L'ultimatum allemand contre la Belgique est lancé par l'Empire allemand à son voisin belge le , demandant à cette dernière de bien vouloir laisser passer l'armée allemande sur son territoire afin de pouvoir combattre la France.
La Belgique, au nom de sa neutralité perpétuelle, refuse cet ultimatum le et est envahie le lendemain par l'Allemagne. Il s'agit là de l'un des premiers épisodes de la Première Guerre mondiale.
Contexte À la suite de la mobilisation générale en France et en Allemagne, celle-ci prétexte que malgré sa promesse, réitérée le , de respecter la neutralité de la Belgique, elle se voit contrainte de franchir la frontière belge, la France s'apprêtant à marcher vers la Meuse, en passant par Givet et Namur.
Le , Antonin de Selliers de Moranville, chef d'état-major des forces armées belges, fait savoir que
La France lui répond :
L'ultimatum vignette|gauche|L'ultimatum allemand, conservé au Musée royal de l'Armée et d'Histoire militaire de Bruxelles. Le , sans ultimatum ou déclaration de guerre, l'Allemagne envahit le Luxembourg. À 19 heures, Julien Davignon, le ministre belge des Affaires Étrangères, reçoit l'ultimatum officiel rédigé dès le et transmis à l'ambassadeur allemand en poste à Bruxelles, le 29 :
Réaction belge 150px|vignette|Le roi Albert en 1915. L'Allemagne laissait 12 heures à la Belgique pour qu'elle accepte le libre passage de ses troupes. Le plan Schlieffen-Moltke supposait en effet l'évacuation rapide vers l'avant, donc vers la Belgique des troupes qui arrivaient en masse au nœud ferroviaire d'Aix-la-Chapelle. À la réception de la missive, le roi Albert convoque un conseil de crise qui se réunit toute la nuit.
Le à 7 heures du matin, le Roi Albert fait savoir que l'ultimatum est repoussé :
Albert ordonne la destruction des ponts et des tunnels à la frontière allemande et prend la tête de l'armée.
À , le baron de Schoen, ambassadeur d'Allemagne en France, déclare la guerre à la France. À Bruxelles, le peuple acclame les Français et chante La Marseillaise.
Le , alors qu'Albert est ovationné, l'Allemagne, qui avait déjà envahi le Luxembourg, pénètre en Belgique, violant sa neutralité, pour forcer le passage.
Tandis que la petite armée belge forte de tente de résister, les premières victimes tombent. À Clermont, Théodore Pauchenne est le premier civil tué par les Allemands. À Thimister, le lancier Antoine Fonck est tué par les Allemands. Il est le premier soldat belge victime de la guerre. À Berneau, des maisons sont incendiées et des civils sont abattus. À Visé, cinq gendarmes à vélo s'opposent au passage de troupes allemandes : deux ont été tués, les trois autres blessés. C'est le début des atrocités allemandes avec ses villes et villages martyrs.
Ensuite, Liège est assiégée.
Notes et références
Bibliographie La France héroïque et ses Alliés, librairie Larousse 1916.
Articles connexes Plan Schlieffen Bataille des Frontières Invasion de la Belgique (1914)
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