vignette|290x290px| Incidence relative des kystes cutanés. Les kystes épidermiques constituent la majorité (zone bleue). Un kyste épidermique ou kyste à inclusions infundibulaire est un kyste bénin que l’on retrouve sur la peau. Le kyste se développe à partir du follicule pileux. Histologiquement, il est constitué d'une fine couche d'épithélium malpighien.
Signes et symptômes Le kyste épidermique peut ne présenter aucun symptôme ou être douloureux au toucher. Il peut libérer de la kératine macérée. Contrairement aux kystes pilaires, les kystes épidermiques sont généralement présents sur des parties du corps relativement peu poilues. Certains kystes vulvaires, du scrotum ou de l'aréole mammaire sont des kystes épidermiques.
Bien qu'elles ne soient pas malignes, il existe de rares cas de tumeurs malignes résultant d'un kyste épidermique. Les kystes épidermiques représentent environ 85 à 95 % de tous les kystes cutané et la transformation maligne est extrêmement rare. L'incidence du carcinome épidermoïde se développant à partir d'un kyste épidermique a été estimée entre 0,011 et 0,045 %.
Diagnostic Les kystes épidermiques sont généralement diagnostiqués lorsqu'une personne remarque une bosse sur la peau et consulte un médecin. Le diagnostic définitif est posé après exérèse, par un médecin pathologiste sur la base de l'aspect microscopique d'une lésion kystique bordée d'un épithélium malpighien contenant de la kératine lamellaire. Ils peuvent également être observés sous forme de lésions isointenses en IRM ou d'hyperintensités en FLAIR.
Traitement Le traitement repose sur l'exérèse chirurgicale de la lésion, sous anesthésie locale. Si le kyste est entièrement retiré, la lésion ne récidive pas. Plusieurs techniques chirurgicales existent, comme l'exérèse traditionnelle large, l'exérèse micro invasive ou même l'excision par punch biopsie.
Un kyste infecté peut nécessiter des antibiotiques avant ou après l'exérèse. Si du pus s'est déjà formé, une incision et un drainage peuvent être pratiqués. Terminologie Plusieurs synonymes existent pour les kystes épidermiques, notamment le kyste épidermoïdes, le kyste folliculaire (ou infundibulaire en anglais) et le kyste d'inclusion épidermiqueFreedberg, (2003). Fitzpatrick's Dermatology in General Medicine. (6th ed.). McGraw-Hill. .James, William; Berger, Timothy; Elston, Dirk (2005). Andrews' Diseases of the Skin: Clinical Dermatology. (10th ed.). Saunders. . Le terme « kyste épidermoïde » est déconseillé en raison de la confusion possible avec les carcinomes épidermoïdes. Le terme « kyste d'inclusion épidermique » fait plus spécifiquement référence à l'implantation d'éléments épidermiques dans le derme. Les termes « folliculaire » ou « infundibulaire » font référence au site d'origine du kyste : la partie infundibulaire du follicule pileux. La majorité des kystes épidermiques proviennent de la partie infundibulaire du follicule pileux, expliquant ainsi l'usage interchangeable, mais imprécis, de ces deux termes. Puisque ce kyste ne dérive pas de l'épithélium il serait conseillé de l'appeler plutôt « kyste de type épidermique ».
Le kyste épidermique tout comme le kyste trichilemmal est parfois appelé kyste sébacé, bien que techniquement parlant, il ne soit pas sébacé. Les vrais kystes sébacés, c'est-à-dire les kystes qui proviennent des glandes sébacées et qui contiennent du sébum, sont relativement rares et sont connus sous le nom de sébocystomes. Les professionnels de la santé ont suggéré d’éviter le terme « kyste sébacé » car il peut être trompeur. Dans la pratique, cependant, le terme est encore souvent utilisé pour désigner les kystes épidermique et pilaires.
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Catégorie:Maladie des phanères