L'exercice Orion (pour Opération de grande envergure pour des armées Résilientes, Interopérables, Orientées vers le combat de haute intensité et Novatrices) est un exercice militaire interarmées et international de grande ampleur organisé par l'Armée française tous les trois ans, sur son territoire national... C'est le plus important exercice militaire mené par les armées françaises depuis la fin de la guerre froide..........
Sa première édition, Orion 23, s'est déroulée pour ses opérations actives entre février et . Elle intégrait plus de réalisés habituellement de manière autonome par les armées.. Elle a mobilisé plus de français, américains, britanniques, allemands, italiens, belges., grecs, espagnols, néerlandais, et émiratis........ Des réservistes et tous les services et organismes du ministère des Armées y ont participé, dont la gendarmerie.. dont 400 de combat étaient engagés. Y ont aussi participé plus de de combat, de combat., de défense sol-air, une soixantaine aéronefs, , et de surface dont de la Marine nationale, sept frégates alliées, un porte-avions (le Charles de Gaulle), deux porte-hélicoptères amphibie (le Mistral et le Tonnerre) et deux sous-marins.. Cette première édition a coûté 35 millions d'euros..
L'exercice Orion a pour but d'entraîner et de tester les troupes, mais également les états-majors et toute la chaîne de soutien, au regard de la potentialité d'opérations de grande envergure et de longue durée face à un ennemi à parité. D'après le ministère des Armées, Il permet également de travailler l'interopérabilité et de tester de nouvelles capacités.......
Il a lieu dans des camps militaires mais également en terrain libre, c'est-à-dire au milieu de la population.
Si la première édition de cet exercice s'est déroulée en 2023, la décision de le mettre en place a été prise en 2021, et n'est pas en lien avec le contexte de tensions géopolitiques en Europe et la guerre en Ukraine...
Orion 23
Déroulement Il comptait 4 phases distinctes selon un scénario comprenant des opérations multi-milieux et multi-champs, qui comportaient une phase navale, une opération amphibie, un largage de parachutistes et des opérations d’envergure de haute intensité. L'ennemi, en partie joué et en partie simulé, devait être affronté de manière conventionnelle mais aussi par des modes d’actions du champ des guerres « hybrides » (terrorisme, lutte informationnelle et cyber). Sa force maritime représentait une dizaine de bâtiments de combat, dont un porte-aéronefs et un sous-marin, majoritairement étrangers. Ses forces aériennes étaient d’abord réduites (moyens aériens isolés type drone, avion, système sol-air) puis complètes et intégrées (avions modernes, systèmes de contrôle et sol-air intégrés) et sa force terrestre allait de la milice Tantale à la division Mercure, jouée par des unités de l’armée de Terre et représentant plus de 10 % du volume engagé.
Son scénario simulait que la France devait venir en aide à la tête d'une coalition internationale sous mandat de l'ONU à un pays, l'Arnland, qui était déstabilisé puis attaqué par son voisin, Mercure. Celui-ci finance la milice Tantale qui sévit en Arnland, mène des cyberattaques et des attaques informationnelles.
Phase 1 - Planification Opérationnelle, de mai 2022 à février 2023 Une centaine de militaires des états-majors a planifié cette opération militaire d'envergure comptant 40 000 hommes réels ou simulés, avec tout le travail que cela suppose.
Phase 2 - Entrée en premier, du 21 février au 11 mars La seconde phase était celle de l'entrée en premier, la projection d'une force de réaction rapide interarmées et interalliés s'est faite par une opération amphibie dans le port de Sète et à Frontignan de 700 hommes le 26 ainsi qu'une opération aéroportée d'environ 600 hommes autour de Castres. Un second débarquement a eu lieu à Sète le vendredi . Les deux zones étaient défendues par la milice Tantale, et au total 7 000 hommes ont été déployés. Les départements concernés par cette phase étaient la Haute-Corse, la Corse du Sud, le Var, les Bouches-du-Rhône, le Vaucluse, le Gard, l'Hérault, l'Aude, la Haute-Garonne, le Tarn, le Tarn-et-Garonne, le Lot, l'Aveyron, et la Lozère. Des opérations aériennes avaient lieu sur toute une zone allant de la Corse au Lot.
Participants : Groupe Dedalo23 Blas de Lezo, Juan Carlos I, Tramontana. Marine nationale : Groupe aéronaval Charles de Gaulle, Dixmude, Tonnerre. Débarquement : brigade légère blindée. Parachutages : brigade parachutiste.
L'Armée de terre y engageait un centre de commandement et une composante aéroportée fournies par la brigade parachutiste, ainsi qu'une composante amphibie de la brigade légère blindée. Pour la Marine nationale, une cinquantaine d'aéronefs ainsi qu'une trentaine de bâtiments dont un groupe aéronaval, deux porte-hélicoptères amphibies et des moyens de débarquement, ainsi que la force adverse. Pour l'Armée de l'air, une dizaine de bases aériennes fournissaient une trentaine d'aéronefs dont des AWACS et des drones MALE, ainsi que des systèmes de défense sol-air (SAMP/T MAMBA, Crotale et lutte anti-drone). Elle comportait aussi un volet cyber et spatial.
Les forces navales et aérienne devaient d'abord obtenir la supériorité maritime et aérienne, avant qu'une tête de pont ne soit conquise par l'opération amphibie et l'opération aéroportée, puis cette tête de pont devait être sécurisée et élargie.
Durant cette phase, un tir de missile a été simulé par un aéronef hostile sur une FREMM naviguant près de Toulon, tandis qu'un bâtiment de soutien et d’assistance métropolitain se trouvant à proximité devait être touché (fictivement).
Les manœuvres ont eu des impacts sur les sorties d’autoroute et les départementales lors de la mise en place et le désengagement des unités, et causé quelques nuisances aux populations civiles.
Phase 3 - Travaux civilo-militaires, fin mars Il s'agissait de simuler la gestion politico-militaire d'une crise d'ampleur à laquelle devaient faire face des groupes de travail et de réflexion interministériels. Il s'agissait de susciter un soutien national à l'opération, de s'occuper du droit et des normes, des ressources humaines et de l'emploi de la réserve opérationnelle, de la communication et de la lutte informationnelle ainsi que de la rétroaction sécuritaire sur le territoire national.vignette|320x320px|Zones où se sont déroulées les phases 2 et 4 de l'exercice Orion 23
Phase 4 - Opération d'Envergure, du 17 avril au 5 mai Finalement, Mercure décide de jouer le tout pour le tout et d'envahir Arnland.
La quatrième et dernière phase, du au , touchait les départements des Ardennes, de la Marne, de la Haute-Marne, de l'Aube et de la Meuse. Des opérations aériennes avaient également lieu dans le centre, le sud-ouest et le nord-est du pays. C'était celle qui mobilisait le plus moyen. Dans le scénario, la France y assurait le rôle de Nation-cadre et déployait un système complet de combat divisionnaire (états-majors, chaîne logistique, etc). En réalité, seul l'équivalent d'une brigade (unités de la 2 brigade blindée) et ses soutiens y participaient, 12 000 hommes, les deux autres étant simulées. Ils y prenaient part à des combats aéroterrestres de grande envergure, tandis que les forces aériennes devaient prendre la supériorité aérienne.La Marine nationale a engagé des aéronefs ainsi qu’une frégate FREMM qui a frappé des objectifs terrestres avec le missile de croisière naval, tandis que l'Armée de l'air y a pris part avec une cinquantaine d'aéronefs. Plus de soldats de l'Armée de terre jouaient les forces ennemies.
Dans un premier temps, la division devait défendre Arnland face à l'attaque mercurienne, puis repousser l'ennemi lors d'une contre-offensive finale.
Les manœuvres ont affecté des sorties d’autoroute et des départementales lors de la mise en place et le désengagement des unités, et causé quelques nuisances aux populations civiles.
Retour d'expérience De nombreux articles et rapports ont été publiés pendant et après l'exercice sur les résultats de celui-ci.
Dans son audition au sénat, le chef d'état-major de la Marine a révélé que pendant la seconde phase, une frégate a été détruite (fictivement) par un groupe de commandos à l'aide de missiles, rappelant que les menaces contre les navires peuvent venir d'ailleurs que la mer.
Les systèmes d'informations et de communications employés par l'armée ont également montré leurs limites : le flux maximum de données s'est révélé être 20 fois inférieur à ce qui aurait été nécessaire, d'autant plus que le nombre de données à faire transiter va aller croissant dans les prochaines années dans l'Armée de terre, du fait du Programme Scorpion tourné autour de l'infovalorisation.
Orion 23 a aussi été l'occasion de tester de nouvelles façons de jouer les FORces ADverses, FORAD, qui ne respectaient pas les règles internationales de la guerre. Elle a également été modélisée à une taille beaucoup plus importante que d'habitude. De plus, un réseau social interne a été créé pour s'entraîner à la guerre informationnelle.
L'expérimentation de l'utilisation d'une BRIgade de Corps d'Armée aéromobile, BRICA, a donné des résultats positifs. Composée d'éléments aéromobiles, d'infanterie et de cavalerie légère, son rôle était de « Façonner et déceler l’ennemi dans la profondeur du dispositif du corps pour pouvoir déterminer les contours, le détruire le cas échéant et pouvoir le canaliser et le livrer au dispositif ami de la 3e division ».
L'exercice a permis d'entraîner les unités de défense antiaérienne de l'Armée de Terre au combat intégré dans une niveau divisionnaire, ce qui n'avait jamais été fait auparavant. Toutefois, l'utilisation massive de drones n'a pas été simulée, limitant le réalisme de l'exercice du fait de leur importance dans la guerre moderne.
Pour l'armée belge, Orion 23 a représenté un effort exceptionnel, avec plus de 600 militaires et 150 véhicules mobilisés. Dès les premiers jours, le GTIA belge aura perdu une compagnie complète, environ 140 combattants, en quelques minutes lors d’une frappe d’artillerie adverse. Cela a également permis de renforcer l'interopérabilité avec l'armée française, qui est par ailleurs une priorité pour la défense du royaume dans le cadre du partenariat CApacité MOtorisée signé avec la France. En images
Orion 25 vignette|L'entrée du camp à Constância. Du 5 au , l'armée de Terre française déploie un détachement composé de plus de 200 soldats sur l’exercice interallié Orion 25 qui se déroule au Portugal, sur le camp de Santa Santa Margarida da Coutada. La France s’intègre au sein du bataillon européen aux côtés des contingents portugais, espagnols, italiens et roumainsMinistère de la défense.
Orion 26 Déroulement Organisé du au . sur quinze départements de l'hexagone et une collectivité territoriale d'outre-mer, l'exercice Orion 2026 comprend plusieurs phases d'activités militaires permettant de simuler une guerre de haute intensité. Il intègre également un jeu de guerre, ou « wargame », les 30 et , afin d'entraîner les ministères à faire face aux répercussions inévitables d'un conflit de grande ampleur sur le territoire national..
Le scénario d'Orion 2026 est le suivant : En Europe, Mercure, un pays expansionniste, cherche à déstabiliser son voisin Arnland afin de maintenir son influence dans la région et d’empêcher l’adhésion de ce pays à l’Union européenne« Orion 26 », un exercice majeur des forces armées françaises, pensé comme un signal stratégique.. Au cours de l’année 2025, Mercure a multiplié les actions hybrides et accru son soutien aux milices présentes sur le territoire d’Arnland. À la demande de cet allié, le , la France prend la tête de la coalition Orion pour assurer sa défense et préserver l’équilibre européenOrion 2026 : on vous explique cet exercice militaire conjoint qui se déroule..
Phase 1 : planification opérationnelle vignette|Insigne du Commandement Terre Europe (CTE).