Aillant-sur-Milleron est une commune française située dans le département du Loiret en région Centre-Val de Loire.

Exposée à un climat océanique altéré, elle est drainée par le Milleron, le ru Simon et divers autres petits cours d'eau.

Aillant-sur-Milleron est une commune rurale qui compte en .

Toponymie

Le ruisseau le Milleron. est à l’origine du nom du village.

Géographie

Localisation et communes limitrophes vignette|gauche|Carte de la commune d'Aillant-sur-Milleron et des communes limitrophes. La commune d'Aillant-sur-Milleron se trouve extrême-est du département du Loiret, dans la région agricole de la Puisaye.. À vol d'oiseau, elle se situe à d'Orléans., préfecture du département, à de Montargis., sous-préfecture, et à de Châtillon-Coligny, ancien chef-lieu du canton dont dépendait la commune avant . La commune fait partie du bassin de vie de Châtillon-Coligny..

Les communes les plus proches sont : Dammarie-sur-Loing (), Le Charme (), Champcevrais (, dans l'Yonne), Rogny-les-Sept-Écluses (, dans l'Yonne), Saint-Maurice-sur-Aveyron (), Châtillon-Coligny (), Feins-en-Gâtinais (), Sainte-Geneviève-des-Bois (), La Chapelle-sur-Aveyron () et Marchais-Beton ( dans l'Yonne)..

Géologie et relief Géologie La commune se situe dans le sud du Bassin parisien, le plus grand des trois bassins sédimentaires français. Cette vaste dépression, occupée dans le passé par des mers peu profondes et des lacs, a été comblée, au fur et à mesure que son socle s’affaissait, par des sables et des argiles, issus de l’érosion des reliefs alentours, ainsi que des calcaires d’origine biologique, formant ainsi une succession de couches géologiques..

Les couches affleurantes sur le territoire communal sont constituées de roches sédimentaires datant du Cénozoïque, l'ère géologique la plus récente sur l'échelle des temps géologiques, débutant il y a d'années, et du Mésozoïque, anciennement appelé Ère secondaire, qui s'étend de . Les plus anciennes sont de la craie blanche à silex remontant à la période Crétacé. Les plus récentes sont des alluvions et colluvions du fond des vallées secondaires remontant à l’époque Holocène de la période Quaternaire. Le descriptif de ces couches est détaillé dans la feuille « n°401 - Bléneau » de la carte géologique harmonisée au du département du Loiret.. et sa notice associée..

vignette|centre|redresse=1.6|Carte géologique de la commune Ère Période Époque Formations géologiques Cénozoïque(0 - ) Quaternaire(0 - 2.58) Holocène

Pléistocène

Néogène( - ) Pliocène  non présent Miocène  non présent Paléogène( - ) Oligocène  non présent Éocène

Paléocène

Mésozoïque( - ) Crétacé( - )

Relief La superficie cadastrale de la commune publiée par l’Insee, qui sert de références dans toutes les statistiques, est de .. La superficie géographique, issue de la BD Topo, composante du Référentiel à grande échelle produit par l'IGN, est quant à elle de . L'altitude du territoire varie entre et ..

Hydrographie

Le réseau hydrographique communal, d'une longueur totale de , comprend un cours d'eau notable, le Milleron (), et six petits cours d'eau dont le fossé 01 de la Commune d'Aillant-sur-Milleron (), le fossé 01 des Piolets (), le fossé 01 des Prés des Villottes (), le ru des Glaives (), le ru des Pierres () et le ruisseau des Philiberts ().

Le Milleron, d'une longueur totale de , prend sa source dans la commune de Rogny-les-Sept-Écluses et se jette dans le Loing à Châtillon-Coligny, après avoir traversé .. Sur le plan piscicole, le Milleron est classé en deuxième catégorie piscicole. L'espèce biologique dominante est constituée essentiellement de poissons blancs (cyprinidés) et de carnassiers (brochet, sandre et perche)..

Différents plans d'eau complètent le réseau hydrographique dont l'étang des Beaupieds.

Lieux-dits et écarts

Les lieux-dits suivis d'une astérisque sont situés à l'écart de la route indiquée :

les Bélinieres * route de Champcevrais (D 150)

Climat

Plusieurs études ont été menées afin de caractériser les types climatiques auxquels est exposé le territoire national. Les zonages obtenus diffèrent selon les méthodes utilisées, la nature et le nombre des paramètres pris en compte, le maillage territorial des données et la période de référence. En 2010, le climat de la commune était ainsi de type climat océanique dégradé des plaines du Centre et du Nord, selon une étude du Centre national de la recherche scientifique (CNRS) s'appuyant sur une méthode combinant données climatiques et facteurs de milieu (topographie, occupation des sols) et des données couvrant la période 1971-2000.. En 2020, le climat prédominant est classé Cfb, selon la classification de Köppen-Geiger, pour la période 1988-2017, à savoir un climat tempéré à été frais sans saison sèche.. Par ailleurs Météo-France publie en 2020 une nouvelle typologie des climats de la France métropolitaine dans laquelle la commune est exposée à un climat océanique altéré. et est dans la région climatique Centre et contreforts nord du Massif Central, caractérisée par un air sec en été et un bon ensoleillement.. Elle est en outre dans la zone H1b au titre de la réglementation environnementale 2020 des constructions neuves..

Pour la période 1971-2000, la température annuelle moyenne est de , avec une amplitude thermique annuelle de . Le cumul annuel moyen de précipitations est de , avec de précipitations en janvier et en juillet. Pour la période 1991-2020, la température moyenne annuelle observée sur la station météorologique de Météo-France la plus proche, sur la commune de Saint-Privé à à vol d'oiseau., est de et le cumul annuel moyen de précipitations est de ... . Histoire Héraldique

Urbanisme Typologie Au , Aillant-sur-Milleron est catégorisée commune rurale à habitat dispersé, selon la nouvelle grille communale de densité à sept niveaux définie par l'Insee en 2022.. Elle est située hors unité urbaine et hors attraction des villes...

Occupation des sols

L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires agricoles (84,2 % en 2018), une proportion sensiblement équivalente à celle de 1990 (84,3 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : terres arables (76,3 %), forêts (13,9 %), zones agricoles hétérogènes (7 %), zones urbanisées (1,8 %), prairies (0,9 %)..

Planification Carte communale Le conseil municipal prescrit l'élaboration d'une carte communale le . Après une enquête publique qui se déroule en , le document est approuvé le ..

Documents supra-communaux La carte communale doit être compatible avec le SCoT du Montargois en Gâtinais arrêté le qui lui-même doit être compatible avec différents documents de portée supérieure comme le SDAGE Seine-Normandie 2016-2021 adopté le ., le schéma d'aménagement et de gestion des eaux (SAGE) « Nappe de Beauce » approuvé le , ., le plan de gestion des risques d'inondation du bassin Seine-Normandie approuvé le ., le schéma régional d'aménagement et de développement durable du territoire (SRADDT) de la région Centre–Val de Loire approuvé le ., le schéma départemental des carrières du Loiret approuvé le , ., le plan départemental d'élimination des déchets ménagers et assimilés (PDEDMA) du Loiret approuvé le , .. À terme, le SCoT devra aussi être compatible avec le schéma régional d'aménagement, de développement durable et d'égalité des territoires prévu par la loi NOTRe du , ..

Le Schéma de cohérence territoriale (SCoT) est un document d’urbanisme qui permet la mise en œuvre d’une véritable stratégie de développement territoriale à l’échelle d’un bassin de vie. Il fixe les orientations fondamentales de l’organisation et de l’évolution d’un territoire sur une période de 15 à . Le syndicat mixte de gestion du SCoT du Montargois en Gâtinais a été créé par arrêté préfectoral le et regroupe 85 communes dont Aillant-sur-Milleron. Après une phase d'élaboration du diagnostic territorial de à , puis du Projet d’Aménagement et de Développement Durable (PADD) jusqu'en et du Document d’Orientations et d’Objectifs (DOO) jusqu'en , le projet de SCoT a été arrêté le ..

Logement Voies de communication et transports vignette|redresse=1.4|Réseau routier principal de la commune de Aillant-sur-Milleron (avec indication du trafic routier 2014).

Infrastructures routières La commune est traversée par deux routes départementales : la RD 40 ( en 2014), qui relie Châlette-sur-Loing à Préfontaines. et la RD 150 (), qui relie la commune à Château-Renard. Complétant ces voies, la commune est sillonnée de plusieurs voies communales et chemins ruraux desservant ses fermes et hameaux et les bourgs environnants.

Transports en commun Aucune ligne régulière du réseau Ulys, le réseau interurbain de transport par autocar du Conseil départemental du Loiret, ne dessert la commune. Par contre la commune bénéficie du service Ulys Proximité qui emmène les usagers de la commune vers un arrêt desservi par la ligne régulière la plus proche.. À compter du , la compétence des services de transports routiers interurbains, réguliers et à la demande est transférée des départements aux régions, et donc localement du département du Loiret à la région Centre-Val de Loire, consécutivement à la loi NOTRe du ..

Risques naturels et technologiques vignette|Carte de l'aléa retrait-gonflement des argiles concernant la commune d'Aillant-sur-Milleron La commune d'Aillant-sur-Milleron est vulnérable à différents aléas naturels : climatiques (hiver exceptionnel ou canicule), mouvements de terrain ou sismique (sismicité faible).. Entre 1993 et 2019, quatre arrêtés ministériels ayant porté reconnaissance de catastrophe naturelle ont été pris pour le territoire de la commune d'Aillant-sur-Milleron : deux pour des inondations et coulées de boue intervenues en 1999 et 2016 et deux pour des mouvements de terrain en 1989 et 2003..

Le territoire de la commune peut être concerné par un risque d'effondrement de cavités souterraines non connues. Une cartographie départementale de l'inventaire des cavités souterraines et des désordres de surface a été réalisée. Il a été recensé sur la commune plusieurs effondrements de cavités..

Par ailleurs, le sol du territoire communal peut faire l'objet de mouvements de terrain liés à la sécheresse. Le phénomène de retrait-gonflement des argiles est la conséquence d'un changement d'humidité des sols argileux. Les argiles sont capables de fixer l'eau disponible mais aussi de la perdre en se rétractant en cas de sécheresse.. Ce phénomène peut provoquer des dégâts très importants sur les constructions (fissures, déformations des ouvertures) pouvant rendre inhabitables certains locaux. Celui-ci a particulièrement affecté le Loiret après la canicule de l'été 2003. Une grande partie du territoire de la commune est soumis à un aléa face à ce risque, selon l'échelle définie par le Bureau de recherches géologiques et minières (BRGM)..

Depuis le , la France dispose d’un nouveau zonage sismique divisant le territoire national en cinq zones de sismicité croissante portant délimitation des zones de sismicité du territoire français. La commune, à l’instar de l’ensemble du département, est concernée par un risque sismique très faible.

Politique et administration

Découpage territorial

Bloc communal : Commune et intercommunalités La paroisse et bourg d'Aillant-sur-Milleron acquiert le statut de municipalité avec le décret du de l'Assemblée Nationale. puis celui de « commune », au sens de l'administration territoriale actuelle, par le décret de la Convention nationale du 10 brumaire an II ().. Il faut toutefois attendre la loi du sur l'organisation municipale pour qu'un régime juridique uniforme soit défini pour toutes les communes de France, point de départ de l’affirmation progressive des communes face au pouvoir central..