Triguères est une commune française située dans le département du Loiret, en région Centre-Val de Loire.
Exposée à un climat océanique altéré, elle est drainée par l'Ouanne, la Fausse Rivière et divers autres petits cours d'eau. La commune possède un site Natura 2000 . Les « sites à chauves-souris de l'est du Loiret » sont une zone spéciale de conservation représentant dans l'est du département du Loiret un maillage essentiel pour l'hivernage des chauves-souris de la région naturelle du Gâtinais de l'Est.
Triguères est une commune rurale qui compte en .
Le patrimoine architectural de la commune comprend deux immeubles protégés au titre des monuments historiques. L’église Saint-Martin, une église remaniée du avec nef ajoutée au , est inscrite en 1925. Le Manoir du Grand-Courtoiseau, un manoir en U autour d’une cour à bassin (), est inscrit en 2001 (plate-forme/murs ; façades/toitures de l’ensemble).
Géographie Situation
La commune de Triguères se trouve dans le quadrant nord-est du département du Loiret, dans la région agricole du Gâtinais pauvre.. À vol d'oiseau, elle se situe à de sa préfecture Orléans., à de Montargis., sous-préfecture, et à de Château-Renard, ancien chef-lieu du canton dont dépendait la commune avant . La commune fait partie du bassin de vie de Château-Renard.. Les distances par route entre deux points donnés sont calculées dans le panneau latéral (voir l'onglet en haut à gauche de l'écran) - cliquer sur "itinéraires"..
Les communes les plus proches sont : Château-Renard (), Douchy (), Melleroy (), Saint-Firmin-des-Bois (), Montcorbon (), Chuelles (), Fontenouilles (, dans l'Yonne), Chêne-Arnoult (, dans l'Yonne), Dicy (), Chambeugle () et Courtenay ()..
Lieux-dits et écarts
Les lieux-dits suivis d'une astérisque sont situés à l'écart de la route indiquée.
(1) Ne pas confondre les Brangers sur la route des Vallées (vers Château-Renard), et les Brangers situés en bordure de commune mais sur la commune limitrophe de Fontenouilles au S-E.
Géologie et relief Géologie La commune se situe dans le sud du Bassin parisien, le plus grand des trois bassins sédimentaires français. Cette vaste dépression, occupée dans le passé par des mers peu profondes et des lacs, a été comblée, au fur et à mesure que son socle s’affaissait, par des sables et des argiles, issus de l’érosion des reliefs alentours, ainsi que des calcaires d’origine biologique, formant ainsi une succession de couches géologiques..
Les couches affleurantes sur le territoire communal sont constituées de formations superficielles du Quaternaire et de roches sédimentaires datant du Cénozoïque, l'ère géologique la plus récente sur l'échelle des temps géologiques, débutant il y a d'années, et du Mésozoïque, anciennement appelé Ère secondaire, qui s'étend de . La formation la plus ancienne est de la craie blanche à silex remontant à la période Crétacé. La formation la plus récente est des alluvions récentes des lits mineurs remontant à l’époque Holocène de la période Quaternaire. Le descriptif de ces couches est détaillé dans la feuille « n°366 - Courtenay » de la carte géologique au du département du Loiret. et sa notice associée..
vignette|centre|redresse=1.6|Carte géologique de la commune. Ère Période Époque Formations géologiques Cénozoïque(0 - ) Quaternaire(0 - 2.58) Holocène
Pléistocène
Néogène( - ) Pliocène non présent Miocène non présent Paléogène( - ) Oligocène non présent Éocène
Paléocène
Mésozoïque( - ) Crétacé( - )
Relief La superficie cadastrale de la commune publiée par l’Insee, qui sert de références dans toutes les statistiques, est de .. La superficie géographique, issue de la BD Topo, composante du Référentiel à grande échelle produit par l'IGN, est quant à elle de . L'altitude du territoire varie entre et ..
Hydrographie
La rivière Ouanne arrose Triguères, coulant d'est en ouest. Très méandreuse, elle est divisée sur toute sa traversée de la commune en deux bras souvent eux-mêmes divisés en bras secondaires. Elle y reçoit Couches « Cartes IGN classiques », « Limites administratives » et « Hydrographie » activées. Vous pouvez bouger la carte (cliquer et maintenir, bouger), zoomer (molette de souris ou échelle de l'écran), moduler la transparence, désactiver ou supprimer les couches (= cartes) avec leurs échelles d'intensité dans l'onglet de "sélection de couches" en haut à droite, et en ajouter depuis l'onglet "Cartes" en haut à gauche. Les distances et surfaces se mesurent avec les outils dans l'onglet "Accéder aux outils cartographiques" (petite clé à molette) sous l'onglet "sélection de couches". : le ru de la Fontaine de Villiers, confluant en rive droite au niveau du moulin de Vau (amont du bourg) ; le ru des Étoits, confluant en rive droite à environ 900 m en aval du moulin de Vau ; le ru de la Dardenne, confluant en rive gauche dans le bourg à environ en aval de la D162 vers Melleroy. Il reçoit lui-même sur sa rive droite un petit ru saisonnier venant du hameau la Corne des Bois ;
Ces rus marquent les plateaux au nord et au sud de profondes entailles, notamment le ru de la Dardenne qui présente une importante dénivellation de sur sur son coteau Est où passe la route vers Courtenay. Voies de communication et transports
Infrastructures routières La commune est traversée par trois routes départementales : une route à trafic modéré (la RD 943) et deux routes à faible traficUne route est dite à faible trafic lorsqu'elle supporte un trafic inférieur à . : la RD 35, la RD 142 et la RD 162.
La RD 943 relie Montargis à Joigny et supporte en 1974 un trafic de dans la traversée de la commune. La RD 142, qui relie Château-Renard à Melleroy, la RD 162, qui relie Saint-Maurice-sur-Aveyron à Courtenay et la RD 35 , qui relie Douchy à La Selle-en-Hermoy supportent un trafic inférieur à ..
Transports en commun routiers En 2016, Triguères est desservie par la ligne régulière n°13 du réseau d'autocars interurbains Ulys qui relie Montcorbon à Montargis.. Cette ligne propose un nombre de dessertes variable en fonction des jours ouvrables de la semaine.. Des correspondances SNCF, avec le Transilien et le réseau Amelys sont assurées à la gare de Montargis. À compter du , la compétence des services de transports routiers interurbains, réguliers et à la demande est transférée des départements aux régions, et donc localement du département du Loiret à la région Centre-Val de Loire, consécutivement à la loi NOTRe du ..
Infrastructures ferroviaires La commune est située sur l'ancienne ligne d'Orléans à Châlons.
Climat
Plusieurs études ont été menées afin de caractériser les types climatiques auxquels est exposé le territoire national. Les zonages obtenus diffèrent selon les méthodes utilisées, la nature et le nombre des paramètres pris en compte, le maillage territorial des données et la période de référence. En 2010, le climat de la commune était ainsi de type climat océanique dégradé des plaines du Centre et du Nord, selon une étude du Centre national de la recherche scientifique (CNRS) s'appuyant sur une méthode combinant données climatiques et facteurs de milieu (topographie, occupation des sols) et des données couvrant la période 1971-2000.. En 2020, le climat prédominant est classé Cfb, selon la classification de Köppen-Geiger, pour la période 1988-2017, à savoir un climat tempéré à été frais sans saison sèche.. Par ailleurs Météo-France publie en 2020 une nouvelle typologie des climats de la France métropolitaine dans laquelle la commune est exposée à un climat océanique altéré. et est dans la région climatique Nord-est du bassin Parisien, caractérisée par un ensoleillement médiocre, une pluviométrie moyenne régulièrement répartie au cours de l’année et un hiver froid ().. Elle est en outre dans la zone H1b au titre de la réglementation environnementale 2020 des constructions neuves..
Pour la période 1971-2000, la température annuelle moyenne est de , avec une amplitude thermique annuelle de . Le cumul annuel moyen de précipitations est de , avec de précipitations en janvier et en juillet. Pour la période 1991-2020, la température moyenne annuelle observée sur la station météorologique de Météo-France la plus proche, sur la commune de Charny Orée de Puisaye à à vol d'oiseau., est de et le cumul annuel moyen de précipitations est de ... . Urbanisme Typologie Au , Triguères est catégorisée commune rurale à habitat dispersé, selon la nouvelle grille communale de densité à sept niveaux définie par l'Insee en 2022.. Elle est située hors unité urbaine et hors attraction des villes...
Occupation des sols L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires agricoles (91,4 % en 2018), en diminution par rapport à 1990 (92,5 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : terres arables (78,1 %), zones agricoles hétérogènes (8,3 %), forêts (6,8 %), prairies (5,1 %), zones urbanisées (1,8 %)..
L'évolution de l’occupation des sols de la commune et de ses infrastructures peut être observée sur les différentes représentations cartographiques du territoire : la carte de Cassini (), la carte d'état-major (1820-1866) et les cartes ou photos aériennes de l'IGN pour la période actuelle (1950 à aujourd'hui)..
Planification Le conseil municipal prescrit l'élaboration d'un plan local d'urbanisme le , en application de la loi relative à la solidarité et au renouvellement urbains, dite loi SRU. Après l'enquête publique qui s'est déroulée du au , le document est approuvé le ...
Logement
Risques naturels et technologiques La commune de Triguères est vulnérable à différents aléas naturels : inondations (par débordement de l'Ouanne), climatiques (hiver exceptionnel ou canicule), mouvements de terrain ou sismique (sismicité très faible).. Entre 1989 et 2019, huit arrêtés ministériels ayant porté reconnaissance de catastrophe naturelle ont été pris pour le territoire de la commune : cinq pour des inondations et coulées de boue et trois pour des mouvements de terrain..
Certaines parties du territoire communal sont exposées aux crues de l'Ouanne.. Le risque d'inondation est pris en compte dans l'aménagement du territoire de la commune par le biais du Plan de prévention du risque inondation (PPRI) Agglomération montargoise et Loing Aval approuvé le par arrêté préfectoral..
Le territoire de la commune peut également être concerné par un risque d'effondrement de cavités souterraines non connues. Une cartographie départementale de l'inventaire des cavités souterraines et des désordres de surface a été réalisée. Il a été recensé sur la commune plusieurs effondrements de cavités..
Par ailleurs le sol du territoire communal peut faire l'objet de mouvements de terrain liés à la sécheresse. Le phénomène de retrait-gonflement des argiles est la conséquence d'un changement d'humidité des sols argileux. Les argiles sont capables de fixer l'eau disponible mais aussi de la perdre en se rétractant en cas de sécheresse.. Ce phénomène peut provoquer des dégâts très importants sur les constructions (fissures, déformations des ouvertures) pouvant rendre inhabitables certains locaux. Celui-ci a particulièrement affecté le Loiret après la canicule de l'été 2003. Une grande partie du territoire de la commune est soumis à un aléa face à ce risque, selon l'échelle définie par le Bureau de recherches géologiques et minières (BRGM)..
Depuis le , la France dispose d’un nouveau zonage sismique divisant le territoire national en cinq zones de sismicité croissante portant délimitation des zones de sismicité du territoire français. La commune, à l’instar de l’ensemble du département, est concernée par un risque très faible.
Toponymie
Attestations anciennes
Trigorre, 1218 (forme française dans un acte latin mentionnant le nom d'un homme : Hattonem de Trigorre), . ; In parrochia de Trigorria, 1258 ;