L'obusier de modèle 1916 est une pièce d'artillerie ferroviaire française construite à deux exemplaires durant la Première Guerre mondiale.

Description Ces deux obusiers furent commandés le à Schneider et pour concurrencer les allemands, mais le développement fut plus long que prévu et le premier obusier ne fut livré qu’en et le second en . Pour gérer l'énorme force de recul générée lors du tir, une combinaison d'affût et de nacelle à glissement fut inventée. Plusieurs poutres transversales étaient montées sous le chariot et fixées aux rails pour augmenter la friction, ce qui permit de limiter le recul total du chariot à . Le chariot devait ensuite être remis en position de tir à la manivelle ou avec des moteurs électriques. Le canon devait être chargé à l'horizontale, le artilleurs devaient donc viser de nouveau après chaque tir. Un système de chariot suspendu monté derrière le canon transportait les obus a la culasse depuis le wagon à munitions. Les obus explosifs et perforants pesaient . La hausse du canon et le transport des munitions était fait électriquement grâce à un wagon-générateur de situé environ derrière.

Historique de combat Le premier obusier de fut présenté à la presse alliée à des fins de propagande. Puis il fut détruit le lors de l'explosion prématurée d'un obus dans le canon durant des tests de tir à Saint-Pierre-Quiberon projetant des débris jusqu'à de la zone de tir mais ne causant aucune victime. Le deuxième fut livré en 1918 mais n'avait pas terminé ses tests de tirs lors de l'armistice.

Il fut ensuite stocké avec deux générateurs, un tube de rechange et plusieurs centaines d'obus. Ne faisant pas partie des plans de mobilisation préventive il ne fut donc remis en service qu'après le début de la Seconde Guerre mondiale mais il eut à peine le temps d'être remis en état et ne fut pas affecté avant la capitulation. Il fut capturé par les Allemands dans les ateliers Schneider avant d'avoir eu l'occasion de tirer un seul obus.

Les Allemands le mirent en service sous le nom de Haubitze (E) 871(f) et fut assigné à la batterie ferroviaire. Sa première et seule utilisation au combat fut lors du siège de Leningrad à partir du . Il fut également détruit par la détonation prématurée d'un obus dans le canon le . Il fut ensuite abandonné sur place par les Allemands et capturé par les Soviétiques à la suite de la levée du siège.

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Notes et références

Catégorie:Obusier Catégorie:Arme de la Première Guerre mondiale Catégorie:Arme de la Seconde Guerre mondiale Catégorie:Arme militaire fabriquée en France Catégorie:Artillerie sur voie ferrée Catégorie:Artillerie de calibre 520 mm