La villa au de la rue de France est une demeure située à Fontainebleau, en France. Propriété bourgeoise et aristocratique, elle est l'un des lieux de la vie mondaine bellifontaine à la Belle Époque.

Situation géographique L'ensemble des édifices est situé sur un terrain dont l'entrée principale est au de la rue de France avec une entrée secondaire opposée au de la rue Fleury, à l'ouest de Fontainebleau. Plus largement, il se trouve dans le département de Seine-et-Marne, en région Île-de-France.

Histoire Cette propriété est issue de la division des terrains de l'hôtel des Gallerans, au milieu du , par le dénommé Heurtebise où sont élevés plusieurs constructions : en plus du , ce sont les , 103 bis, 105 et 107. Le est acquis par les époux Fries qui y habitent pendant plusieurs années : l'époux (décédé en ) est le frère aîné de la comtesse de Beaumont et l'épouse, Sophie de Laska est d'origine polonaise et mère du « sportsman » Auguste Du Bos.

C'est cette dernière qui vend vers 1880 la propriété à Lucien, baron Double qui vient l'habiter chaque été comme villégiature avec son épouse, Marie Biard, dite Étincelle. Les promenades en forêt du baron, accompagné de son ami, le docteur Tabouret, deviennent une activité quotidienne. Bibliophile et collectionneur, tout comme son père Léopold Double, on lui décrit comme le note L'Abeille de Fontainebleau à sa mort. Toutefois, le même journal note en puis , que la villa, en cette fin de siècle, est aussi l'un des lieux de l'activité mondaine bellifontaine où .

Le baron Double décède le à Paris à la suite d'une psittacose. La propriété est ainsi mise en vente sur licitation aux enchères publiques le , à la suite d'un jugement de la deuxième chambre du tribunal civil de première instance de la Seine, en deuxième lot comprenant également la maison sis 111 rue de France. Elle devient par la suite celle d'Ernest Pinguet, conseiller général du canton de La Chapelle-la-Reine, propriétaire en 1893 de l'immeuble sis 104 rue de France. Sous sa présidence, le comité départemental de la Société de secours aux blessés militaires qui trouve en la villa son siège et y tient ses séances.

Structure vignette|Tourelle au sommet du « pavillon principal », décrite comme « belvédère », photographiée depuis la rue Fleury, en . d'une contenance d'environ , elle est décrite dans la presse locale comme l'. Lors de la mise en vente en 1896, l'étude de l'avoué Perard en donne la description suivante :

Mobilier Vendu aux enchères publiques le par suite d'acceptation bénéficiaire en l'étude de Maurice Putois (29 rue Marrier), un mobilier ancien a garni la propriété : il se composait notamment de meubles styles Louis XV et Louis XVI pour salons et chambres à coucher, d'une grande tapisserie ancienne, de bergères, de consoles et de glaces.

Statut patrimonial Le bâtiment, à son adresse du 42 rue de Fleury, est un monument du patrimoine d’intérêt local défini par le règlement du plan local d’urbanisme intercommunal (PLUi) de la communauté d'agglomération du Pays de Fontainebleau, au titre des .

Références

Annexes

Articles connexes Hôtel Britannique Villa Lavaurs Villa des Roses (Fontainebleau) Villa Sainte-Marie (Fontainebleau)

Liens externes

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