Le régiment d'artillerie coloniale est une unité militaire de l'artillerie coloniale française. Elle combat pendant la Seconde Guerre mondiale au sein de la d'infanterie coloniale.

Création et différentes dénominations : formation du régiment d'artillerie coloniale () : devient d'artillerie coloniale mixte malgache () : détruit au combat : dissous

Historique Le régiment est créé le . Mobilisé à Bordeaux, il forme, avec le d'artillerie coloniale (), l'artillerie de la d'infanterie coloniale. Le est constitué de deux groupes armées de canons de 155 courts modèle 1917.

La division rejoint la Lorraine dès septembre et passe en première ligne mi-décembre dans la zone de Faulquemont et de Saint-Avold. En , elle est relevée et repart à l'instruction en Haute-Saône. En avril, l'artillerie divisionnaire reçoit le renfort de : les et deviennent des régiments mixtes malgaches ( et ) le .

Après le déclenchement de la bataille de France le , la et son artillerie, rejoignent d'abord la région de Belfort puis, après contrordres, Creil le . Affectés le lendemain à la , les hommes et les chevaux de la division effectuent marches et contre-marches, avant de finalement relever sur la Somme entre Longpré-les-Corps-Saints et Picquigny la légère de cavalerie le au soir. L'offensive allemande est relancée le lendemain matin par le d'armée motorisé allemand alors que la division n'a pas eu le temps de s'installer : seul le du est en place dans le bois à l'est de Quesnoy-sur-Airaines. La attaque par Condé-Folie et la par Pont-Remy et les deux unités submergent l'infanterie française, qui continuent de résister. Le groupe est détruit dans le bois de Quesnoy le 5 après-midi tandis que le parvient à garder le lien avec ses échelons et à se replier. Installé dans la nuit du 5 au 6 avec les restes de la division sur une ligne de Camps-en-Amiénois à Bougainville, il est à son tour quasiment annihilé dans la nuit : un seul canon de 155 court peut être replié jusqu'à Vernon le . Les rescapés de l'artillerie divisionnaire, 267 officiers et soldats, forment un bataillon de marche avec les 150 fantassins restants. Les derniers soldats de la division parviennent à se replier jusqu'au Lot quand l'armistice entre en effet (). Les soldats sont démobilisés en juillet et le est officiellement dissous le .

Chefs de corps

1939 : colonel Desnoes

1939 - 1940 : lieutenant-colonel Bailly

Insignes L'insigne présente un pont et une église (référence à Bordeaux, ville d'origine de l'unité) et un canon de 155 court modèle 1917, arme principale de l'unité.

Étendard L'étendard du régiment n'a pas reçu d'inscriptions de batailles Décision /SGA/DPMA/SHD/DAT du 14 septembre 2007 relative aux inscriptions de noms de batailles sur les drapeaux et étendards des corps de troupe de l'armée de terre, du service de santé des armées et du service des essences des armées, Bulletin officiel des armées, , 9 novembre 2007.

Références

Annexes Bibliographie . . . .

Articles connexes

Armée française en 1940

Liste des régiments d'artillerie français Liste des unités militaires formées dans les colonies françaises

Catégorie:Unité des troupes de marine française dissoute Catégorie:Unité d'artillerie française dissoute Catégorie:Troupes coloniales (France)