Paul Mascart est un peintre français de l'École de Rouen, né le à Condé-sur-l'Escaut (Nord) et mort le à Paris.
Biographie Engagé volontaire au de chasseurs à cheval puis au de chasseurs à cheval, Paul Mascart s'installe à Rouen en 1899Archives départementales du Nord, registre des matricules militaires 1R 2428. Amoureux de la région, il décide de s’y fixer. Il obtient un poste aux douanes et occupe son temps libre à la peinture. Élève de l'École des beaux-arts de Rouen, il fonde en 1906 avec son ami peintre Marcel Delaunay la Société des artistes rouennais. Très lié avec Albert LebourgGérald Schurr, Le guidargus de la peinture, les Éditions de l'Amateur, 1993, ., il expose à ses débuts au Salon de la Société nationale des beaux-arts puis au Salon des indépendants et au Salon des Tuileries.
, sur les bords de la Seine, il y emménage en 1908. Cette même année, il expose 32 toiles à la galerie Legrip à Rouen.. En 1911, il reçoit le prix Pellecat de l'Académie des sciences, belles-lettres et arts de Rouen.. Il est notamment remarqué comme membre de la "phalange des paysagistes normands" et pour son sentiment de la nature, qu'il exprime par ses oeuvres sur les aspects de la Seine du côté du hameau de La Fontaine (sur la commune de Hénouville).
En 1929, il est muté à Nouméa comme responsable des douanes, il y peint un grand nombre d’œuvres exposées à l’exposition coloniale de 1931 et à l'exposition internationale de Paris en 1937. Son fils Roland et lui, en tant que photographes, laissent également de cette époque des documents qui, aujourd'hui conservés par la médiathèque du centre culturel Tjibaou, sont perçus comme constituant une réelle iconographie patrimonialeMédiathèque du centre culturel Tjibaou, Albums Mascart (1929-1935) - Escapades photographiques en Nouvelle-Calédonie.
En 1935, il rentre en France et établit son atelier à Paris dans le quartier Montmartre, il prend sa retraite en 1936 mais reprend du service aux douanes durant la guerre. En 1952, il séjourne plusieurs mois à la Martinique, ce voyage sera très fructueux sur le plan pictural.
Il est régulièrement exposé depuis son décès dans le cadre de rétrospectives sur l’École de Rouen qui valorisent sa période normande.
Son fils, Roland Mascart (1909-1988), fut également peintre. Vivant à la cité Montmartre-aux-artistes, au rue Ordener à Paris, il est retourné à Nouméa en 1977 afin d'y organiser une exposition rétrospective des œuvres de son père.
Expositions Expositions personnelles (ou avec Roland Mascart) Galerie Legrip, Rouen, 1908 « Exposition Paul Mascart chez Legrip », Journal de Rouen, 16 janvier 1908., (Paysages de Nouvelle-Calédonie'). Hôtel des ventes de Rouen (Philippe Fournier, commissaire-priseur), ventes de l'atelier Paul Mascart, La Gazette de l'hôtel Drouot, vendredi 12 octobre 1979., La Gazette de l'hôtel Drouot, vendredi 5 décembre 1980.. Musée national des Douanes, Bordeaux, septembre-. Paul Mascart (1874-1958), Roland Mascart (1909-1988), dans la lumière : un autre regard sur la Nouvelle-Calédonie des années 1930, centre culturel Tjibaou et château Hagen, Nouméa, - « Les Mascart, témoins d'une époque », Les Nouvelles calédoniennes, 19 septembre 2011. Albums Mascart (1929-1935) - Escapades photographiques en Nouvelle-Calédonie, médiathèque du centre culturel Tjibaou, Nouméa, - . Paul et Roland Mascart, la Nouvelle-Calédonie dans les années 1930, musée du Quai Branly - Jacques-Chirac, juin-Sarah Ligner, Paul et Roland Mascart, la Nouvelle-Calédonie dans les années 1930, présentation de l'exposition.
Expositions collectives Exposition de la Société normande de peinture, Rouen, 1913, 1914. Salon de la Société nationale des beaux-arts, Paris, 1919, 1922, 1923Loïc Vadelorge, Rouen sous la IIIe République - Politiques et pratiques culturelles, Presses universitaires de Rennes, 2005., 1941, 1942, 1944, 1946. Salon des artistes rouennais, Rouen, 1923, 1924, 1937 ; Paris, Le Touquet, Lille et Rouen, 1939 ; Rouen, 1956, 1957, 1958. Salon d'Automne, Paris, 1935, 1937, 1938. Salon des indépendants, Paris, à partir de 1937. Exposition au profit des mobilisés de la Martinique, de la Guadeloupe, de Madagascar et du Pacifique austral, galerie Schoeller, Paris, 1940. Salon de la Marine, Paris, 1944. Les arts de la paix dans l'empire colonial français, Galeries Lafayette, - Patrick O'Reilly, « Les arts de la paix dans l'empire colonial français », Journal de la Société des Océanistes, 1946, .. Salon des Tuileries, Paris, 1946. Sortie de réserve, musée national des Douanes, Bordeaux, avril-Musée national des Douanes, Sortie de réserve, présentation de la collection, 2013.. Exposition d'hiver, galerie Bertran, Rouen, 2016-2017Galerie Bertran, Exposition d'hiver, présentation de l'exposition, 2016. Passion des collectionneurs, maison Higginson, Nouméa, janvier-Maison Higginson, Passion des collectionneurs, présentation de l'exposition, 2018Ville de Nouméa, exposition "Passion des collectionneurs" à la maison Higginson : biographies des artistes, 2018.. Nostalgie, galerie Le Chevalet d'art, Nouméa, avril-. Peintures des lointains - La collection du musée du quai Branly - Jacques-Chirac, musée du quai Branly - Jacques-Chirac, - Musée du quai Branly - Jacques-Chirac, Peintures des lointains, présentation de l'exposition, 2018..
Réception critique - François LespinasseFrançois Lespinasse, L'École de Rouen, Fernandez Frères, éditions d'art, 1980, .
Œuvres dans les collections publiques
Bordeaux, musée national des Douanes : Transbordeur et port de Rouen, pastel, 1920. Boulogne-Billancourt, musée des Années Trente : La Rade de Nouméa ; Monts Koghis à d'Umbéa. Fort-de-France, hôtel de préfecture de la Martinique (salle Félix-Éboué) : La Coupe des cannes à sucre, fresque murale. Nouméa, musée de Nouvelle-Calédonie : Le Bota Méré, Thio, pastel, années 1930Musée de Nouvelle-Calédonie, Paul et Roland Mascart dans les collections. Paris : Assemblée nationale, Palais Bourbon : Rouen, les ponts. Ministère de l'Agriculture : Paysage de bocages à Pouzauges. Ministère des Affaires étrangères : Vue de l'Anse Vata à Nouméa. Musée du quai Branly - Jacques-Chirac : Tayo de Boude, portrait, pastel, 1925Musée du quai Branly - Jacques-Chirac, "Portrait de Tayo de Boude" par Paul Mascart dans les collections ; Case kanakMusée du quai Branly - Jacques-Chirac, "Case kanak" par Paul Mascart dans les collections ; Baie de Plum, en Nouvelle-Calédonie, huile sur toile , vers 1930Musée du quai Branly - Jacques-Chirac, "Baie de Plum" par Paul Mascart dans les collections ; Rade de Nouméa, huile sur toile, 1931 ; Baie des Citrons, en Nouvelle-Calédonie ; Paysage à Nouméa, pastel, 1932 ; Wadewi, garçon de Maré (province des îles Loyauté), pastel, 1933 ; Mont Koghi, huile sur toile, 1933. Rouen, hôtel de ville : Le Port de Rouen.
Hommages Voirie Une rue de Dumbéa (Nouvelle-Calédonie) porte le nom de l'artiste. Philatélie La Nouvelle-Calédonie a édité en 1992, dans la série Les peintres du Pacifique, un timbre-poste reproduisant une œuvre de Paul Mascart (poste aérienne, )Philarama, Poste aérienne : Paul Mascart.
Références
Annexes Sources Emmanuel Bénézit, Dictionnaire des peintres, sculpteurs, dessinateurs et graveurs'', Gründ, 1999. Base Joconde, portail des collections des musées de France. Agence photographique de la Réunion des musées nationaux et du Grand Palais des Champs-Élysées.
Bibliographie . . .
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Liens externes
« Paul Mascart » sur la base Joconde. Laurent Quevilly, Dossier Paul Mascart
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