La (traduisible en français par « Étude de l'impact de l'homme sur le climat ») est une conférence scientifique internationale consacrée à l'influence humaine sur le climat qui s'est tenue à Stockholm, en Suède, du au . Elle aborde diverses hypothèses parmi lesquelles la destruction de la couche d'ozone et le réchauffement (ou refroidissement) climatique, établit l'état du savoir à leur sujet et, soulignant les nombreuses inconnues qui demeurent, appelle à consacrer davantage de fonds à la recherche scientifique sur le climat.

Contexte En 1970 aux États-Unis, en prévision de la Conférence des Nations unies sur l'environnement de Stockholm qui doit se dérouler en 1972, Carroll L. Wilson, rattaché au Massachusetts Institute of Technology (MIT), ancien directeur général de la Commission de l'énergie atomique, également membre du Club de Rome, lié à l'élaboration du rapport Les Limites à la croissance publié en 1972.., impulse l'organisation de la (SCEP ; traduisible en français par « Étude sur les problèmes environnementaux critiques »), qui porte sur les enjeux environnementaux, objets d'une attention croissante de la part du grand public, et identifie les changements climatiques comme l'un d'eux. Wilson et le MIT décident de consacrer une nouvelle conférence, intitulée (SMIC), aux risques de modification de l'atmosphère et du climat et d'initier une coordination internationale de la recherche à ce sujet .....

La SMIC, qui inscrit le risque de changement climatique parmi les préoccupations environnementales, est elle aussi conçue comme un travail préparatoire de la Conférence de Stockholm qui doit se dérouler l'année suivante..

Déroulement et conclusions La conférence, titrée (SMIC), est organisée par le Massachusetts Institute of Technology (MIT) et hébergée par l'Académie royale des sciences de Suède et l'Académie royale des sciences de l'ingénieur de Suède. Elle accueille du au , soit durant trois semaines, à Stockholm, trente chercheurs (essentiellement en sciences de l'atmosphère) venus de quatorze pays... La conférence est présidée par Carroll L. Wilson du MIT.

Les chercheurs présents à la conférence établissent l'état des connaissances scientifiques sur principaux mécanismes par lesquels l'humanité est susceptible d'exercer une influence sur le climat. Ils s'intéressent ainsi pour l'essentiel aux émissions d'aérosols, de gaz à effet de serre (au premier titre desquels le dioxyde de carbone, ) et d'autres polluants dans l'atmosphère (troposphère et stratosphère) et aux changements d'affectation des sols (déforestation, etc.). Les risques de destruction de la couche d'ozone et de modification des températures moyennes atmosphériques sont envisagés, ainsi que les impacts ou mécanismes associés (baisse de l'albédo, fonte des calottes glaciaires et de la banquise arctique, modification du Gulf Stream, etc.)..

Sur ce dernier point, deux thèses s'affrontent : celle d'un refroidissement global provoqué par l'émission d'aérosols réfléchissant l'énergie solaire entrante, et celle d'un réchauffement climatique conséquence de l'émission anthropique de renforçant l'effet de serre. Les chercheurs échouent, par manque d'éléments de preuve, à déterminer laquelle des deux hypothèses est la plus probable, aussi ils se limitent à souligner le risque d'une modification du climat.

Plus généralement, le rapport issu de la conférence, publié la même année et intitulé Inadvertent climate modification : Report of the study of Man's impact on climate, s'abstient de toute prévision précise, préférant souligner les conséquences possibles de l'activité humaine et la nécessité de mener davantage de recherches (dont le rapport estime le coût) pour mieux comprendre les mécanismes à l’œuvre. :

À la Conférence des Nations unies sur l'environnement de Stockholm, le rapport de la SMIC fait partie des lectures recommandées.

Liste des participants La liste suivante présente les membres participant, classés par fonction et domaine d'appartenance.

Direction et Secrétariat

Directeur

Carroll L. Wilson – Professeur au Massachusetts Institute of Technology, Cambridge, Massachusetts, États-Unis

Directeur adjoint

William H. Matthews – Maître de conférences, Département de génie civil, Massachusetts Institute of Technology, Cambridge, Massachusetts, États-Unis

Secrétaires généraux

William W. Kellogg – Directeur, National Center for Atmospheric Research (NCAR), Boulder, Colorado, États-Unis G. D. Robinson – Centre pour l'environnement et l'homme (Center for the Environment and Man, Inc.), Hartford, Connecticut, États-Unis

Physique et météorologie

Pál Ambrózy – Chef de département, Országos Meteorológiai Szolgálat (Service national hongrois de météorologie), Budapest, Hongrie Jean Bricard – Professeur au laboratoire de physique des aérosols, Université Paris VI, France Mikhaïl Ivanovitch Boudko (Directeur) – Professeur, Observatoire géophysique principal (Главная геофизическая обсерватория), Léningrad, Union soviétique Hermann Flohn – Professeur de météorologie à l'Université rhénane Frédéric-Guillaume de Bonn, Allemagne Fritz Möller (météorologue) – Professeur au département de météorologie de l'Université Ludwig-Maximilien de Munich, République fédérale d'Allemagne Robert Edward Munn – Département de l'environnement, Toronto, Canada Jacques Van Mieghem – Professeur de météorologie à l'Université libre de Bruxelles, Bruxelles, Belgique Giichi Yamamoto – Professeur à l'institut géophysique de l'université de Tōhoku, Sendai, Japon

Chimie et atmosphère

Edward D. Goldberg – Professeur de chimie à l'Scripps Institution of Oceanography, La Jolla, Californie, États-Unis Christian Junge (Chef du groupe de travail SMIC) – Professeur à l'Institut Max-Planck de chimie, Mayence, République fédérale d'Allemagne Hans Hinzpeter – Professeur à l'institut de météorologie de l'université Johannes-Gutenberg de Mayence, Mayence, République fédérale d'Allemagne Hans-Walter Georgii (Chef du groupe de travail SMIC) – Professeur à la faculté de météorologie et des sciences géophysiques de l'université Goethe de Francfort-sur-le-Main, Francfort-sur-le-Main, Allemagne Julius London – Professeur au département d'astro-géophysique de l'université du Colorado à Boulder, Boulder, Colorado, États-Unis

Océanographie et environnement

Ada Barbara Demb – Institut de technologie du Massachusetts (MIT), Cambridge, Massachusetts, États-Unis Francis H. McGrory – Institut de technologie du Massachusetts (MIT), Cambridge, Massachusetts, États-Unis Joachim H. Joseph – Professeur au département des sciences environnementales de l'université de Tel Aviv, Ramat-Aviv, Israël Tatsumi Kitaoka (Directeur) – Institut de recherche météorologique de l'Agence météorologique du Japon, Tokyo, Japon Robert William Stewart (Directeur, Région Pacifique, Branche des sciences marines ; Chef du groupe de travail SMIC) – Département de l'environnement, Victoria, Colombie-Britannique, Canada

Administration et instituts de recherche

Robert A. McCormick (Directeur) – Division de la météorologie, National Oceanic and Atmospheric Administration / Environmental Protection Agency, Raleigh, Caroline du Nord, États-Unis Lester Macht (Directeur ; Chef du groupe de travail SMIC) – Laboratoires sur les ressources atmosphériques, National Oceanic and Atmospheric Administration, Silver Spring, Maryland, États-Unis Syukuro Manabe – Laboratoire de dynamique des fluides géophysiques, National Oceanic and Atmospheric Administration, Princeton, New Jersey, États-Unis Marcel Nicolet (Directeur) – Professeur à l'Institut d'aéronomie spatiale de Belgique, Bruxelles, Belgique P. R. Pisharoty – Professeur au Physical Research Laboratory, Ahmedabad, Inde Philip D. Thompson (Directeur adjoint ; Chef du groupe de travail SMIC) – National Center for Atmospheric Research (NCAR), Boulder, Colorado, États-Unis

Autres participants

Jehuda Neumann – Professeur et directeur du département de météorologie à l'université hébraïque de Jérusalem, Jérusalem, Israël Karoly Szesztaý – Chef de section au Forschungsinstitut für Wasserwirtschaft (Vízgazdálkodási Tudományos Kutató Intézet, VITUKI), Budapest, Hongrie Sean Twomey – Division de physique météorologique de l'Organisation scientifique et industrielle du Commonwealth, Sydney, Australie Ottavio Vittori – Professeur à l'Istituto di Fisica dell'Atmosfera, Laboratoire du Consiglio Nazionale delle Ricerche, Bologne, Italie

Conseillers (Consultants)

Willi Dansgaard – Professeur à l'institut H. C. Ørsted de l'université de Copenhague, Copenhague, Danemark Erik Eriksson – Professeur d'hydrologie à l'université d'Uppsala, Uppsala, Suède

Personnel de recherche et personnel de soutien

Stephen H. Schneider – Institut Goddard des études spatiales, New York, New York, États-Unis Joseph C. Perkowski – Institut de technologie du Massachusetts (MIT), Cambridge, Massachusetts, États-Unis Constance D. Boyd – MIT Press, Cambridge, Massachusetts, États-Unis Allan Carlsson – Académie royale d'ingénierie de Suède, Stockholm, Suède

Références Notes

Références

Annexes Bibliographie .

Articles connexes Histoire de la recherche sur le changement climatique Conférence des Nations unies sur l'environnement de Stockholm

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