Martín Domínguez Barberá (en castillan) ou Martí Domínguez Barberà (en catalan), né à Algemesí (province de Valence) le et mort à Valence le , est un écrivain et journaliste espagnol.

Valencianiste convaincu, directeur de Las Provincias (1949-1958) puis de Valencia-fruits, journal dont il est le cofondateur en 1962, il est une figure phare du journalisme local et est tout au long de sa vie l'un des grands promoteurs de la normalisation et de la rénovation du catalan littéraire au Pays valencien, auxquelles il fait des apports fondamentaux à travers son œuvre dramatique.

Biographie Il naît dans une famille de propriétaires terriens et reçoit une éducation catholique.

Proche de la Droite régionale valencienne durant la Seconde République, Domínguez Barberà fait partie de ce qu'on peut appeler le conservatisme éclairé valencien.

Au cours de la guerre civile il se rallie au camp franquiste. Néanmoins, dans l'après-guerre, à plusieurs reprises il prend des risques en venant en aide à de personnes ciblées par la répression du régime.

Entre 1941 et 1943, il est nommé adjoint au maire de Valence (Joaquín Manglano y Cucaló de Montull) délégué à la culture.

Il est nommé sous-directeur de Las Provincias en 1942, puis directeur en 1949.

En 1955, il obtient la Fleur naturelle aux Jeux floraux de la ville de Valence, organisés par Lo Rat Penat.

À la suite de la grande inondation de Valence d', il devient, avec le maire, Trénor Azcárraga, l'une des voix les plus exigeantes et critiques envers les autorités franquistes pour réclamer l'aide qui n'arrivait pas pour la ville et les victimes. Il le fait par écrit à travers Las Provincias, provoquant des frictions répétées avec la censure, mais aussi par sa voix dans le célèbre discours «» (« Valence, la grande muette »), également connu par son sous-titre «» (« Quand les hommes deviennent muets... les pierres parlent »), qu'il prononce lors de la cérémonie de proclamation de la fallera major le . Cet épisode, ainsi que d’autres actions, le placent dans le viseur des autorités franquistes. Devant la menace du régime de lui retirer l'allocation de papier pour l'impression du journal, il est contraint de démissionner et d'abandonner la rédaction de Las Provincias. Trénor sera lui aussi destitué par Franco pour des motifs similaires la même année.

En 1962, il fonde Valencia-fruits, revue défendant les intérêts agricoles de la région, qui adopte une ligne démocrate chrétienne, résolument progressiste et européiste,

En 1966, il fonde Al Día, journal d'information économique, avec Vicent Ventura et Joan Josep Pérez Benlloch (jeune journaliste qu'il a formé et deviendra à son tour une référence du journalisme régional), expérience qui ne dure que quatre mois.

Œuvre littéraire

Alma y tierra de Valencia (1941), essai (1947), théâtre Arbres (1957), recueil de poésies, Fleur naturelle aux Jeux floraux de la ville de Valence en 1955 (1960), théâtre Els nostres menjars (1978), essai Els Borja (1982), essai Els horts (1972), roman L'Ullall (1984), recueil de nouvelles Isaïes, profeta de Nadal (2008), roman

Notes et références

Annexes Articles connexes Droite régionale valencienne Joan Josep Pérez Benlloch Vicent Ventura

Bibliographie

Liens externes

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