Joseph Ravoahangy-Andrianavalona, né le à Fianarantsoa et mort le à Tananarive (Madagascar),un homme politique français. Il a été membre de l'Assemblée nationale constituante du -, de la Assemblée nationale constituante du - et de la législature du au .

Il est aussi un des fondateurs du mouvement démocratique de la rénovation malgache ou MDRM.

Biographie Joseph Ravoahangy Andrianavalona s'est marié à Flora Rabesandratana, fille de pasteur et une des premières bachelière malgache, ensemble, ils ont eu trois enfants: Josette Norosoa Ravoahangy Andrianavalona, Jacqueline Volasandratana Ravoahangy Andrianavalona et Solomahery Joseph Ramahatorakarivo Ravoahangy Andrianavalona.

Il appartient à la dynastie merina d'Andriamasinavalona.

À la mort de Jean Ralaimongo en 1943, il devient le leader du mouvement nationaliste malgache, s’appuyant sur son réseau à Tananarive et en province pour structurer l’action politique et créer les «comités Ravoahangy».

Éducation Il a fréquenté l'école des missions protestante française, puis l'école régional publique de Fianarantsoa, ensuite il est entré dans l'école des fonctionnaires créé par Gallieni Le Myre de Villers et a rejoint l'école de médecine en 1912.

École de la Mission protestante française (MPF) École régionale publique de Fianarantsoa École Le Myre de Vilers à Tananarive École de médecine (1912)

Vie politique En 1913, il a été l'un des fondateurs de la VVS, une société nationaliste secrète. Il est condamné, avec sept autres personnes, aux travaux forcés à perpétuité à cause de délit d'opinion, mais il a obtenu grâce en 1922 et donc a pu réintégrer l'école de la médecine en 1923.

De 1923-1936, il a été lieutenant du nationaliste Jean Ralaimongo. Il a dénoncé le travail forcé des jeunes dans le SMOTIG de 1926, il est à l'origine de la manifestation de revendiquant la naturalisation de masse et officiellement.

En 1930, il a été mis en résidence forcée à Maintirano par le gouverneur Cayla. En 1935, il participe à la création du journal, la Nation malgache, et en devient rédacteur.

En 1938, il participe à la création du premier syndicat malgache. En 1945, après la mort de Jean Ralaimongo, il devient l'homme fort, et tendant à inviter le gouvernement à engager des négociations avec la délégation parlementaire malgache et à procéder à l’élection d’une Assemblée constituante malgache, en vue de l’institution d’un État malgache libre, associé à l’Union française. le candidat national à l'assemblée instituante de 1945 -1946.

Ainsi, il mène à l'assemblée de Paris son premier combat : une proposition de lois pour faire de Madagascar deux proposition de résolution tendant à inviter le gouvernement à engager des négociations avec la délégation parlementaire malgache et à procéder à l’élection d’une Assemblée constituante malgache, en vue de l’institution d’un État malgache libre, associé à l’Union française.

Pendant les "événements de Madagascar" ( - ), en tant que député et représentant de son parti du Mouvement démocratique de la rénovation de Madagascar (MDRM), après la levée de son immunité parlementaire, il est jugé et condamné à mort durant le "procès des parlementaires", qui se déroule de juillet à à Tananarive. Gracié en 1949, il est placé en résidence surveillé en France jusqu'à l'indépendance.

Mandats Député de Madagascar (1945-1951) Assemblée nationale constituante (1945-1946) seconde Assemblée constituante en1946 Première Chambre de la IVᵉ République en 1946-1951 (interrompue par arrestation en , immunité suspendue le , mais non déchu) Élu face à Ravelojaona, plébiscité par plus de 90 % en 1946

Engagement

Fondateur de la société V.V.S (1913) Condamné aux travaux forcés en 1916, gracié en 1922 Lieutenant de Jean Ralaimongo (1923-1936) Participe à la pétition du pour la naturalisation des Malgaches journaliste : L’Opinion de Diego Suarez (1927) – critique de la colonisation, du décret foncier de 1926, du chemin de fer FCE, et du travail forcé SMOTIG.

Exil et retour En 1930, le gouverneur Cayla lui impose une résidence forcée à Maintirano pendant cinq ans. À son retour à Tananarive en 1935, il contribue à la création du journal La Nation malgache puis devient rédacteur en chef de Le Prolétariat malgache en 1936. Il joue également un rôle dans la création des premiers syndicats malgaches affiliés à la CGT et, en 1937, fonde l’association nationaliste et anticommuniste "L’Avenir" (ny ho avy). Joseph Ravoahangy combine ainsi un engagement nationaliste modéré avec un attachement à la religion et à l’ordre social ancien.

Action législative et revendications Au Parlement, il dépose une proposition de loi le visant à faire de Madagascar «un État libre, avec son gouvernement, son parlement et son armée, au sein de l’Union française». Il propose également la création d’une Assemblée constituante malgache pour préparer l’autonomie de l’île. Sa vision politique combine nationalisme, dialogue légal avec la France et préparation à l’indépendance, inspirée par la Charte de San Francisco et l’exemple d’Ho Chi Minh.

Arrestation et condamnation Lors de l’insurrection du , Joseph Ravoahangy la désavoue et propose sa collaboration au gouvernement, mais sa démarche est refusée. Le , il est accusé par Martin Rakotovao et arrêté malgré son immunité parlementaire. La levée de celle-ci est votée le . Pendant ce mandat parlementaire raccourci, il siège à deux commissions et dépose une proposition de résolution pour la nationalisation de la Banque de Madagascar et une proposition de loi sur le régime électoral et le fonctionnement de l’Assemblée représentative.

Le procès dit « des parlementaires » le condamne à mort le . Son pourvoi en cassation est rejeté en 1949, mais le président Auriol commue sa peine en détention à perpétuité. Cette condamnation, essentiellement politique, visait à réaffirmer la souveraineté française, malgré le doute sur sa réelle implication.

Notes et références 3. I. Surun (2023), L'empire colonial français en Afrique : métropole et colonies, sociétés coloniales, de la conférence de Berlin (1884-1885) aux accords d'Evian (1962), Atlande.

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