Rematch est une série télévisée franco-hongroise réalisée par Yan England d'après un scénario de Yan England et André Gulluni, et diffusée pour la première fois en Suisse le sur RTS 1 et en France et en Belgique le sur Arte.

Ce thriller psychologique est une coproduction des sociétés Unité, Proton, Federation Studios et Arte France.

Le , la série remporte le Grand Prix de la compétition internationale du festival Séries Mania à Lille.

Synopsis

Cette série psychologique à suspense illustre les deux matchs historiques qui opposèrent en 1996 et 1997 le champion du monde d'échecs Garry Kasparov à Deep Blue, le supercalculateur mis au point par IBM.

Match aller à Philadelphie en février 1996

Le commence à Philadelphie le match qui oppose Garry Kasparov au supercalculateur Deep Blue d'IBM.

L'ordinateur a été conçu par Ren Guan-Lin, un ingénieur d'IBM surnommé P.C., un surnom qu'il traîne depuis le collège et qui signifie « Particulièrement Cinglé ».

Durant le match, P.C. est assis face à l'échiquier, introduit les coups joués par Kasparov sur un écran d'ordinateur et reporte ensuite sur l'échiquier les coups décidés par la machine. Deep Blue gagne la première partie mais abandonne la deuxième partie jouée le lendemain.

Les troisième et quatrième parties sont chacune nulle, Kasparov emporte la cinquième et Deep Blue abandonne la dernière, laissant donc la victoire finale à Kasparov.

Helen Brock, la directrice du département Recherche et développement d'IBM, propose immédiatement à Kasparov de tenir une revanche à New York un an plus tard avec, à la clé, une prime d'un million de dollars. Kasparov commence par refuser mais accepte finalement le défi.

Revanche à New York en mai 1997

Helen Brock donne un nouveau labo à P.C. qui travaillait jusqu'alors dans les sous-sols. Elle lui promet également un accès à toutes les ressources d'IBM, en termes de machines, de techniciens et d'ingénieurs.

P.C. recrute alors Paul Nelson, un des rares joueurs d'échecs à avoir fait match nul contre Kasparov, douze ans auparavant il est vrai. Pendant un an, Nelson entraîne Deep Blue, lui enseignant toutes les parties jouées par Kasparov depuis le début de sa carrière. IBM ajoute de nombreux ingénieurs au projet et Deep Blue est fortement améliorée, atteignant une capacité de calcul de deux cents millions de positions par seconde.

IBM diffuse de nombreuses publicités à la télévision, sur le web et dans la presse écrite, et Newsweek titre au sujet de Kasparov : « The Brain's Last Stand » (le dernier bastion du cerveau humain).

Le match revanche commence le à l'hôtel Imperial à New York. Quand on l'interroge sur sa stratégie, Kasparov répond : « La défaite n'est pas une option. »

Au de la première partie, Deep Blue joue un coup totalement inattendu qui déstabilise Kasparov, qui hésite, ne comprend pas et suppose une erreur de la machine. Deep Blue abandonne la première partie, à l'issue de laquelle Kasparov déclare : « L'espace d'un instant, Deep Blue n'a pas joué comme une machine mais comme un humain : je ne m'attendais pas à çà ! »

Cette remarque donne à Paul Nelson l'idée de reprogrammer Deep Blue pour faire une pause à certains moments, afin de lui donner un comportement plus humain et plus imprévisible. De son côté, en vingt-quatre heures, Helen Brock recrute quatre grands maîtres pour renforcer l'équipe d'IBM.

Durant la deuxième partie, Deep Blue, reprogrammée par Nelson, joue un coup extrêmement lent qui prend vingt minutes, ce qui agace Kasparov, et qui déplace un fou alors qu'il aurait été mieux, selon les grands maîtres et selon Kasparov, de jouer la dame. Kasparov se demande ce que la machine a vu et qu'il ne voit pas, il redoute un piège et passe le reste de la partie à se demander ce qui se cachait derrière ce coup. Au final, Kasparov abandonne la partie après le .

P.C. décide de supprimer la fonction de pause car cette stratégie, qu'il assimile à de la tricherie, n'a pas prouvé que Deep Blue est plus intelligente. Nelson objecte que personne n'a dit à Deep Blue quand faire une pause et qu'elle a choisi elle même le moment le plus opportun. Il conclut : « Si ce n'est pas de l'intelligence artificielle, je ne sais pas ce que c'est ! »

Sur le web, les internautes analysent toutes les variations et concluent que le nul était possible. C'est la première fois qu'un champion du monde abandonne alors que le nul était possible : il n'y a pas de précédent !

Pour la troisième partie, Kasparov joue d3 en ouverture, ce qu'il n'avait jamais fait auparavant, et pourtant la partie se termine par un nul. Kasparov tempête : « J'avais piégé Deep Blue mais il a trouvé un moyen de s'en sortir ! » et il déclare à la presse que Deep Blue ne ressemble plus à une machine. Il évoque la « main de Dieu » de Diego Maradona en 1986, insinuant ainsi qu'il y a une tricherie, sous la forme d'une intervention humaine dans le jeu de la machine.

Dégoûté, Kasparov disparaît dans les rues de New York, repense longuement aux matchs qui l'ont opposé à Anatoli Karpov durant les années 1980 et revient juste à temps pour le début de la quatrième partie.

Dans cette quatrième partie, Kasparov sacrifie un pion et fait surchauffer Deep Blue parce que sa puissance de calcul ne sert à rien dans cette position. Deep Blue surchauffe et plante en affichant un écran bleu « Fatal Error ». L'action d'IBM perd instantanément 8 dollars. La partie reprend et Kasparov est convaincu que Deep Blue va jouer le cavalier mais ce n'est pas ce que fait l'ordinateur et la partie se termine par un nul. Kasparov est furieux et accuse IBM : Deep Blue allait jouer le cavalier quand elle a planté mais les ingénieurs d'IBM ont, selon lui, modifié le coup quand ils ont relancé la machine.

Kasparov fouille sa chambre, persuadé qu'IBM l'espionne au moyen d'un micro caché, comme l'ont fait les Soviétiques dans le passé, amenant sa mère à conclure qu'IBM a réussi à s'insinuer dans sa tête.

Après une cinquième partie nulle, Deep Blue, durant la sixième et dernière partie, surprend Kasparov en sacrifiant très tôt un cavalier : Kasparov secoue la tête et abandonne quelques coups plus tard. L'Humanité a perdu le combat !

Distribution Garry Kasparov et son entourage Christian Cooke : Garry Kasparov Anders Olof Grundberg : Garry à 6-7 ans Trine Dyrholm : Klara Kasparova, la mère de Garry Dominika Bíró : Klara à 26 ans Aidan Quinn : Roger Laver, l'agent de Garry Liza Maiska : Alisa Vasiliev, la femme de Garry Evelin Crow : Sofia, la fille de Garry

IBM Donald Sage Mackay : Georges Silverman, le PDG d'IBM Sarah Bolger : Helen Brock, la directrice du département de recherche et développement d'IBM. Orion Lee : Ren "P.C." Guan-Lin, le concepteur de Deep Blue Tom Austen : Paul Nelson, l'entraîneur de Deep Blue Molly Harris : Debbie, l'assistante de Helen Brock

Grands maîtres recrutés par IBM Luke Pasqualino : Xavier Valens, grand maître britannique Philipp Droste : Viktor Bogdanov Rod Hill : Patrick Williams Harry Szovik : Liam Vos

Autres personnages Szabolcs Ruszina : Anatoly Karpov, champion du monde d'échecs Dulcie Smart : Vivian Laver, la femme de Roger Laver Trieve Blackwood-Cambridge : Michael, le mari de Helen Brock

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Production Genèse et développement Ce thriller psychologique est une coproduction des sociétés Unité, Proton, Federation Studios et Arte France......

La série est créée par Yan England, André Gulluni et Bruno Nahon, écrite par Yan England et André Gulluni, et réalisée par Yan England...

La production est assurée par Bruno Nahon qui se souvient : ..

Le cocréateur et scénariste, André Gulluni, québécois d'origine comme le réalisateur Yan England, explique au quotidien Les Échos que le projet a mis sept ans à se réaliser : ..

Quand le quotidien Les Échos lui demande s'ils ont essayé de contacter Garry Kasparov, André Gulluni répond : .

Et Gulluni de conclure : .

Attribution des rôles

Tournage Le tournage de la série a lieu jusqu'au à Montréal au Canada et à Budapest en Hongrie...

Fiche technique

Titre français : Rematch Genre : Thriller psychologique.. Production : Bruno Nahon Sociétés de production : Unité, Proton, Federation Studios et Arte France Réalisation : Yan England Scénario : Yan England et André Gulluni Musique : Grégoire Auger Décors : Zoltán Gelsi, Anna Nyitrai Costumes : Mária Fatér Photographie : Jérôme Sabourin Son : Montage : Jean-Baptiste Beaudoin et Xavier Sirven Pays de production : / Langue originale : anglais Format : couleur Nombre de saisons : 1 Nombre d'épisodes : 6 Durée : Dates de première diffusion : Suisse : sur RTS 1 France et Belgique : sur Arte.

Accueil Distinction Festival Séries Mania 2024 : Grand Prix de la compétition internationale..........

Audiences et diffusion En France et en Belgique, la série est diffusée sur Arte par salves de trois épisodes les 17 et .

ÉpisodeDiffusionAudience moyenneJourHoraireNombre detéléspectateursClassement1Jeudi 20 h 55 - 21 h 50 .221 h 50 - 22 h 40 322 h 40 - 23 h 30 4Jeudi 20 h 55 - 21 h 45 .521 h 45 - 22 h 30622 h 30 - 23 h 20Moyenne de la saison

Accueil critique Alexandre Letren, du site VL-Media, est enthousiaste :

Télé-Loisirs souligne la performance d'acteur de Christian Cooke  : Le magazine souligne également le fait que ce duel a une résonance particulière à notre époque, au vu de l'essor de l'intelligence artificielle.

De même, Allociné

Télérama estime lui-aussi que

Malgré quelques critiques concernant la mise en scène, Première met lui aussi en exergue le fait que

Le journal Ouest-France considère pour sa part que

Références

Liens externes

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