La production de thé en Afrique du Sud commence à la fin du . Celle-ci est tournée vers l'export de thé noir CTC, les populations locales lui préférant le rooibos. Après un effondrement de la production à la suite de l'arrêt des subventions dans les années 1990, l'industrie se diversifie au début du et bénéficie à nouveau d'un soutien des pouvoirs publics.
Histoire gauche|vignette|Plantation de la colonie de Natal en 1903. Archives nationales du Royaume-Uni La production de thé en Afrique du Sud commence en 1887 à partir de graines venues d'Assam. Dans les années suivantes, le thé est cultivé dans les montagnes Drakensberg, à Transkei, Limpopo, et Ntingwe dans le Zoulouland.
L'industrie du thé se développe dans les années 1970 et 1980, recevant des subventions dans le but de créer des emplois en zones rurales. Après la fin de l'apartheid en 1991, la politique change ce qui, couplé à l'augmentation des coûts de production, pousse les producteurs à se tourner vers de nouvelles cultures : en 2004, la majorité des plantations de théiers ont été remplacées.
En 2008 et 2009, le gouvernement sud-africain décide de soutenir à nouveau la production de thé, cette fois-ci à travers des partenariats public-privé et la diversification de la production, notamment via l'achat de matériel japonais permettant la production de thé vert cuit à la vapeur.
En 2017, 116 million de rands sont dépensés afin de sauver deux plantations de la faillite.
Production
Plantations vignette|Plantation de Tzaneen en 2003 Les conditions climatiques d'Afrique du Sud sont peu favorables à la culture du thé en raison du faible volume de précipitations et des forts écarts de températures au cours de l'annéeApostolides, Z., H. E. Nyirenda, and N. I. K. Mphangwe. "Review of tea (Camellia sinensis) breeding and selection in Southern Africa." International Journal of Tea Science 5.01 and 02 (2006): 13-19.. La culture n'est ainsi possible que de mi-novembre à mi-avril, la période de mi-avril à mi-août ayant des nuits trop froides et celle de mi-août à mi-novembre une trop forte évaporation d'eau. La résistance à la sécheresse et au froid sont ainsi les critères principaux du développement de nouveaux cultivars de théiers.
Les plantations se trouvant à proximité d'espaces de pâturage, des tensions entre les producteurs de thé et les éleveurs arrivent fréquemment au début des années 1990, le bétail mangeant régulièrement les théiers.
En plus de ces qualités agricoles, la sélection vise à augmenter la quantité d'antioxydant et diminuer celle de caféine, permettant ainsi d'utiliser des arguments de santé dans la stratégie marketing de vente des thés.
L'Afrique du Sud produit de 4 à de thé par an, essentiellement du thé noir CTC et du thé vert. Les plantations occupent plus de .
Conditions de travail La récolte du thé est un travail fortement féminisé, avec 70 % de la cueillette effectuée par les femmes. Les conditions de travail sont difficiles, notamment en raison de revenus faibles, de l'ordre de 12 à par jour, uniquement en saison de récolte c'est-à-dire huit mois par an, et plusieurs grèves ont lieu dans les années 1990.
Commerce Le thé noir produit en Afrique du Sud est essentiellement vendu au Royaume-Uni et aux États-Unis ; sa commercialisation comme thé d'origine et non comme blend lui permet de bénéficier de prix relativement plus élevés que ceux d'autres thés similaires.
Le thé vert cuit à la vapeur s'exporte au Japon, et le gouvernement cherche à étendre ses exportations à l'Europe et aux États-Unis.
Au début du , l'Afrique du Sud importe autour de de thé par an..
Consommation La consommation de thé est faible en Afrique du Sud, autour de 20 000 tonnes par an, les consommateurs lui préférant le rooibos.
Références
Articles connexes Rooibos Cyclopia Agriculture en Afrique du Sud Thé au Royaume-Uni
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