José María Valiente Soriano, né à Chelva (Valence) le et mort à (Cantabrie) le , est un juriste et homme politique carliste, président du secrétariat national de la Communion traditionaliste entre 1955 et 1960 puis chef délégué du carlismereprésentant politique officiel du prétendant François-Xavier de Bourbon-Parme entre 1960 et 1967..

Sa carrière universitaire est brève : il obtient la chaire de droit civil de l’université de La Laguna en 1943, puis fut fugacement professeur titulaire de celles de Séville et de Saragosse entre 1946 et 1947. Il obtient sa mise en disponibilité en 1947 et ne reprendra jamais ses activités universitaires.

Sa carrière politique est plus précoce, plus longue et plus notable : liée à ses débuts à Acción Católica et à la Communion traditionaliste, qui lui permettent d’obtenir un siège aux Cortes en 1933 et 1936, elle fut ensuite soumise aux fluctuations et aux vicissitudes du monarchisme sous le régime franquiste, avant qu’il ne cherche finalement sa place dans la droite atomisée des premières années de la transition démocratique.

Naissance et famille

Il naît le à Chelva (Valence), où résident ses parents. Son père, l’avocat et notaire José Valiente Soriano, tient un cabinet à Madrid, au 21 rue Barquillo (adresse à laquelle José María réside en 1927) ; sa mère est Micaela Soriano e Ibáñez ; ses grands-parents paternels sont José, domicilié à Yecla (Murcie), et Francisca ; les grands-parents maternels, Manuel et Carlota.

Formation

Il obtient le baccalauréat à l’Institut de Valence en juin 1917.

Il suit l’année préparatoire à Murcie pendant l’année universitaire 1916-1917, puis des études de droit à Madrid entre 1917 et 1921. Il est titulaire d'une licence en droit de l’Université centrale de Madrid délivrée en octobre 1927.

Présenté par l’archevêque de Tolède, Enrique Almaraz y Santos, il prend le possession de sa place de collégial au Collège royal d'Espagne de Bologne (Italie) des mains du recteur Manuel Carrasco y Reyes.

En juillet 1923, il soutient sa thèse à l'université de Bologne et devient officiellement docteur le 14 décembre suivant.

Carrière universitaire

Au début des années 1940, il est auxiliaire temporaire à la faculté de droit de l’université de Madrid. Une communication du 30 octobre 1941 envoyée par le doyen de la faculté de droit lui notifie que, « pour d’impérieuses nécessités de service », il devra assurer dès le lendemain les cours de deuxième année de droit civil.

En mars 1942, il demande l'autorisation de postuler au concours pour pourvoir les chaires de droit civil des universités d’Oviedo, de Saint-Jacques-de-Compostelle et de La Laguna. Par arrêté du 13 avril 1943 (BOE du 20 avril), il est nommé professeur titulaire de droit civil à cette dernière. Le même BOE le déclare exempt de procédure d’épuration, comme Valiente en avait fait la demande, se justifiant « par les charges qu’il a exercées ». Il prend possession de son poste le 24 mai suivant.

En juin 1945, un concours de mutation est ouvert pour pourvoir la chaire de droit civil de l’université de Séville. Seuls Valiente et Faustino Gutiérrez Alviz, professeur de droit romain à Grenade, se présentent. La commission permanente du Conseil national de l’éducation, après examen des dossiers des deux candidats, émet le 23 février 1946 un avis favorable à Valiente, au motif qu’il est spécialiste de cette la discipline concernée et qu’il n’est donc pas jugé nécessaire d’examiner davantage les mérites respectifs des candidats. Il prend ses fonctions de professeur titulaire () de la chaire à l'université de Séville le 30 septembre suivant.

Il n'occupera la chaire qu’une quarantaine de jours. Le jour même de sa prise de fonctions, Valiente et son collègue Miguel Royo Martínez, professeur de droit civil à l’université de Saragosse, s'accordent pour demander officiellement une permutation de leurs postes. La demande est jugée conforme par leurs rectorats respectifs, qui lui donnent leur aval. Par suite, Valiente est nommé professeur titulaire de droit civil à l’université de Saragosse et prend possession de son poste le 8 novembre 1946.

Il ne termine pas l’année universitaire dans sa nouvelle affectation. Par une requête datée à Madrid du 11 février 1947, il demande au ministère une mise en disponibilité volontaire d’une durée supérieure à un an et inférieure à dix, conformément à la réglementation en vigueur. Sa demande lui est accordée en février 1947 (BOE du 5 mars), mais, selon la même réglementation, étant donné qu'il n'avait pas effectivement préalablement exercé pendant au moins deux années, on lui notifie qu'il perd son traitement et qu'il pourra récupérer son statut en participant à un nouveau concours de sa spécialité.

En juillet 1956, cette disponibilité est adaptée à la loi du 15 juillet 1954 (BOE du 16) relative aux situations des fonctionnaires de l’administration civile de l’État.

La résolution de la Direction générale de l’enseignement supérieur et de la recherche du 23 novembre 1970, qui le déclare mis à la retraite, l’identifie comme professeur de droit administratif en situation de disponibilité volontaire. Le 3 décembre 1970, le recteur de l’université de Saragosse renvoie les communications reçues concernant cette retraite, car « aucun antécédent n’existe dans ce rectorat » concernant un professeur de droit administratif portant ce nom. Carrière et militance politiques

Il milite très jeune dans Acción Católica et, en 1931, lors de la constitution d’Acción Nacional comme parti politique sous la présidence d’Ángel Herrera Oria, il occupe le poste de vice-président de son comité directeur. Il obtient un siège de député aux élections de novembre 1933 en se présentant pour la circonscription de Santander dans les rangs de l’Union des droites agraires. Intégré à la CEDA, son monarchisme provoque des désaccords avec Gil Robles, qui le conduisent à abandonner ses fonctions au sein de cette formation politique.

En février 1936, il est de nouveau élu député, cette fois pour Burgos et comme membre de la Communion traditionaliste. Il se joint aux rebelles nationalistes lors du soulèvement du 18 juillet 1936 qui débouche sur la guerre civile espagnole. Se trouvant alors à Burgos, il devient le premier chef provincial du Movimiento, dont il sera plus tard membre du Conseil national.

Il occupe des postes de confiance et de responsabilité au sein du parti carliste et, dans les années 1940 et 1950, son engagement monarchiste le conduit à un certain éloignement du régime franquiste. Son rapprochement ultérieur (en 1967 et 1971, il est procurateur aux Cortes par désignation du chef de l’État) peut être mis en relation avec son expulsion du carlisme en 1971. En 1976, il fonde et préside le Parti Conservateur, s’intégrant à diverses alliances politiques dans les années suivantes.

Membre de la à partir de 1938, lors de sa réorganisation en 1940 il est nommé membre de sa troisième section, consacrée à l’organisation et aux procédures judiciaires, bien qu’un grave accident automobile cette année-là l’en tienne éloigné pendant plusieurs mois.

Il meurt à (Cantabrie) le .

Notes et références

Annexes Bibliographie

Liens externes

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