Une pom-pom girl Prononciation en français de France retranscrite selon la norme API. , ou meneuse de claque (en anglais : cheerleader Prononciation en anglais américain retranscrite selon la norme API. ), est une athlète munie de pompons aux couleurs d'une équipe sportive, participant à un spectacle de chant, de danse et de figures acrobatiques donné pour encourager cette équipe lors d'événements et de championnats sportifs.

Terminologie Le terme pom-pom girl est un terme usuel en France. Il vient de l'imaginaire français de la meneuse de claque vêtue d'une jupe courte et souriante. Il s'agit d'une image relativement récente, puisqu'à l'origine, la discipline est exclusivement masculine.. Le mot a été popularisé à la fin des années 1970 en France par le film à succès Lâche-moi les baskets (1976), dont le titre original est The Pom Pom Girls, les héroïnes du film ayant choisi ce nom pour nommer leur troupe.

Le terme correspondant en anglo-américain est cheerleader, littéralement traduit par « meneur de claque » en français canadien.

La discipline sportive en elle-même s'appelle par néo-anglicisme le cheerleading (« la claque »).

Histoire

Le cheerleading apparaît à la fin du dans les universités pour hommes du nord-est des États-Unis. Cette activité est pratiquée à l'origine par des hommes blancs encourageant les équipes sportives, notamment de football américain. Les spectateurs se battant avec les autres équipes, les joueurs remplaçants ont cherché à les encadrer en lançant depuis les bancs de touche des encouragements, des slogans destinés à canaliser positivement l'agressivité de la foule.

Le premier slogan enregistré sur un campus américain est Ray, Ray, Ray! TIGER, TIGER, SIS, SIS, SIS! BOOM, BOOM, BOOM! Aaaaah! PRINCETON, PRINCETON, PRINCETON! , répété sur un rythme de locomotive, à l'université de Princeton en 1884 Neil Randy L. & Hart Elaine, The Official Cheerleader's Handbook, Simon & Schuster, 1986, Revised Fireside Edition 1986 ..

Quelques années plus tard, Thomas Peebles, un diplômé de Princeton, introduit ce principe à l'université du Minnesota. C'est sur ce campus que naît, le , la claque sportive organisée. Cette année-là, Johnny Campbell, un étudiant de l'université du Minnesota, dirige la foule des supporteurs durant un match de football américain en lançant Rah, Rah, Rah! Sku-u-mar, Hoo-Rah! Hoo-Rah! Varsity! Varsity! Varsity, Minn-e-So-Tah!, slogan devenu notoire et toujours en usage aujourd'hui. Rapidement après ce match, une équipe entièrement masculine composée de six étudiants voit le jour dans cette université.

En 1903 est créée la première fraternité (Gamma Sigma) de cheerleaders Walker Marisa, Cheer Milestones, American Cheerleader, volume 11, , pp. 41-43, février 2005, .. Le , la première (séquence d'actions planifiées et coordonnées exécutées par un public, dont les membres lèvent des cartes qui, dans l'ensemble, créent une image reconnaissable) est dirigée par l'étudiant pour encourager l'équipe de football américain des Trojans de l'université de Californie du Sud Cheerleading: The History..

Les femmes sont autorisées à intégrer les équipes de cheerleaders de l'université du Minnesota à partir de 1923 mais cela prendra plus de temps dans les autres universités. À la fin des années 1920, de nombreux journaux et périodiques scolaires utilisaient les termes « gars », « camarades » et comme synonymes de cheerleaderHanson, Mary Ellen. Go! Fight! Win!: Cheerleading in American Culture. Bowling Green, OH: Bowling Green State Univ. Popular, 1995, pp. 17–18.. Ce sont les cheerleaders de l'université du Minnesota qui commencent à ajouter des mouvements de gymnastique et d'acrobatie à leurs encouragements.

Les pom-pom girls seront négligées jusqu'aux années 1940 mais seront davantage présentes le long des terrains de sport à la suite de la Seconde Guerre mondiale, de nombreux jeunes universitaires étant amenés à rejoindre les corps d'armée Golden, Suzi J. Best Cheers: How to Be the Best Cheerleader Ever! WA: Becker & Mayer, 2004, p. 5.. Pour citer Kieran Scott : « » (Les filles ont pris le relais pour la première fois.) Peters, Craig. Chants, Cheers, and Jumps. Philadelphia: Mason Crest, 2003, p. 16..

En 1948, un ancien cheerleader de la Southern Methodist University de la ville de Dallas au Texas, Lawrence « Herkie » Herkimer, fonde la National Cheerleaders Association (NCA). En 1949, le NCA organise son premier colloque comportant cinquante-deux femmes à Huntsville au Texas. Herkie fut à l’origine de quelques innovations dans le domaine : il crée une entreprise réalisant des uniformes spécifiques, il invente le mouvement de danse dénommé herkie. et crée le Spirit Stick.

Au cours des années 1950, le nombre de pom-pom girls continue de croître et, dans les années 1970, elles sont majoritaires Hanson, Mary Ellen. Go! Fight! Win!: Cheerleading in American Culture. Bowling Green, OH: Bowling Green State Univ. Popular, 1995, p. 3..

Un article de 1955 explique que dans les grandes universités, « les groupes de cheerleading étaient parfois mixtes » tandis que dans les facultés de moindre importance, « les garçons pouvant généralement être intégrés dans les disciplines sportives, le cheerleading était devenu une activité uniquement féminine » Hanson, Mary Ellen. Go! Fight! Win!: Cheerleading in American Culture. Bowling Green, OH: Bowling Green State Univ. Popular, 1995, p. 25.. La claque sportive est présente à presque tous les niveaux scolaires à travers les États-Unis Hanson, Mary Ellen. Go! Fight! Win!: Cheerleading in American Culture. Bowling Green, OH: Bowling Green State Univ. Popular, 1995, p. 20..

En 1965, Fred Gastoff invente le pompon en vinyle qui est intégré dans les compétitions par le World Cheerleading Association (WCA). Les compétitions apparaissent à la suite de la naissance en 1967 des classements Top Ten College Cheerleading Squads et Cheerleader All America.

Dans les années 1960, les équipes de la National Football League (NFL) créent des troupes professionnelles de pom-pom girls. Les Baltimore Colts (maintenant Indianapolis Colts) sont la première équipe à le faire.. Pendant la saison sportive 1972-1973, ce sont les Dallas Cowboys Cheerleaders qui sont sous les feux des projecteurs grâce à leur tenue sexy (chemise moulante, , jupe raccourcie en minishort) et à leur danse sophistiquée (sur une chorégraphie de Broadway de Texie Waterman, engagée par , le président des Dallas Cowboys) mais ce n’est que lors du Super Bowl X de 1976 qu’elles deviendront connues de tout le pays et qu'elles seront à l'origine du mythe des pom-pom girls sulfureuses à la poitrine généreuse, au regard aguicheur et à la danse lascive.

En 1978, l'activité est diffusée pour la première fois à la télévision lors d’une émission sur CBS présentant un championnat.

Les années 1980 voient apparaître des figures spectaculaires (quasiment des cascades) chez les danseuses. ESPN diffuse pour la première fois la National High School Cheerleading Competition à travers tout le pays en 1983. Des organisations comme l’American Association of Cheerleading Coaches and Advisors (AACCA) appliquent des normes de sécurité afin de diminuer le nombre grandissant de blessures résultant de l'adoption de figures périlleuses. En 2003, le National Council for Spirit Safety and Education (NCSSE) est créé pour donner des cours de sécurité aux entraîneurs des écoles. Le NCAA demande d’ailleurs que les entraîneurs suivent obligatoirement des cours de sécurité de niveau national. Les programmes de cours de la NCSSE et de l'AACCA sont tous deux reconnus par la NCAA.

Aujourd'hui, la pratique est étroitement associée au football américain et au basket-ball. Les sports comme le football, le hockey sur glace, le volley-ball, le baseball utilisent plus rarement une troupe de pom-pom girls. L’équipe de baseball Florida Marlins a été la première équipe à disposer de sa propre troupe de pom-pom girls. Débutant en 2003, les Marlin Mermaids ne feront pas école en MLB. Seuls les Cardinals de Saint-Louis disposent depuis 2008 de pom-pom girls, la Team Fredbird. La Tomahawk Team des Braves d'Atlanta présente également certaines similitudes avec les pom-pom girls, mais sans jupes ni pompons.

On estime la proportion de femmes chez les cheerleaders à mais les hommes sont néanmoins bien représentés dans les équipes pour aider les pom-pom girls à réaliser certaines figures acrobatiques nécessitant plus de force.

Actuellement, les pom-pom girls sont décrites davantage comme des troupes professionnelles de danse que comme des troupes de supportrices s’époumonant pour leur équipe sportive. Bien que l'activité des pom-pom girls se soit étendue dans le monde entier, elles restent des icônes de la culture populaire américaine qui incarnent l’hyper féminité, le glamour et l'enthousiasme. Cet archétype représente encore l'Amérique dans ce qu'elle a de meilleur mais aussi de pire, véhiculant jusqu'à aujourd'hui le stéréotype usé de pom-pom girls décervelées, de petites garces dévergondées aguichant les supporteurs, et ce malgré la mutation de cette activité entamée dans les années 1980 et sa professionnalisation, comme l'atteste la diffusion télévisée de ses championnats nationaux par le réseau sportif de télévision ESPN depuis 1983 ou l’apparition d’agents de cheerleaders.

Pour la France, c'est en 1934 que le club français de sport féminin, le Fémina Sport, crée une section de 64 « GirlsMatch, N°437 du 25 décembre 1934, p.5, sur gallica.bnf.fr. ».

Les pom-pom girls aux États-Unis Écoles sponsorisées vignette|Les pom-pom girls de l'université de Californie du Sud (2007)

La plupart des écoles secondaires et des universités américaines disposent d’équipes de cheerleading composées d’étudiants. Des facilités d’enseignement sont par ailleurs accordées aux étudiants dans les écoles où les cheerleaders participent à des compétitions (locales, régionales ou nationales). Leur objectif principal reste cependant d'encourager leur école lors d'événements sportifs tout en sollicitant les encouragements et la participation du public. Pour améliorer la synchronisation et la symbiose au sein des équipes, des camps d'entraînements peuvent être organisés au printemps et en été, avant le début de la saison.

Ligue mineure Plusieurs organismes qui sponsorisent les ligues amateurs de football américain ou de basket-ball parrainent également des équipes de pom-pom girls.

Ligue professionnelle (All-Star)

Au début des années 1980, des équipes de pom-pom girls non liées à des équipes sportives ou à des écoles et dont le seul but était de participer à des compétitions de pom-pom girls commencent à apparaître. La première équipe « All Stars », fondée en 1982 par Hilda McDaniel, est la Q94 Rockers de Richmond en Virginie Smith Jennifer Renée, The All-Star Chronicles, American Cheerleader, Volume 13, , p.40-42, février 2007, .. Les équipes All-star d’avant 1987 œuvraient dans les mêmes divisions que les équipes liées à une école ou à une équipe de sport. En 1986, la National Cheerleaders Association (NCA) décide de lancer dès 1987 une division nommée All-Star propre à ces équipes. De plus en plus d’équipes de ce type seront créées à la faveur d'une augmentation de leur popularité. Ces équipes étaient parrainées par différents organismes ou par des sociétés privées et avaient leurs propres règles. Il s'ensuit une baisse des règles de sécurité pour les athlètes en raison de la présence d’entraîneurs peu qualifiés et d’équipes inexpérimentées essayant de réaliser des figures dangereuses..

L’USASF est créée en 2003 par les équipes pour normaliser les règles au niveau national. Dans le même but, une organisation nationale des entraîneurs du nom de National All Star Cheerleading Coaches Congress (NACCC) est créée pour responsabiliser les entraîneurs.