Nora Bernard, née le et morte le , est une militante micmac canadienne qui cherchait une indemnisation pour les survivants du système des pensionnats indiens du Canada. Elle est directement responsable pour la Convention de règlement relative aux pensionnats, le plus grand recours collectif de l'histoire du Canada, représentant environ survivants ; le gouvernement canadien règle l'action en justice en 2005 pour plus de de dollars canadiens.
Biographie En 1945, alors que Nora Bernard a neuf ans, sa mère est informée du fait que si elle ne signe pas les formulaires de consentement pour envoyer ses enfants dans un pensionnat, le système de protection de l'enfance placera ceux-ci en ; en conséquence, Nora Bernard fréquente le pendant cinq ans.
thumb|centre|Une classe de fillettes micmaques au (Nouvelle-Écosse), en 1929.
Mariage et vie familiale En 1955, elle a épousé un homme non-Autochtone et par conséquent a perdu son statut juridique en vertu de la Loi sur les Indiens ; l'article concernant la Loi sur les Indiens est abrogé en 1985, mais cela ne conduit pas automatiquement à sa réintégration en tant que membre et ce n'est qu'en qu'elle est réintégrée dans la .
Militantisme À la fin des années 1980, Nora Bernard se lance à la recherche d’autres survivants de l’école de Shubénacadie. En 1995, elle fonde une organisation pour représenter les survivants de cette école ; elle convainc par la suite l'avocat d'Halifax, John McKiggan, de représenter les survivants de Shubénacadie dans le cadre d'un recours collectif. Après que la poursuite contre Shubénacadie est devenue publique, de nombreuses autres associations de survivants à travers le Canada intentent des poursuites similaires ; celles-ci sont finalement fusionnées en un seul procès national. Selon les mots de McKiggan, ..
En 2005, elle témoigne devant la Chambre des communes du Canada au sujet des mauvais traitements subis par les enfants dans les pensionnats :
Décès Le , Nora Bernard est retrouvée morte chez elle à Truro, en Nouvelle-Écosse ; même si on pense initialement qu'elle est décédée de cause naturelle, le , la police arrête son petit-fils James Douglas Gloade et l'accuse de son meurtre. Il a poignardé sa grand-mère après qu'elle a refusé de lui donner de l'argent pour acheter de la drogue. Le , Gloade est reconnu coupable d'homicide involontaire et condamné à de prison. Il est libéré dans une maison de transition en 2018, mais ne respecte pas les conditions de sa libération et est repris par la police. Il est de nouveau libéré dans une maison de transition en 2021.
Contribution et distinction En 2008, Nora Bernard reçoit à titre posthume l'.
En , le conseil régional d'Halifax a voté pour renommer la rue Cornwallis, dans le nord de la ville, en l'honneur de Nora Bernard. Le et le Centre d'amitié autochtone mi'kmaw voisins avaient déjà demandé au conseil de renommer la rue, qui honorait Edward Cornwallis, un gouverneur britannique qui cherchait à chasser les Micmac de la péninsule de la Nouvelle-Écosse et proclamait qu'une prime serait payée pour leurs scalps (1713-1776). Le conseil d'Halifax a convoqué un comité spécial pour donner son avis sur la question des biens municipaux commémorant Cornwallis. Le groupe de travail a recommandé de renommer la rue. est arrivée en tête d'un sondage public sur les nouveaux noms de rues potentiels. Le nouveau nom est entré en vigueur le .
Voir également Journée du patrimoine de la Nouvelle-Écosse
Notes et références
Notes
Références
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