Renée Metté, née à Alexandrie le et morte à Paris le , est une résistante et déportée politique française, détenue au camp de concentration de Ravensbrück. Libérée en 1945, elle est professeur agrégée de philosophie au lycée LamartineElle est signalée comme telle en 1968 dans le livre d’Eliane Amado Lévy-Valensi, ‘’La Racine et la source: essais sur le judaïsme’’, Zikarone, 1968, 471 ., p. 71. Cependant son nom n'apparaît pas dans les listes de reçus à l'agrégation de philosophie publiées jusqu'en 1960. puis au lycée Molière jusqu'à son départ à la retraite en 1980.

Biographie

Famille Renée Metté naît à Alexandrie le , six mois après la mort de son père, rédacteur français à l'hebdomadaire , tué à Longueval (Somme) lors de la Première Guerre mondiale. Elle devient de ce fait pupille de la Nation ainsi que son frère, André MettéJacques Girault, notice METTÉ André, Haï, Le Maitron, version mise en ligne le 23 décembre 2012, dernière modification le 23 décembre 2012 : ..

Résistance Elle est étudiante en philosophie à Paris lorsqu’elle rejoint le mouvement « Ceux de la Résistance », l’un des cinq grands mouvements de Libération-Nord. Sous l'alias de « Nicole », elle fait partie du réseau MANIPULE, le service de renseignement du mouvement. Le réseau a été créé officiellement en à la demande du Bureau central de renseignements et d'action (BCRA) de la France libre.

Arrestation et déportation À la suite de la trahison d'un des membres du réseau, elle est arrêtée rue de Fleurus à Paris le avec Jean Roquigny, chef du sous-réseau Max, qu'elle venait de rejoindre, et sa femme Marie-Claire, une amie étudiante en philosophie..

Déportée au camp de concentration de Ravensbrück par le convoi parti de Compiègne le (convoi I.175 dit « convoi des 27000 ») avec Marie-Claire Roquigny, elle est affectée à la fabrication de munitions anti-aériennes au Kommando industriel Holleischen du camp de Flossenbürg (Tchécoslovaquie)Philippe Mezzasalma (dir.), ‘’Femmes en déportation. Les déportées de répression dans les camps nazis 1940-1945’’, Presses universitaires de Paris Nanterre, OpenEdition Books, 2021, 306 p. . Elle est libérée en .

Après-guerre De retour à Paris après sa libération, Renée prépare l’agrégation de philosophie.

En 1946, elle rédige un témoignage sur les conditions de survie et de résistance à l’avilissement avec quatorze de ses codétenues survivantes, dont Germaine Tillion et Geneviève de Gaulle-Anthonioz, publié fin 1946. Renée Metté y évoque les conditions d'existence dans le Kommando industriel Holleischen..

Elle parlera ensuite rarement de Ravensbrück, si ce n’est pour dire « Ça n’a pas d’importance »

Mort Renée Metté meurt à , le à l'âge de 81 ansMettée Renée, libramemoria..

Distinctions Elle est reconnue « Déporté résistant ».

Notes et références

Liens externes

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