamation de l'Empire centrafricain au congrès du Mouvement pour l'évolution sociale de l'Afrique noire (MESAN), le , jusqu'à l'abolition de l'Empire après l', en 1979. L'empereur est alors à la tête d'une monarchie absolue sous dictature militaire.

Son titre officiel est « empereur de Centrafrique par la volonté du peuple centrafricain, uni au sein du parti politique national » ; il est directement inspiré par son admiration de .

Conception du titre Arrivé au pouvoir en 1966, après le renversement de son cousin germain David Dacko lors du coup d'État de la Saint-Sylvestre, Jean-Bedel Bokassa devient le deuxième président de la République centrafricaine. En 1972, il se proclame président à vie et en 1976, établit une nouvelle Constitution, instaure la monarchie et annonce sa reconversion au catholicisme.

Les références à Napoléon durant le sacre sont nombreuses, telles que l'aigle impériale, la date choisie (le , à deux jours près de la date anniversaire du sacre napoléonien le ) ou le dispositif inspiré du tableau de David.Docs interdits, épisode Notre ami l'empereur , diffusé le .. Le couronnement coûte un quart du budget annuel du pays et toute l'aide de la France cette année-là, et malgré les invitations, aucun dirigeant étranger ne participe à l'événement. Beaucoup pensent en effet que Bokassa est fou et comparent son extravagance égocentrique avec celle d'un autre dictateur africain à l'excentricité notoire, Idi Amin Dada.

Bokassa devient ainsi le troisième souverain impérial au monde après Hirohito au Japon et Mohammad Reza Pahlavi en Iran, qui déclinent les invitations à la cérémonie, et le premier empereur africain depuis Haïlé Sélassié.

Chute de Bokassa et fin du titre En , l', organisée par la France, renverse Bokassa et l' remet au pouvoir l'ancien président David Dacko, ce qui aboutit à la fin de l'Empire centrafricain et du titre impérial. Bokassa est ainsi emmené de force par les parachutistes français au Tchad et, de là, part en exil en Côte d'Ivoire, où il accuse la France de l'avoir trahi. En exil, il lance l'affaire des diamants impliquant le président Valéry Giscard d'Estaing.

Bokassa tente de justifier ses actes en avançant que la fondation d'une monarchie a aidé la Centrafrique à se « distinguer » du reste du continent et à gagner le respect du monde.

Notes et références

Voir aussi Bibliographie Biographies et portraits . . . .

Articles Didier Bigo, « Ngaragba, « l'impossible prison » », Revue française de science politique, année, , 1989. . . Jean-Pierre Bat, « Bokassa, dernier empereur d'Afrique », L'Histoire, , , .

Filmographie Échos d'un sombre empire (Echos aus einem düsteren Reich), film de Werner Herzog, Films sans frontières, Sera Filmproduktion, Werner Herzog Filmproduktion, 1990, . , empereur de Françafrique, film d'Emmanuel Blanchard, Programm 33 et ECPAD, 2010. Notre ami l'empereur , film de Cédric Condom, France 3, 2011.

Articles connexes Coup d'État de la Saint-Sylvestre Empire centrafricain Couronnement de

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