L'oppidum du Castellier est le site archéologique identifié comme le principal des Lexoviens à l'époque de la Gaule indépendante, dans le département actuel du Calvados, région Normandie, en France.

Identifié dans le premier tiers du sur les communes actuelles de Saint-Désir et Saint-Pierre-des-Ifs, le site n'est que très partiellement fouillé au début du .

Contextes Géographie vignette|redresse=1.2|Site antique de Lisieux. L' est situé à au sud-ouest de Lisieux, sur un plateau bordé par la Vie et la Touques. Deux ruisseaux ont leur source sur l'.

Le site est protégé naturellement sur ses côtés sud-ouest, sud et nord. L' domine une ancienne route menant à Jort.

Histoire : les Lexoviens

Le territoire des Lexoviens occupe le territoire du pays d'Auge, entre la Dives et la Risle. L'établissement principal des Lexoviens s'est déplacé, même si le site de l'actuelle ville de Lisieux est occupé dès l'époque gauloise, selon les observations faites lors des déblaiements ayant suivi les bombardements de 1944.

Le rempart est daté de la période de La Tène D.

Le site est peut-être évoqué par Jules César dans son ouvrage, les Commentaires sur la guerre des Gaules (III,173), à propos de la campagne de Publius Crassus en : les habitants auraient massacré et fermé les portes de leur ville quand ils rejoignent les Vénètes lors de leur révolte. Les sénateurs auraient été pro-romains.

Le nom de la ville était peut-être selon Patrice Lajoye , déduction faite d'une ferme située non loin de là et qui se nomme Ferme de Rome.

Histoire du site Histoire du site dans l'Antiquité

Le site occupé est une . Une couche de sédiment est installée avant la construction du talus. L'installation date peut-être de La Tène D1 et l' de La Tène finale.

Le fer utilisé pour la construction a sans doute été forgé sur place, comme en témoignent des scories et un élément de forge. Des vestiges datés de La Tène finale sont retrouvés dans les fouilles des années 2000, livrant une densité de vestiges.

Du mobilier daté du a été retrouvé sur le site, mais en très faible quantité. Des tessons de céramique de type Dressel 1 ou gréco-italique sont retrouvés.

Le site décline dès l'époque augustéenne du fait de la création de la nouvelle cité de , même si le site de cette dernière semble occupé dès l'époque gauloise.

Le site de l' est en partie démantelé dès le règne d'Auguste. Une s'installe sur une parcelle au cours du . Un établissement de la fin du est fouillé en 2007 par Nicola Coulthard, ainsi que des structures d'une construction augustéenne.

Histoire du site depuis la fin de l'Antiquité Époques médiévale et moderne

Le rempart est aplani pour améliorer la mise en culture.

Un four de tuilier d'époque médiévale ou moderne est retrouvé lors des fouilles.

Au centre de l' se trouve la Ferme de la Motte, ensemble de constructions du .

Recherches archéologiques

Le site est identifié par Arcisse de Caumont en 1831, puis Mortimer Wheeler comme . Louis de Neuville explore le site à la fin des années 1870 et fait des observations lors de destructions du rempart.

Des relevés sont effectués sur le site en 1996 et des coupes du rempart réalisées en 2005 sur la section du secteur ouest et en 2006 au nord de l'. Aucun vestige gaulois n'a été découvert sur le site avant les recherches des années 2000, cependant des éléments gallo-romains ont été découverts dans deux champs en 2004.

Deux campagnes de prospection géophysique ont lieu en 2004 et 2005 sur une superficie de . Des sondages éloignés de plus de ont été réalisés en 2006, permettant de retrouver entre autres des trous de poteaux. Les fouilles ont mis au jour des céramiques du second âge du fer peut-être produite sur place. Une quatrième campagne a eu lieu en 2007, deux secteurs de étant fouillés. Une tombe à incinération a été retrouvée et également une inhumation, mais les ossements avaient disparu.

Description du site

L' occupe une surface de même si Florence Delacampagne évoque une superficie de . L'état de conservation du rempart est très inégal, parfois arasé parfois conservé sur une hauteur de .

L' est protégée par des vallées sauf au nord du site occupé par un fossé et un rempart.

Le rempart est conservé sur .

Une section du rempart est conservée sur sa façade ouest, en particulier au lieu-dit La place de la guerre. Les observations du amènent à identifier un rempart en , de même que certains indices issus des fouilles des années 2000.

Le rempart de La place de la guerre conservé s'élève à environ et comporte un fossé large de . Sur la façade nord le rempart n'est conservé que sur une hauteur inférieure à .

Le talus, observé en 2005 et large de , comportait beaucoup de charbon de bois, de l'argile, ainsi que des éléments de fer et quelques rares traces de poutres de bois. Le rempart comportait peut-être un parement de pierres de silex, déduit de la présence d'éboulis.

Mortimer Wheeler identifie une porte à l'ouest du site.

L'organisation de l' n'est pas connue, cependant un axe antique nord-ouest sud-est a pu être mis en évidence, longeant l'actuel ruisseau de La Motte.

Les fouilles de 2007 mettent en évidence des structures gauloises. L'espace intérieur de l' est compartimenté au moyen de fossés.

Interprétation

Le site occupe lors de la période de La Tène finale une superficie de plus de , de ce fait selon Pierre Giraud.

La présence de céramique d'importation permet selon le fouilleur d'identifier Le Castellier comme .

Des structures destinées au stockage de céréales ont été trouvées, avec des greniers. Des éléments liés à l'artisanat du fer ont été retrouvés ainsi qu'un autre artisanat non identifié.

Notes et références

L’oppidum du “Castellier” à Saint-Désir/Saint-Pierre-des-Ifs (14)

Lisieux dans l'Antiquité

Présentation du P.C.R. sur les sites fortifiés protohistoriques de hauteur de Basse Normandie

Carte archéologique de la Gaule, 14. Le Calvados

Religions et cultes à Lisieux (Normandie) dans l'Antiquité et au haut Moyen Âge

Voir aussi Articles connexes Lexoviens Noviomagus Lexoviorum

Bibliographie

Ouvrages généraux . . . . .

Ouvrages sur l'oppidum ou les Lexoviens dans l'Antiquité . (tiré à part édité à Lisieux en 1957, 31 p.) . . . . . . . . . .

Liens externes

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